dim.

31

janv.

2016

Construire notre partage

Après un break estival de 2 mois, je m'étais promis d'exploiter tout le contenu récolté pour créer une expo, un film, un recueil et même un livre. Les projets ne manquent pas ! Nous voilà déjà en 2016, prêts à attaquer le mois de février. (Au passage Bonne année à vous tous), et toujours rien d'enclencher. L'envie n'a pas toujours été là. La routine et un nouveau job chronophage m'ont rattrapé et ont mis ce voyage (partiellement) de côté. Pas de regret simplement un constat.

 

La présence de photos, de décoration asiatique, d'un planisphère, et d'une carte géante de l'Amérique du Sud, installés dans notre maison sont pourtant tant d'objets nous rappelant cette magnifique expérience de vie... Des questionnements également sur ce que nous voulons vraiment faire, sur la vie future, personnelle et/ou professionnelle, l'avenir éducatif de nos enfants,  apparaissent de temps à autres et plus régulièrement ces derniers temps.
Le voyage transforme, modifie sa façon d'être, son approche de la vie : c'est indéniable. Le voyage a modifié mon état d'esprit, mes envies, mon regard sur le monde, la vie. Cette routine, dodo boulot est parfois pesante par rapport à l'expérience unique que nous avons vécue sur les routes du monde. Il parait nécessaire de rebondir, facile à dire. Difficile équilibre à trouver entre vie professionnelle (inévitable) et plaisirs personnels et familiaux (loisirs, vacances, découvertes, voyages). 

 

Tous ces éléments ont repoussé consciemment ou inconsciemment ces idées de projets audiovisuels, de création d'exposition itinérante, où l'écriture d'un livre. Tous ces projets sont restés au stade de projet. Rien de mis en route. Alors, il faut se lancer pour exploiter ces dizaines d'heures de rushs vidéo, ces milliers de photos et tous ces écrits collectés. L'envie de partager est là, certes.

Le regard des autres, proposer une création personnelle, c'est aussi s'exposer. Il faudra donc choisir les moments partagés. Cette réflexion me semble importante à avoir afin de donner du sens à ce que nous partagerons, nous diffuserons, nous écrirons. Les récits de voyage me semblent parfois trop lissent, écrits sous un angle trop souvent chronologique, donnant un aspect redondant et peu dynamique. La difficulté est de trouver le fil pour se lancer. La réflexion est permanente, l'action absente... pour le moment.

 

Pour terminer, je vous partage quand même un projet débuter pendant notre voyage et terminer ces derniers jours. Une amorce. Un premier jet. Simplement pour se lancer même si je sais d'ores et déjà que le projet final ne ressemblera pas à ce premier opus car trop chronologique, trop mou. Un lancement vidéo, qui a le mérite d'exister, pour découvrir le début de notre voyage sur les routes française et anglaises avant notre envol en mai 2014 (déjà) pour cette Amérique du Sud si appréciée...

 

En attendant, un film, une expo, ou un livre... je vous souhaite une belle année 2016 ! 

Au plaisir,

Guillaume 

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mer.

16

sept.

2015

Sept milliards de visages...

Sur les hauteurs du Lac Noir...
Sur les hauteurs du Lac Noir...

Au détour d’un stand, je découvre une caisse de livres pleine d'albums jeunesses issus des éditions de l’école des loisirs, celle que l’on peut commander via l’école à la rentrée des classes. Vous, vous souvenez…


Et là je (re)découvre un livre, « Sept milliards de visages » qui fait tout de suite écho à notre aventure familiale passée. Je suis autour d’un grand stade où un vide greniers est organisé dans l’Est de La France…


Ce livre aura donc été le déclic de la remise en route de l’écriture. La motivation de tenir la plume est restée vaine tout l’été comme celle de se remettre dans les photos, les vidéos, les souvenirs. Et pourtant, depuis notre réinstallation, dès qu’on effleure ce sujet si précieux, si chère à nos yeux qu’est ce voyage, les souvenirs détaillés réapparaissent d’une facilité déconcertante. Cette pause a agit comme une parenthèse nécessaire pour rebondir, mais cette aventure humaine vécue pendant 14 mois, n’est pas prête de s’évaporer. Elle est gravée, installée en nous, et participera à la construction de notre famille pour notre plus grand bonheur.


En, effet, à compter de notre arrivée, le 20 juin, les priorités n’étaient plus les mêmes. Un nouveau objectif était affirmé : celui de trouver un job, et surtout un point de chute pour le mois de septembre afin de scolariser les garçons. Juillet et août, nous aurons permis de retrouver le goût à la sédentarisation, faciliter par l’accueil généreux de nos parents dans leurs maisons baignés dans cette douceur chaleur Angevine. Cette période estivale reste toutefois contrastée mêlant différents sentiments,  remplis de doutes, de craintes, autant que de de joies, de sourires, et de retrouvailles, mais qui s’est terminée par une issue heureuse pour toute la famille.


De mon côté, je ne cache pas que la première quinzaine, voire quarantaine après la fin de notre nomadisme a été particulièrement difficile à vivre. La sensation de ne rien faire, de ne pas être sur la route, de rester immobile a été difficile. La vie intérieure qui prend place à celle de l’extérieure, presque naturellement, nous surprend. Tout au long du voyage, on savoure cette vie, celle d’avoir le visage abimé par les éléments : le soleil, le vent, et même la pluie ou la neige, puis tout à coup un toit nous tombe sur la tête, presque sans s’en rendre compte. Sensation bizarre d’être définitivement sédentaire.


Malgré quelques balades vélos allégés des sacoches sur les bords de Loire, le retour à la réalité a parfois été difficile. Le voyage à vélo, au long court est donc définitivement trop agréable et pourrait, pour moi, rester sans fin. La difficulté est donc de dire STOP. D’un point de vue pratique, le compte bancaire l’a prononcé aisément… mais heureusement, l’envie d’autres choses, la volonté de s’inscrire dans des projets professionnels nouveaux nous ont motivé et tenu en haleine tout l’été. Mais surtout, le souhait d’offrir à nos enfants une vie sédentaire, pour se construire dans un lieu stable, dans un groupe scolaire, auprès d’enfants et de futurs amis.


Par chance, une offre d’emploi s’est concrétisée fin août, emploi qui me motivait déjà depuis le début du mois de juin. Comme Gaspard et Anatole, me voilà donc reparti sur le chemin du travail depuis le jour de la rentrée, le 1er septembre. Après la Bretagne et La Franche Comté, nous domicilions maintenant en Alsace. Depuis la fin du mois d'août nous avons emménagé dans le département du Haut-Rhin, perchés sur les hauteurs, au bord des jolies Crêtes des Vosges. L’altitude, la moyenne montagne nous appelaient, c’était un souhait, une envie devenue réalité aujourd’hui. Nous avons semble-t-il trouvé notre bonheur, nous verrons à terme si notre poursuivrons notre nid dans ce parc Régional des ballons des Vosges agréable par ses diversités culturelles, historiques, environnementales et gastronomiques…


En attendant, le rythme boulot, dodo, maison, école s’est installé aussi naturellement que nos habitudes de voyageurs. Nous l’avons souvent relevé pendant notre périple vélocipède : l’être humain a une capacité à s’adapter, qui est vraiment extraordinaire. D’abord nos enfants qui ont pris leur cartable comme des sacoches de vélos, pour repartir avec envie sur les bancs d’une école abandonnée pendant plus d’un an. Gaspard est scolarisé normalement en CE2, et nous cite déjà de nombreux prénoms de copains et copines. Anatole, lui découvre le milieu scolaire en moyenne section, avec envie, sourire et débrouillardise. De notre côté, nous sommes installés dans notre logement et les soirées lectures, radio, musique dans le canapé ont pris place à nos soirées sous la tente à lire cartes et guides.


Les découvertes ne sont pas en reste puisque Servane a déjà parcouru chemins et sentiers et de belles surprises sauvages ont croisés sa route lors de ses footings réguliers (Renard, Chamois, Chevreuil…) Les balades et randonnées, pédestres, cette fois-ci, agrémentent déjà notre temps libre en famille. L’adaptation s’est donc faite rapidement. Est-ce normale ? Ou l’être humain a-t-il cette capacité à s’adapter partout, à s’écouter, à s’ouvrir aux autres, aux 7 milliards de visages pour profiter de la vie et de cette belle planète. 


Nous en sommes persuadés, alors nous savourons.

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lun.

06

juil.

2015

Fin

vélo tour du monde famille Angers
Une arrivée sous le signe des retrouvailles ! (Photo HB)

Voilà, plus de 15 jours que notre aventure a pris fin à Angers. Les derniers kilomètres ont été réalisés sur les bords de Loire, et les hébergements chez des warmshowers et des hôtes forts accueillants. Peu de vélo donc pour notre dernière semaine, avec de petites étapes sur un itinéraire déjà parcouru et dans des paysages familiers mais forts agréables. Une dernière découverte, quand même, notamment pour les garçons, celle de l’Hélice Terrestre à Saint-Georges-des-Sept-Voies, avec une belle rencontre d’un groupe de danseuses en préparation d’une réalisation dans ce site troglodytique surprenant et à découvrir. 


Notre arrivée à Angers, le samedi 20 juin, comme notre départ il y a quasi 14 mois, s’est déroulée avec la présence de nos proches, nos familles et amis présents pour l’occasion au Lac de Maine, autour d’un pique nique simple et convivial comme on les aime. Des échanges, beaucoup de questions, mais peu de temps à consacrer pour tout le monde. Ces temps sont frustrants car trop courts pour pouvoir profiter de tout le monde sur une unique journée. 


Et maintenant ? Nous allons nous sédentariser pour l’été sur la région angevine avant de prendre un nouvel envol à la destination inconnue pour le moment. Pas de nouveau voyage en perspective, mais une volonté de s’installer en moyenne montagne, dans l’Est de la France, pour (re) trouver (enfin) une stabilité professionnelle pérenne et profiter des avantages d’être sédentaires, d’offrir un cadre naturel à nos enfants. Quelques pistes mais rien de concret pour le moment...


Quant à notre voyage, au contenu récolté pendant notre aventure, nous formulons beaucoup d’envies pour partager nos émotions, ce que nous avons vécues au cours de ce long voyage. On pense évidemment à l’organisation de conférences photo/vidéo mais aussi à la conception d’une exposition, ou l’écriture d’un livre, d’un recueil… Ensuite, avec ces réalisations, l’idée d'aller à la rencontre des gens, de faire vivre notre périple par les images et la parole nous plait beaucoup. De nombreux projets en tête, donc, qui s’éclairciront une fois que notre avenir professionnel se sera éclaircit… Simplement une histoire de lumière, donc.


Quid du blog ? Nous souhaitons continuer à l’alimenter pour qu’il puisse vivre, et faire vivre notre aventure. Nous avons des vidéos, des textes à partager mais aussi des astuces et d'autres points pratiques pour les voyageurs. Reste à trouver le temps et l’envie, pas toujours d’actualité pour le moment.


Actuellement, nous basculons vers une autre dynamique, celle du retour, de la réadaptation, de la réorganisation, mais surtout nous nous consacrons la recherche d'emploi pour repartir dans un nouveau projet de vie.

 

Pour terminer, on partage un joli texte de Claire, future lycéenne, habitante du Haut-Doubs. Notre aventure et notre rencontre l’ont plus qu’inspirée. Sa plume nous a surpris, ému et nous offre ce beau cadeau qui résume parfaitement notre aventure familiale sur les routes du monde. Bravo à toi Claire et merci.


Partir

Un ou deux ans

Ne plus courir

Arrêter le temps

Et profiter du moment


Parcourir la sphère

Prendre le grand air

A vélo

Avec des sac à dos


Découvrir des paysages

N'être que de passage

Rencontrer des gens

Tout en pédalant


C'était le rêve

D'une famille

De faire une trêve

Et de sortir du pays


Ils ont réussi

C'était un sacré défi

Laisser sa famille

Ses amis


C'était parfois compliqué

Mais ne se sont pas arrêtés

Et maintenant ils sont rentrés


Tout bronzé presque noir

On est content de les revoir

De pouvoir partager

Cette merveilleuse épopée

Qui n'a pas l'air terminée



Claire.B      31/05/2015

Notre dernière semaine

Notre dernière journée

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mer.

17

juin

2015

Presses et pressés de vous retrouver !

Notre passage récent en Suisse et notre retour en France sur les terres Franc Comtoises ont inspiré quelques correspondants locaux de quotidiens. On vous propose à la lecture 3 articles à découvrir en attendant notre arrivée finale prévue ce samedi 20 juin à Angers. 

D'ailleurs concernant notre arrivée, pour ceux et celles qui souhaitent nous retrouver à vélo pour partager les derniers kilomètres de notre aventure, voici le détail des lieux de passage pour le samedi 20 juin :

 

  • Les Pont-de-Cé vers 10H45, sur le pont de Verdun
  • Saint Gemmes sur Loire, à Port Thibault près de l'Alambic à 11h15
  • Bouchemaine, bord de Loire face à la Mairie à 11h30
  • Arrivée au Lac de Maine, Pyramide : 11H45/ 12H00

 

Ensuite, nous vous convions à partager tous ensemble le repas du midi. Pensez à votre panier pique-nique, et au notre  ;-) 

 

En attendant, on profite de nos derniers coups de pédales, après la Franche-Comté, La Bourgogne, un bref passage en Auvergne, nous profitons depuis quelques jours des jolis paysages de la Loire à vélo. Dernière ligne droite via Amboise et Saumur avant notre arrivée finale à Angers.

 

Au plaisir de vous retrouver !

Guillaume, Servane, Gaspard et Anatole.

Cliquer sur les articles pour les agrandir 

Suisse
Suisse
Est Républicain (France)
Est Républicain (France)
Suisse
Suisse

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mar.

16

juin

2015

Douce France

On change les bonnes habitudes, on vous propose donc uniquement des photos accompagnées de légendes... Une jolie France, de belles rencontres et tout tout... A venir d'ici samedi, des précisions sur notre arrivée pour les cyclos souhaitants nous accompagner ! A très bientôt

10 000 Kilomètres au départ de Charquemont
10 000 Kilomètres au départ de Charquemont
Passage froid sous de grandes chaleurs
Passage froid sous de grandes chaleurs
Une semaine intense de vélo avec Gabin (frère de Servane) merci !
Une semaine intense de vélo avec Gabin (frère de Servane) merci !
Des chateaux, ici à Sully sur Loire
Des chateaux, ici à Sully sur Loire
Quelques réparations réalisées et bien aidées !
Quelques réparations réalisées et bien aidées !
Un joli pont canal, à Briare
Un joli pont canal, à Briare
De beaux villages franc-comtois !
De beaux villages franc-comtois !
Encore des rencontres, et des invitations, Merci Michel !
Encore des rencontres, et des invitations, Merci Michel !
Des retrouvailles avec la Loire à vélo
Des retrouvailles avec la Loire à vélo
Des bateaux, des péniches sur les canaux
Des bateaux, des péniches sur les canaux
Des campings
Des campings
Des vélos
Des vélos

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jeu.

04

juin

2015

Retour au pays !

Vendredi 29 mai, passage symbolique de la frontière !
Vendredi 29 mai, passage symbolique de la frontière !

A Hausen, nous nous engageons sur la dernière ligne droite en direction de la France. Nous quittons le petit camping si accueillant le samedi matin, pour prendre la direction de Tuttlingen via un petit train touristique adapté aux transports des vélos. Le chemin de fer nous avancera seulement de 30 kms mais permettra de reprendre vite les vélos ensuite pour découvrir un autre fleuve : le Rhin.


Mais avant, après un ravitaillement conséquent pour cause de Pentecôte, pour basculer dans l’autre vallée, nous franchissons difficilement une autre côte, au dénivelé vertigineux. Plus de 15% sur un gros kilomètre, mon genoux douloureux et les sacoches lourdes de denrées ne me permettent pas de franchir cette difficulté bien trop raide. Servane, elle, allégée de Gaspard qui m’aide à pousser le vélo couché, arrivera quasi au terme de cette grosse côte. Nous sommes à plus de 850 mètres d'altitude, nous devinons vers l’ouest la Forêt Noire Allemande et plus au sud les formes du Lac de Constance. La deuxième partie de journée, au dénivelé négatif, est plus aisée et agréable pour les jambes. 


Nous sommes à Radozffell, au bord du Lac, Le Danube est maintenant derrière nous après l’avoir suivi constamment pendant ces 2 derniers mois. Nous profitons d’un immense magasin de vélo pour prévenir la rupture des câbles de frein et de vitesse et puis filons rejoindre un camping sympathique au bord du Lac. Les garçons jouent une grande partie de l’après midi avec un petit César dans l’espace de jeux jouxtant le lac et ses nombreux cygnes… parfois agressifs.


Au lac de Constance, nous découvrons une Allemagne riche, nous sentons que la Suisse n’est plus très loin. Le dimanche, nous reprenons la route dans la perspective de retrouver enfin, le Rhin. Cette fois-ci nous ne remontrons pas le fleuve, mais l’accompagnons dans sa descente vers la France jusqu’à Bâle. D’ailleurs, le Rhin bien gonflé, débite son contenu à une vitesse V (comprenez grand V). Le Rhin est maintenant à hauteur de nos roues de vélos, parfois plus bas que nous car nous comprenons vite que nous évoluerons dans un espace bien vallonnée. Nous jouons à saute montons entre les frontières allemandes et suisses en les traversants sans sent rendre compte. Nous traversons de jolies villages suisses, aux bâtiments anciens et aux peintures historiques chiadées.


Les chutes du Rhin, nous confirment le dénivelé. En arrivant sur ce site touristique bondé en ce week-end férié, nous apprécions difficilement ces côtes au sol caillouteux mais surtout cet afflut. Malgré cette affluence nous stoppons pour aller découvrir cette grosse cascade en famille. Le débit de ces chutes est impressionnant. Gaspard et Anatole sont enchantés par cette découverte supplémentaire qui restera la dernière, en terme de site touristique ! Cette dernière visite fait bien entendu écho aux chûtes d’Iguacu découverte en Argentine et au Brésil en novembre dernier.

De notre côté, avec Servane, cet afflux de touristes nous étouffe un peu. En effet, ces derniers mois, nous avons profité du grand air, dans des espaces peu occupés. La foule nous donne une impression d’étouffement. Heureusement, nous reprenons la route pour un bivouac grandiose sur les hauteurs du Rhin dans un espace aménagé. Nous prenons le risque de bivouaquer, chose normalement interdite sur les terres helvétiques.  La nuit aura été finalement très calme. 

Nous continuons notre route au bord du Rhin. Après un long détour et quelques côtes faisant chauffer les cuisses, le paysage s’aplanit progressivement. Après 55 kms de vélos, nous stoppons dans un camping désagréable pour rester poli… L’accueil y est froid, notre présence donne l’impression de gêner. Nous profitons toutefois d’un point internet, rare ici, pour organiser et informer de nos futures arrivées, d’abord dans le Haut Doubs le vendredi 29 mai, puis celle du 20 juin à Angers. 

Le mardi 26, le mauvais temps si rare durant ce voyage, est avec nous aujourd’hui. Nous affrontons le vent et la pluie. Le froid est aussi là. La pause du pique-nique se terminera autour d’un kebab dans un restaurant. Ces saveurs nous rappellent notre long séjour en Turquie si proche dans le temps et si loin géographiquement maintenant… Nous nous rappelons nos souvenirs gastronomiques… mais surtout ces accueils si simples et chaleureux !

Le soir, une famille devait nous accueillir, mais le retard pris avec mon genou douloureux ne leur permet plus de nous héberger. Nous prolongeons donc, en suivant notre route, et stoppons dans un camping Suisse à Kaiseraugst. Le tarif nous confirme bien que nous ne sommes plus en Union Européenne… Néanmoins, l’accueil y est cordial. Nous sommes quasi-seuls. Le paysage lui nous indique que le Jura Suisse n’est plus très loin, les première montagnes et cols sont maintenant tous proches. 


Dès le lendemain, nous quittons d’ailleurs le Rhin, définitivement pour aller à la découverte des forêts et pâturages du Jura avec une certaine impatience. Avant Bâle, nous bifurquons donc vers Delémont. Toute la journée, nous suivons des aménagements cyclables bienvenus le long d’une petite rivière : La Birs. Le soir, après une cinquantaine de kilomètres nous sommes accueillis à Courroux chez Marion et Silvètre grâce au réseau warmshowers. L’accueil de cette famille cyclo suisse y est formidable, nous échangeons sur le voyage vélo mais aussi sur la vie en générale, sur les questions alternatives que nos partageons. Les garçons, eux, jouent avec Arthur, 2 ans qui partagent sympathiquement ses jouets. Nous savourons un bon repas, et terminons notre soirée autour des cartes du Jura Suisse pour l’itinéraire à suivre.


Le lendemain, nous suivons les conseils de Silvètre. Ancien cycliste pro, et connaissant très bien la région, Silvètre nous conseil de prendre un autre col que celui prévu pour rejoindre Saignelégier, point étape du jour. Nous nous engageons donc en direction du col des Rangiers situé à 856 mètres d’altitude. L’ascension est parfois difficile, notamment avec notre chargement lourd, mais se réalise sans heurt. Ensuite, nous suivons la corniche, en alternant petites côtes et descentes pour atteindre les 1000 mètres de Saignelégier, chef lieu du Canton Jurassien Suisse ! Au cours de cette journée, nous retrouvons les paysages connus et tant appréciés : ceux du Jura, du Haut Doubs. Notre pays de Charquemont n’est plus très loin…


Nous effectuons un passage surprise au Centre des Cerlatez pour rencontrer le directeur, François. Nous passons une agréable fin d’après midi en sa compagnie en découvrant un bel outil d’accueil destiné à l’éducation à l’environnement. Ce centre d’accueil propose de nombreuses expositions ainsi que la découverte des tourbières. A découvrir absolument à Saignelégier ou ici ! Nous passerons la nuit au centre, gracieusement hébergés dans la caravane des stagiaires ! Une belle dernière nuit et journée à l’étranger, à l’image de notre voyage : de l’imprévu, des rencontres et encore des découvertes !


Ce vendredi 29 mai,  symbolise notre dernière journée à l’extérieur de la France. Nous reprenons la route en direction du Doubs et de la Franche-Comté. Nous évoluons dans les Franches Montagnes suisses, dans des décors que apprécions particulièrement. Après un dernier achat de chocolats suisses, nous filons à vive allure dans une descente vers Biaufond, retrouver le Doubs faisant office de frontière à 630 mètres. A 12h30, nous franchissons la frontière franco-Suisse via le pont rouge en bas du dernier col nous restant à gravir. Après notre premier pique-nique en terres françaises nous débutons l’ascension du dernier col situé à presque 1000 mètres. Les 7 kilomètres s’effectueront finalement assez rapidement. Nous retrouvons avec émotions collègues, amis et famille venus de loin… Nous voilà aux pays du Comté, pendant quelques jours. Nous savourons ce retour sur ces terres connues et si agréables pour nous. Les montagnes, le relief, les maisons comtoises, les montbéliardes et leur fromage, sont là pour notre plus grand bonheur ! Quant aux retrouvailles, sans les avoir attendus, ni les avoir imaginés, nous les apprécions fortement. Ces temps de discussions, ces échanges, ces sourires, après cette longue aventure sont riches. Nous redécouvrons ce plaisir simple de s’asseoir autour d’une table pour discuter de tout et manger du fromage… Gaspard retrouve quelques camarades pour son plus grand plaisir, Anatole sa nourrice et Servane et moi, nos amis et mes parents venus par surprise. Le retour à un confort, à l’accueil dans les maisons sont les bienvenus et sont le signe d’une fin d’aventure proche. Les questions quant à notre futur se font de plus en plus régulières et nous invitent à la réflexion, et aux choix qui devront maintenant s’effectuer dans les jours et semaines à venir. Le retour à une vie sédentaire est maintenant proche. Où allons-nous domicilier maintenant ?


Cette semaine, notre présence dans le Haut Doubs est destinée à revoir tout le monde, à s’accorder un long break après 2 mois de pédalage régulier depuis Istanbul et la Turquie. Nous profitons pleinement des paysages et de nos amis du Plateau Horloger. Après un enchainement de repas et d’invitations plus sympas les unes que les autres, ce vendredi nous reprenons la route en direction de Angers via l’eurovélo 6 et la Loire à vélo pour une arrivée définitive prévue le samedi 20 juin. On remercie chaleureusement nos hôtes situés à Fournet-Blancheroche, et surtout aux Ecorces, pour leur accueil si généreux et si sympathique. (Ils se reconnaitront !) Merci à vous tous pour tous ces bons moments partagés ! On reviendra très vite. Promis.

 

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ven.

22

mai

2015

De l'Autriche à l'Allemagne en passant par les ponts glissants...

Grâce à Stéfan qui nous accompagne avec son vélo couché, nous sortons rapidement de la capitale Autrichienne. Les pistes cyclables sont aussi grandes et agréables qu’à notre arrivée, et nous ne côtoyons que très peu de véhicules, d’ailleurs quasi absent en ce dimanche matin. Après une quinzaine de kilomètres ensemble, nous saluons chaleureusement notre hôte et le remercions pour son accueil. La suite de la journée est elle, plus difficile car nous sommes confrontés à de grosses rafales de vent sur la digue qui suit le Danube. Ici, le fleuve est large, avec peu de végétation qui aurait pu protéger du vent de malheureux cyclos… Mais il en est rien.


Nous stoppons notre avancée à Zwentendof, et profitons d’un camping gratuit, ou plutôt sans personne à l’accueil… Le lendemain, nous continuons notre avancée en traversant de jolies villages, ou des vergers en début de floraison, jusqu’à la ville de Melk, ville très touristique qui nous permet d'organiser un entretien skype pour concrétiser ou non un futur job... Nous filons sous un grand soleil au camping bordant le fleuve. Ici nous pouvons constater que le Danube est capricieux avec des crues historiques atteignant les sommets des maisons. Le lendemain, après une grosse bosse pour rallier la ville de WallSee nous stoppons notre avancé dans un champ fraichement fauché non loin d'un énième barrage hydroélectrique. Nous sommes plus qu’à 40 kms de Linz. Depuis Vienne, les paysages sont moins envoutants… Seuls les petits villages sont jolis, et nous font découvrir les arbres de mai qui consistent à avoir l'arbre le plus haut. Jusqu'à Linz où un warmshower doit nous accueillir, nous découvrons donc de nombreux arbres de mai plus haut les uns que les autres. (Wikipédia vous renseignera sur la signification...)


A Linz, nous stoppons pour plusieurs jours et sommes accueillis chaleureusement par Daniel et Vesela dans leur appartement. Nous échangeons beaucoup avec eux durant ces 3 nuits, et 2 jours, échanges facilités par le fait que Daniel parle très bien le Français. Nous découvrons également la ville, et sa colline/montagne Postlingberg qui surplombe l’espace citadin du haut des ces 600 mètres. Accessible en train (le plus raide d'Europe), en haut, nous observons les méandres du Danube, et devinons les différents quartiers. Linz comme la majorité des villes autrichiennes est propre, riche. C’est d’ailleurs l’image que nous renvoie l’Autriche depuis notre entrée dans le pays : un pays « clean » avec une culture avancée sur les questions environnementales : les déplacement doux, la gestion des déchets, le respect de la cité, et une confiance mutuelle comme ce système de journal que l’on trouve en libre service moyennant de payer directement dans une petite cagnotte, fixée au poteau.


Nous reprenons notre route en direction de l’Allemagne le samedi, afin de rejoindre la ville allemande de Passau, prononcée « Pas sa au » Deux jours de vélo nous sont nécessaires dans des paysages plus agréables pour la rejoindre avant de monter dans un train. Nous roulons dans sous-bois tout proche du Danube et rencontrons de nombreux cyclos souriants plus ou moins. C'est agréable, plus ou moins... Nous décidons ensuite de faire l’impasse du nord Allemagne afin de filer directement à Ulm prononcée Oulm. A peine arrivés à Passau, nous montons dans un train en direction de Munich pour une petite escale. Nous verrons que quelques supporters footeux  chantant dans la gare de la capitale de la Bavière. Nous arrivons à Ulm en fin d’après-midi et partons à la recherche d’un bivouac. Nous terminerons sur l’aérodrome des U.L.M non loin de Ulm(;-)). L’équipe du sporting de vol à voile nous offre gracieusement un bel espace avec tout le confort non loin des petits avions et planeurs. Les garçons sont enchantés par l’activité des décollages et atterrissages qui se succèdent ici. Malgré les peu de sourire sur les pistes cyclables allemandes nous profitons d’un chaleureux accueil de ces passionnés d’aviation, en préparation d’un championnat allemand imminent. Le lendemain, après un détour dans la ville, et un ravitaillement, nous poursuivons notre avancée le long d’un Danube devenu peu large. Finis la navigation commerciale et les croisières, ici le fleuve est devenu petite rivière nous rappelant notre début d’aventure au bord de la Mayenne. Beaucoup d’arbres, des oiseaux et une nature plus sauvage encadrent ce bout de rivière plus animée par des glous glous agréables à l’ouie et la vue. Les odeurs, qui nous accompagnent varient entre les prairies fleuries et les fermes qui bordent les villages, mais aussi quelques usines gâchants ces beaux paysages vallonnées. En milieu de journée, nous quittons la dite Eurovélo 6 pour aller découvrir les petits villages allemands sur des routes et chemins forts agréables. Nous retrouvons cette fameuse Eurovélo 6 en fin d’après midi dans la ville de Riedlingen, petit ville perchée surplombant le Danube centrale au village. Nous rejoignons un camping sympathique organisé autour de terrain de tennis. Au fur et à mesure de notre installation,  plusieurs groupes de cyclos arrivent dont une famille française qui termine sa deuxième journée de vélo sur l’Eurovélo. Caroline, Bertrand et leur 2 enfants débutent leur vacances en voyageant à vélo pendant une semaine. Bien évidemment, nos discussions tournent, comme vous le devinerez, autour du voyage à vélo en famille, des aspects matériels, du rythme et du bien fait de ce type de voyage (Avis aux futurs voyageurs, il faut se lancer pour y prendre très vite goût !)


Nous nous réveillons sous un temps maussade, la pluie n’est pas loin. Sigmaringen restera notre prochaine destination, après seulement 35 kilomètres nous stoppons après avoir franchis un éboulement et porter difficilement les vélos. Le temps pluvieux et froid aura raison de notre motivation… Nous filons au camping de la ville, chère, peu aimable voire désagréable. Heureusement, nous terminons la journée sous un geste de générosité et d’échange : les professeurs de collégiens, en séjour sportifs ici, nous offrent des plats chauds restants de leur diner. Nous savourerons, à notre tour, un diner composé des lasagnes et de nombreuses crudités, fortes agréables. Le lendemain matin, nous ne tardons pas après quelques réflexions peu aimables du personnel, à monter sur nos vélos sous une pluie fine. Mais avant de quitter ce (mauvais) camping, nous repartons à nouveau avec les restes du petit déjeuner des collégiens en séjour. Les sacoches pleines de fruits et pains nous filons vers de nouvelles gorges du Danube. Après une belle côte, nous apercevons les premiers pics rocheux au couleurs grisâtres et blanches. Ce décor sauvage nous ravi malgré la pluie devenant forte. Ces beaux paysages nous les immortalisons par des arrêts réguliers pour des photos souvenirs. Sur un pont en bois, je tente d’ailleurs de m’arrêter, mais le sol glissant me dirige vers la balustrade en fer. Mon genou droit tape à plusieurs reprises avant de stopper; la douleur tellement forte me fait tourner de l’oeil; je m’allonge. Puis je reprends mes esprits et enfin la photo (quand-même). Nous reprenons la route difficilement. Après notre pause pique-nique, nous croisons Tony et Isabelle sur leurs vélos couchés partis de Nantes jusqu’à la Mer Noire (Deux Vélos couchés en itinérance). Un échange fort sympathique qui invite à nous retrouver prochainement autour d’une table !

Nous poursuivons mais ma douleur au genou n’est plus supportable et nous terminons dans le petit village de Hausen dans un camping familial, au décor fabuleux composé entre autre du Danube, d’une petite source à l'eau claire et de nouvelles gorges aux roches calcaires.

 

Après des examens rassurants auprès de l’hôpital de la ville de Tuttlingen, nous décidons de nous reposer 3 jours dans ce petit havre de paix. (Le Camping de l'Eurovélo !) Nous discutons avec des cyclos anglais et le gérant du camping fort sympathique pendant plusieurs jours, ainsi qu’une famille allemande en vacances. Ici, les vacances de printemps débutent ce week-end pour quinze jours, les campings sont pleins !  Seuls la météo et mon genou encore un peu douloureux perturbent nos derniers jours en dehors des terres francophones… Mais nous savourons notre temps libre dans ce joli endroit si proche de la France avant de reprendre notre route en direction du Lac de Constance et de la Suisse !


D’ailleurs concernant notre retour, qui se précise, la frontière française sera franchie normalement le vendredi 29 mai. Nous profiterons (du beau temps…) à Charquemont jusqu’au 6 ou 7 juin, avant de reprendre la route via la Loire à vélo. Notre arrivée à Angers est prévue le samedi 20 juin en fin de matinée. Angers, dernière ville étape au bord de la Maine, conclura donc notre aventure vélocipède familiale débutée le 1er mai 2014.


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sam.

09

mai

2015

Au fil du Danube, ça file

Passage de la frontière hongroise
Passage de la frontière hongroise

L’accueil chaleureux de Jasmina et Zoran conclut donc notre découverte de la Serbie. Un pays qui nous aura offert de belles découvertes, avec notamment les Gorges du Danube, qui font office de frontière avec la Roumanie. La Serbie c’est aussi des rencontres comme nous les aimons : simples, riches d’échanges et remplies de souvenirs et de découvertes culinaires.


La Hongrie est maintenant proche. Nous quittons Sombor, dépensons nos derniers dinar dans une petite épicerie de village et passons la frontière seulement après 24 kilomètres de vélo. Un léger contrôle des passeports et nous voila sur le territoire Hongrois. Les douaniers restent plus intéressés par l’itinéraire de notre aventure, que par le contenu de nos sacoches de toute manière peu intéressant. Nous filons en direction de Baja et découvrons une ville ouverte, lumineuse au grand bâtiment  historique restauré. Nous rencontrons un couple de cyclos allemand en tandem peu bavard (encore une fois) sur la place du village. Avant de rechercher un lieu de bivouac, nous profitons d’une glace artisanale au prix très doux… (150 Forint soit environ 50 centimes d’euros). Nous passerons la nuit au bord du Danube, dans un parc de jeux pour les enfants. Le passage des péniches marchandes et de croisières, ainsi que le ciel étoilé agrémenteront nos observations de la soirée et du début de nuit.


Nous sommes le 1er mai, nous reprenons la route le lendemain en direction du nord et de Budapest situé à 160 Kilomètres, d’abord en suivant une digue monotone entourée d’arbres, puis en pédalant sur une route dénuée de circulationi. Ici le 1er mai, est aussi un jour férié, peu d’activité et de camions pour notre plus grand bonheur de cyclovoygeurs. Ce jour est également synonyme « d’anniversaire » pour nous 4, puisque nous sommes sur les routes depuis maintenant 1 an. Un an à découvrir notre planète, à rencontrer les populations et à vivre notre aventure vélocipède avec ses bas et ses hauts mais surtout sans regrets et plein d’envie !


En ce jour, le vent nous est favorable, notre avancée est rapide. Les paysages écartés du Danube n’offrent rien d’exaltants, puisqu’ils se limitent à des champs de cultures, entrecoupés de routes et de villages qui eux restent agréables à traverser. Nous stoppons notre avancée à Solt pour bivouaquer à l’abris car le mauvais temps est annoncée. Nous plantons en effet la tente sous un abris à pique-nique au milieu du village. Le matin, nous apprécions de démonter le camp au sec. Pour laisser passer la pluie, nous profitons du café des sports et effectuons quelques activités. (dessins pour les enfants, internet pour les parents); Le ciel s’éclaircit mais après quelques kilomètres de vélo, nous prenons une belle douche. Le soleil et le vent généreux nous sécherons rapidement et ne nous freinerons pas. Après une journée monotone, nous sommes plus qu’à 30 kilomètres de Budapest, la capitale. Nous bivouaquons dans un champ tranquillement, derrière la digue protégeant les villages des inondations du Danube.


Le dimanche, nous rejoignons la capitale et le bikers Camp dans la matinée, petit camping situé en centre ville et destiné aux 2 roues, et organisé dans le jardin d’’une maison. Tout le confort est présent avec même en bonus, une cuisine, bien appréciée pour la confection de pizza dessert… L’après midi, nous filons en métro découvrir le centre ville imposant de Budapest. Cette ville historique est composée de nombreux bâtiments attirants à découvrir, bien que composés de nombreux édifices religieux. Nous nous limiterons à une découverte rapide à travers une balade pédestre dans les rues, et au bord du Danube. Encore une fois, cette destination appelle à revenir ici, pour découvrir plus précisément la perle du Danube !


Le lendemain matin, en quittant la ville, nous poursuivons notre découverte rapide de Budapest en suivant le Danube et les aménagements cyclables performants. Nous suivons le Danube tranquillement jusqu’au nord de la Hongrie, qui ici fait rapidement frontière avec la Slovaquie. Nous traversons des sous bois à travers des pistes cyclables fortes agréables. Après 75 kilomètres, et la traversée de jolies villages, nous plantons la tente au bord du grand fleuve au courant fort, sur un petit espace, tout proche de la ville d’Estergom, ville que nous traversons dès le lendemain. Nous stoppons rapidement pour apercevoir la plus grande église de Hongrie. Un énorme bloc de pierre peu esthétique qui attire toutefois plus d’1 millions de visiteur par an… il y a donc définitivement différent type de tourisme…


Après 60 kilomètres avalés dans la matinée et un arrêt prolongé sur la place du village jusqu’en milieu d’après midi, nous rejoignons le camping à Acs. Ici, nous rencontrons 4 français à vélo en direction de Belgrade. Il s’agit en fait du voyage de Rémi qui part en solo sur la route de la soie jusqu’au Lac Baïkal et qui est accompagné par 3 amis sur l’Eurovélo 6. A travers des discussions passionnées le soir, Rémi nous indique un contact pour trouver le gîte le soir suivant à soixante dix kilomètres. C’est ainsi que nous dormons chez Erika et Attila le soir suivant. Nous évitons la pluie et le vent fort de la soirée après 70 kilomètres dont quelques-face au vent. Nous passons une soirée sympathique en leur compagnie. Dans la cuisine, Lisa, 4 mois, endormi dans son lit, veille sur nous en train de savourer des glaces au parfum surprenant mais pas moins appétissant : la glace au graine de pavot ! Les garçons, eux, jouent avec Elvin, 3 ans et regardent des dessins animés. Une soirée bien appréciée. Merci à vous pour votre accueil si généreux.


Nous quittons le petit village d’Arak sous les photos de Erika, et décidons de ne pas aller en Slovaquie pour filer directement en Autriche. Nous abandonnons donc le Danube pour la journée et le retrouvons pour camper à son bord dans le Park National de Danau Auen en face de la ville de  Bad Deutsch Altenburg. A travers cette journée d’environ 75 kilomètres, nous dépassons les 9000 kilomètres et parcourons des champs d’éoliennes, ainsi que de jolis villages autrichiens légèrement vallonnées et agréables à parcourir. Nous sommes plus qu’à 45 kilomètres de la capitale Vienne que nous rejoignons dès le lendemain. Nous reprenons la route en traversant le parc national aménagé uniquement pour les vélos, et découvrons les niveaux des crues du Danube. Il s’agit d’un fleuve capricieux… la dernière grand crue date seulement de juin 2013.


Pour entrer dans Vienne, nous pédalons uniquement sur des pistes cyclables, les aménagements pour les 2 roues sont extraordinaires. Grandes pistes cyclables, feu pour vélos, priorités nombreuses face aux voitures. Nous arrivons dans le centre ville sans avoir été au contact d’automobiles, choses que nous n’avons jamais rencontrées pendant nos 12 mois de voyage ! Très agréable. Après une pause dans un parc de jeux tout aussi extraordinaire que les pistes cyclables, nous retrouvons Stefan, notre hôte warmshowers pour 2 nuits dans la capitale que nous découvrons paisiblement sous un grand soleil. Cuisine et discussions agrémentent notre séjour dans ce grand appartement au grand confort. Merci Stéphan !


Ce dimanche, nous reprenons la route de l’Eurovélo 6 pour Linz avant de rejoindre Passau dans une semaine, qui sera la première ville Allemande. Notre retour se précise, les premières questions se posent quant à notre avenir, notre futur professionnel, et notre point de chute qui normalement s’effectuera en France dans un environnement montagneux… A suivre, très prochainement.

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mer.

29

avril

2015

La Serbie, jolie, jolie...

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Les Gorges du Danube en Serbie et Roumanie

Notre dernière soirée en Roumanie, s’est déroulée chez Dorin et Dorina et leurs 3 enfants dans le petit village de Bucura. Après une soixantaine de kilomètres, nous avons trouvé un espace dans leur grand jardin puis avons chaleureusement partagé leur repas composé d’un poulet maison et de polenta. Avec notre anglais balbutiant réciproque, l’échange a quand même pu exister autour de la table. Beaucoup de questions tournaient autour de la possibilité de voyager si longtemps à vélo et en famille. Pour eux, exploitants agricoles avec plus 130 hectares et gérant d’un marché avec des salariés, les notions de loisirs, de temps libres semblent quasi absentes de leur vie, et même de leur langage. Le terme vacances n’existe pas apparement dans leur choix de vie… Respectueux comme choix. D’ailleurs Dorin nous quittera dès la fin du repas pour monter dans son tracteur et labourer, il ne reviendra qu’en début de nuit… alors que nous dormons déjà depuis 2 heures. Il est 23h00, nous avons passé un repas sympathique ponctué toutefois de quelques silences traduisant une certaine incompréhension de leur part sur notre choix de vie, sur notre voyage. Nous comprenons, bien entendu aussi.


Le lendemain nous reprenons la route et rejoignons la frontière Serbe juste après notre déjeuner pris dans la ville roumaine de Dobreta Serverin… Nous traversons un des plus gros barrage du Danube produisant une énergie certaine au détriment de préserver un paysage naturel et vierge… Nous voilà en Serbie. Cette première soirée serbe se terminera dans le petit village de Tekija, sur une plage au bord du Danube en atteignant le chiffre tout rond des 8 000 kms pédalés. Nous quittons donc une Roumanie chaleureuse, accueillante, humaine et encore précaire pour bon nombres de roumains.


La Serbie, nous apparaît tout de suite plus avancée dans sa construction. La présence des panneaux Eurovélo 6 et d’offices de tourisme plus réguliers nous le confirme. Dès les premiers jours La Serbie nous offre de fabuleux paysage : nous pédalons dans les gorges du Danube. La route suit précisément les méandres du Danube sous un soleil et un vent trop généreux. Seules 2 côtes modifieront l’aspect plat de notre itinéraire, mais le vent se chargera d’augmenté la difficulté. Les nombreux tunnels (21) agrémentent aussi notre route pour la plus grande joie des garçons qui hurlent dans ces passages parfois longs et bien noirs (plus de 300 mètres pour certains…), passages nous obligeants à nous équiper de lampes frontales. Pour cette deuxième nuit, après une longue recherche d’espace pour le bivouac, nous terminons notre journée non loin de Dobra dans un pseudo camping pas encore ouvert. La saison n’a pas encore débuté, ici. 


Nous reprenons la route et sortons progressivement des gorges qui resteront une très jolie découverte. Nous croisons de temps à autres des cyclos voyageurs surtout allemands mais peu bavard, à notre grand regret. Nous filons à VelikoGradiste, où nous changeons encore les pneus  de mauvaises qualités de la remorque d’Anatole. Il fait chaud et savourons une pause ventée dans un parc de cette petite ville. Nous pédalons encore quelques kilomètres plus loin pour trouver un camping, malheureusement encore fermé. Nous restons néanmoins sur ce lieu pour profiter du soleil et concocter des pizzas made in bivouac au feu de bois pour le diner. A l’aventure jusque dans la cuisine ! 

bac - danube serbie vélo
Sur le Bac à Ram !

Le petit village de Ram nous accueille pour le déjeuner suivant, au bord du Danube. Nous patientons pour embarquer sur le bac et basculer de l’autre côté du Danube, sur la rive droite. A notre débarquement, nous rencontrons Nathalie et Louis, cyclovoyageurs, partis depuis 1 mois en direction de la Nouvelle Zélande. Un voyage au long cour de 2 ans à découvrir ici. Grace à leur conseil, nous rejoignons rapidement via un raccourci sur une piste en herbe, un camping en bord du Danube à Dubovac. Un camping convivial chez l’habitant avec une douche chaude bienvenue !


Nous poursuivons la découverte des campings (ouvert) serbes le lendemain dans le village de Brestovac, dans un parc arboré et toujours sous le soleil. L’été semble proche et loin à la fois, les arbres sont déjà bien verts ici. Seul le changement de mon pneu arrière freinera notre avancée rapide de ce jour. Le lendemain, la capitale Belgrade se profile. Nous décidons de ne pas visiter la capitale et finalement de poursuivre en vélo jusqu’en Hongrie et à Budapest. La Serbie nous plait. Nous effectuons notre pause méridionale dans un parc de la capitale. Belgrade nous semble petit et ouvert avec de nombreux espaces verts. Notre sortie de la capitale est assez facile et nous terminons au bord du Danube sur des espaces aménagés pour les vélos. C’est agréable, nous sommes samedi, les serbes profitent de ces aménagement en louant des vélos et des rollers. Ce magasin de matériel est d’ailleurs le bienvenu, car mon pneu avant cède à son tour après quasi 12 000 Kms ! Réparation faite, nous rejoignons difficilement le camping chère et peu accueillant de Belgrade située finalement à 15kms du centre. 


Après la capitale, nous rejoignons la deuxième ville de Serbie, Novi Sad et campons dans un jardin ouvert et collectif. Gaspard et Anatole jouent avec plusieurs enfants dans un quartier en retrait de la ville jusqu’au début de soirée. A notre réveil, je profite d’une boulangerie au coin de la rue pour quelques viennoiseries chocolatées au petit déjeuner, bien appréciées. Avant notre départ, un petit garçon, copain de jeux de la veille, et partant à l’école vient offrir une bille à chacun des garçons. Un geste simple et très sympathique de sa part, très bien accueilli par les garçons.


Les freins du tandem nécessitant un passage dans un magasin de vélo, nous entrons dans le centre ville de Novi Sad et trouvons de nouvelles plaquettes de frein. Même si un horizon plat se profile dans le nord de la Serbie, et la Hongrie, le tandem retrouve sa faculté à freiner. Nous reprenons la route en direction de Backla Palancka où nous attends Zoran du réseau Warmshowers. Nous sommes chaleureusement accueillis par Zoran et sa maman autour d’une soupe épicée pour le goûter. Nous échangeons avec Zoran qui s’affirme dans une vie simple organisé autour de sa maison, mais surtout autour de son grand potager. Nous repartons le matin, après un bel accueil, muni d’un gros pot de confiture maison et beaucoup de câlins pour les garçons de la part de sa maman. Merci à toi Zoran !


La journée suivante, nous souhaitons rejoindre la ville de Sombor à plus de 80 Kms. Ce que nous réaliserons assez rapidement en pédalant d’abord 60 kilomètres dans la matinée avant d’arrivée en début d’après midi dans une ville au bâtiment ancien rénovée et agréable à l’oeil. A Sombor, nous savourons une glace en famille, au prix défiant toute concurrence (50 centimes d’euro, la glace maison) sur la place de la ville. Je profite d’un spot internet performant pour reprendre plus longuement contact avec une potentielle opportunité professionnelle future à notre retour en France (il faut bien commencer à préparer notre retour !) Pour la nuit, nous tentons au culot de rejoindre un contact warmshowers à la sortie de la ville. Perdus dans des chemins de terres, nous sommes finalement accueillis par Jasmina le contact pisté. Nous sommes immédiatemment accueillis chaleureusement par toute la famille autour d’une soupe maison et de pancakes. Le temps de ce matin, ne nous invite pas à reprendre la route. Zoran le mari de Jasmina nous confirme la présence de vent. Finalement, après avoir chargé les sacoches, nous retournons au chaud, pour une journée coconing et cuisine ! Cette journée de repos est agréable, nous en profitons pour faire l’école plus précisément et d’échanger sur notre voyager à travers nos nombreuses photos.


Demain, nous reprenons les vélos pour rejoindre la Hongrie et Budapest en normalement 4 jours . Nous quittons une Serbie qui nous aura offert de beaux paysages, de belles rencontres et un état d’esprit ouvert et simple qui nous auront beaucoup plus, avec un goût de reviens-y ! Les paysages montagneux au Sud de Belgrade sont parait-il somptueux… Avis au futurs vacanciers !

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sam.

18

avril

2015

Au pays des oeufs colorés, c'est le printemps !

A Varna, au bord de la mer noire, nous quittons la ville le mercredi, après avoir remplacés les quelques affaires hivernales dérobées. Direction Silistra, ville frontière avec la Roumanie au bord du Danube. Nous souhaitons rejoindre La Roumanie pour suivre le plus long fleuve européen. 


Notre première journée est difficile d’abord par la sortie de la ville effectuée sur une rocade, puis par l’ascension d’une côte et surtout par des rafales de vents forts à plus de 50 km par heure. Ces dernières nous obligeant à nous rabattre sur le premier village. A Isvorsko, nous entrons dans un village tristounet sous des regards méfiants et stupéfaits. Difficile d’entrer en contact avec la population. Nous filons dans un café abrité où nous déjeunons sous le regard d’adolescents curieux en vacances de Pâques. Nous sommes frigorifiés. En demandant un lieu où nous pouvons camper, nous rencontrons le gérant, qui me dit de monter dans son véhicule. Nous partons à la recherche d’un espace de bivouac (cabanes, espaces verts ou maison....) Nous terminons finalement chez Stephan, ayant travaillé en France et parlant l’anglais parfaitement qui lui, nous emmène dans le bureau du maire du village. Nous entrons dans un minuscule bureau. Après quelques minutes de discussions interposées, le maire, Johan, me tend les clés de la salle des fêtes. Nous filons rapidement dans cette salle, vélo compris et utilisons le poêle à bois pour nous réchauffer. A notre réveil matinal, le vent est encore bien présent, nous décidons quand même de prendre la route pour rejoindre Dobrich. Ces 30 kilomètres sont très difficiles, horribles tant par les conditions routières, que le profil et la météo ventée. Matinée de M….. pouvons-nous dire ! Nous arrivons bien fatigués dans la ville et filons dans un hôtel au chaud. Les 2 jours suivants, nous retrouvons des conditions plus agréables et filons vers le nord. Nous découvrons une Bulgarie bien pauvre et refermée sur elle-même. Beaucoup de regard, mais peu de salutations. La recherche de bivouac n’est pas aisée. Nous restons sur notre faim en terme d’échanges. Une autre famille voyageuse, la Fameulhhy avait eu la chance, l'année dernière, de profiter de belles rencontres. La saison et la région n’ont surement pas facilité la découverte de la population, le printemps débute. Quant au paysage, nous avons roulé entre des milliers d’hectares de champs destinés à de la culture intensive... La traversée de la Bulgarie aura donc été rapide et engendrée peu de rencontres.

Passage en Roumanie,

 

Nous arrivons le samedi à Sillistra et passons la frontière roumaine. Pour rejoindre la dite Eurovélo 6, nous embarquons dans un bac pour traverser le Danube et retrouver des contrées plates. Nous sommes dans la ville de Calarasi. Nous bivouaquons non loin du Danube sous un soleil généreux. Le printemps nous accompagne maintenant depuis deux jours. Le dimanche, nous attaquons la découverte de la Roumanie toujours sous un temps printanier voire estival. De nombreuses cigognes habitent les poteaux électriques. Les odeurs de fleurs se font de plus en plus courantes et agréables. La traversée des premiers villages est agréable et de nombreux saluts nous accompagnent. Nous avons le sourire. Toute la matinée, nous découvrons des personnes sortir de leur jardin avec une assiette composée de parts de brioche et d’oeufs durs à la coquille colorée. Nous pensons à la célébration d’une fête. Puis 2 hommes, nous interpellent et nous invitent. Nous stoppons notre avancée et allons à leur rencontre. Ils reviennent avec des sacs composés de brioche, d’’oeufs colorés, et de pâté, celui de Pâques. Car nous apprenons finalement qu’il s’agit de la célébration de Pâques, celui de la communauté religieuse orthodoxe, une semaine après Pâques, celui des catholiques. Il y a beaucoup de monde dans les rues. L’atmosphère y est festive et l’ambiance sonore est composée de musique tzigane, très agréable à l’écoute ! A midi, une femme vient nous offrir encore des oeufs et de la brioche pour agrémenter notre pique nique déjà bien fourni ! Cette première journée roumaine nous satisfait pleinement hormis la recherche de bivouac peu aisée. En effet, les jardins sont essentiellement consacrés à la culture comme les champs en dehors des villages. Peu d’espace libre pour camper, nous terminerons la journée entre 2 parcelles de vignes… Notre route continue le lendemain. Peu de circulation sur cette route suivant le Danube que nous devinons entre les arbres au loin. En effet, la route ne suit pas le fleuve comme la Loire à vélo le permet. Gaspard est un peu déçu de ne pas suivre le Danube. Nous aussi. L’Eurovélo 6 ici n’est pas encore balisée, ni aménagé. La traversée des villages se poursuit et reste néanmoins agréable. Les Roumains sont chaleureux et le contact est assez facile. Les anciens, assis sur les bancs devant leur jardin, nous regardent d’un air surpris, sourire en coin.

 

Après un passage dans la ville de Guirgui, nous sortons de la ville et terminons notre journée dans un monastère grâce à l’aide d’un habitant qui nous indique le lieu.  Nous campons dans le jardin et rencontrons une famille orthodoxe en balade. En partant, leur enfant offre une petite voiture de pompier au garçons et un litre de vin qui restera imbuvable pour moi. La générosité est toujours en marche. Nous savourons ces moments d’échanges qui nous permettent de découvrir la vie roumaine. A notre réveil, nous savons que la météo annonce une dégradation. Nous souhaitons rallier la ville de Zemnicea pour profiter d’une chambre d’hôtel. A notre arrivée, nous entrons dans un semblant de ville, avec plus de bâtiments désaffectés qu’en activités. La ville est triste et seul le parc de jeux central maintient un peu de gaité et de verdure. Les hôtels sont soient hors de prix soient sales… Après un ravitaillement, nous quittons donc la ville pour aller trouver un bivouac. Une erreur dans notre chemin nous fait atterrir par chance une sur petite base touristique proposant des cabanes à la nuit. Coup de bol, le gérant allait partir et nous propose une chambre pour 10 euros. Super. Grand espace de jeu pour les garçons et douches chaudes bien agréables et surtout nécessaires… On évite par la même occasion la pluie passagère mais forte. 


A notre réveil, la pluie est partie et nous reprenons la route difficilement, car le vent lui est de retour. La fatigue est présente, la motivation elle quasi-absente. Le vent ne facilite pas notre avancée. Nous poursuivons la traversée des villages et observons que chaque maison comporte un grand espace pour le potager et que chaque foyer possède basse-cour et cochons, pour se nourrir et limiter les achats de denrées. La vie est peu chère ici, mais les salaires ne sont pas très élevés en Roumanie : 300 euros de salaire minimum par mois… C’est peu, comme nous le confirme Angelica que nous rencontrons dans le village de Lisa après seulement 30 kilomètres de vélo. Angelica part le lendemain en Allemagne rejoindre son mari pour travailler dans le maraîchage et gagner plus dit-elle. En attendant, nous passons un agréable moment en sa compagnie en échangeant en espagnol (elle parle l’espagnol, dû à d’autres expériences professionnelles en Espagne), et nous offre un goûter généreux. Ensuite, elle nous invite à visiter son jardin et ses animaux. Anatole et Gaspard sont enchantés de nourrir poules, canards, cochons, et de porter les premiers poussins de la saison. Après cette visite chaleureuse, nous repartons les sacoches pleines de confiture, fruits au sirop sans oublier les oeufs de Pâques colorés ! La générosité s’étend même au voisinage, puisqu'un fermier,  nous offre un fromage frais de vache ! Un délice ! Nous filons derrière chez Angelica camper au bord d’une petite rivière se jetant dans le Danube. C’est pour nous l’occasion de découvrir les métiers ruraux bien présents ici dans les campagne et aller à la rencontre des bergers et chevriers qui reviennent de leur journée avec leurs bêtes. L’un d’entre eux, est surpris par le fait que nous campions. Nous le rassurons mais n'en reste pas moins très étonné ! Cette journée restera une belle journée, immergée dans la vie locale roumaine.


Nous reprenons la route pour rejoindre la ville de Turnu-Magurele. Après seulement quelques kilomètres, Servane stoppe pour régler ses freins. Elle s’arrête dans l’entrée d’une maison. En attendant, les enfants observent les dindons chantant. C’est alors que John et Florence, nous ouvrent leur portail pour une petite visite et une collation généreuse. Nous profitons de jus de fruits, de gâteau au chocolat et autre brioche de Pâques ! Une fois la visite terminée, nous repartons une nouvelle fois avec un sac de provisions bien généreux avec bien entendu des oeufs colorés ! Nous terminerons notre journée non loin du Danube après une longue pause (quotidienne) dans un parc de jeux de la ville traversée. Malgré la fatigue, la soirée est agréable, nous sommes face à la Bulgarie, tout proche de falaises de calcaires. La Roumanie nous satisfait tant par les rencontres qu’elle procure, que dans les routes empruntées peu circulantes. Nous y rencontrons d’ailleurs de nombreuses charrettes tractés par des ânes ou des chevaux. Malgré la présence de Dacia, la traction animale est encore très présente en Roumanie comme en Bulgarie.

Quant au vélo, et notre avancée, la fatigue est présente et Servane a perdu de son entrain. Après son lumbago, une gêne dans la cuisse est encore présente. Une pause nous semble nécessaire. Après 20 kms, arrivés à Corabia, par chance nous sautons dans un autobus, sans démonter les vélo pour rejoindre Calafat et se reposer 2 jours dans un hôtel au bord du Danube. Nous évitons une nouvelle fois de fortes rafales de vent de face et des lignes droites monotones, loin du fleuve.


Ce dimanche, nous repartons en direction de Dobreta-Turnu-Sevretin pour 3 jours de vélo afin de rejoindre la Serbie et enfin suivre le Danube jusqu’à la capitale Belgrade. Nous rejoindrons ensuite la Hongrie et Budapest vraisemblablement par les voies de chemin de fer.

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dim.

31

janv.

2016

Construire notre partage

Après un break estival de 2 mois, je m'étais promis d'exploiter tout le contenu récolté pour créer une expo, un film, un recueil et même un livre. Les projets ne manquent pas ! Nous voilà déjà en 2016, prêts à attaquer le mois de février. (Au passage Bonne année à vous tous), et toujours rien d'enclencher. L'envie n'a pas toujours été là. La routine et un nouveau job chronophage m'ont rattrapé et ont mis ce voyage (partiellement) de côté. Pas de regret simplement un constat.

 

La présence de photos, de décoration asiatique, d'un planisphère, et d'une carte géante de l'Amérique du Sud, installés dans notre maison sont pourtant tant d'objets nous rappelant cette magnifique expérience de vie... Des questionnements également sur ce que nous voulons vraiment faire, sur la vie future, personnelle et/ou professionnelle, l'avenir éducatif de nos enfants,  apparaissent de temps à autres et plus régulièrement ces derniers temps.
Le voyage transforme, modifie sa façon d'être, son approche de la vie : c'est indéniable. Le voyage a modifié mon état d'esprit, mes envies, mon regard sur le monde, la vie. Cette routine, dodo boulot est parfois pesante par rapport à l'expérience unique que nous avons vécue sur les routes du monde. Il parait nécessaire de rebondir, facile à dire. Difficile équilibre à trouver entre vie professionnelle (inévitable) et plaisirs personnels et familiaux (loisirs, vacances, découvertes, voyages). 

 

Tous ces éléments ont repoussé consciemment ou inconsciemment ces idées de projets audiovisuels, de création d'exposition itinérante, où l'écriture d'un livre. Tous ces projets sont restés au stade de projet. Rien de mis en route. Alors, il faut se lancer pour exploiter ces dizaines d'heures de rushs vidéo, ces milliers de photos et tous ces écrits collectés. L'envie de partager est là, certes.

Le regard des autres, proposer une création personnelle, c'est aussi s'exposer. Il faudra donc choisir les moments partagés. Cette réflexion me semble importante à avoir afin de donner du sens à ce que nous partagerons, nous diffuserons, nous écrirons. Les récits de voyage me semblent parfois trop lissent, écrits sous un angle trop souvent chronologique, donnant un aspect redondant et peu dynamique. La difficulté est de trouver le fil pour se lancer. La réflexion est permanente, l'action absente... pour le moment.

 

Pour terminer, je vous partage quand même un projet débuter pendant notre voyage et terminer ces derniers jours. Une amorce. Un premier jet. Simplement pour se lancer même si je sais d'ores et déjà que le projet final ne ressemblera pas à ce premier opus car trop chronologique, trop mou. Un lancement vidéo, qui a le mérite d'exister, pour découvrir le début de notre voyage sur les routes française et anglaises avant notre envol en mai 2014 (déjà) pour cette Amérique du Sud si appréciée...

 

En attendant, un film, une expo, ou un livre... je vous souhaite une belle année 2016 ! 

Au plaisir,

Guillaume 

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mer.

16

sept.

2015

Sept milliards de visages...

Sur les hauteurs du Lac Noir...
Sur les hauteurs du Lac Noir...

Au détour d’un stand, je découvre une caisse de livres pleine d'albums jeunesses issus des éditions de l’école des loisirs, celle que l’on peut commander via l’école à la rentrée des classes. Vous, vous souvenez…


Et là je (re)découvre un livre, « Sept milliards de visages » qui fait tout de suite écho à notre aventure familiale passée. Je suis autour d’un grand stade où un vide greniers est organisé dans l’Est de La France…


Ce livre aura donc été le déclic de la remise en route de l’écriture. La motivation de tenir la plume est restée vaine tout l’été comme celle de se remettre dans les photos, les vidéos, les souvenirs. Et pourtant, depuis notre réinstallation, dès qu’on effleure ce sujet si précieux, si chère à nos yeux qu’est ce voyage, les souvenirs détaillés réapparaissent d’une facilité déconcertante. Cette pause a agit comme une parenthèse nécessaire pour rebondir, mais cette aventure humaine vécue pendant 14 mois, n’est pas prête de s’évaporer. Elle est gravée, installée en nous, et participera à la construction de notre famille pour notre plus grand bonheur.


En, effet, à compter de notre arrivée, le 20 juin, les priorités n’étaient plus les mêmes. Un nouveau objectif était affirmé : celui de trouver un job, et surtout un point de chute pour le mois de septembre afin de scolariser les garçons. Juillet et août, nous aurons permis de retrouver le goût à la sédentarisation, faciliter par l’accueil généreux de nos parents dans leurs maisons baignés dans cette douceur chaleur Angevine. Cette période estivale reste toutefois contrastée mêlant différents sentiments,  remplis de doutes, de craintes, autant que de de joies, de sourires, et de retrouvailles, mais qui s’est terminée par une issue heureuse pour toute la famille.


De mon côté, je ne cache pas que la première quinzaine, voire quarantaine après la fin de notre nomadisme a été particulièrement difficile à vivre. La sensation de ne rien faire, de ne pas être sur la route, de rester immobile a été difficile. La vie intérieure qui prend place à celle de l’extérieure, presque naturellement, nous surprend. Tout au long du voyage, on savoure cette vie, celle d’avoir le visage abimé par les éléments : le soleil, le vent, et même la pluie ou la neige, puis tout à coup un toit nous tombe sur la tête, presque sans s’en rendre compte. Sensation bizarre d’être définitivement sédentaire.


Malgré quelques balades vélos allégés des sacoches sur les bords de Loire, le retour à la réalité a parfois été difficile. Le voyage à vélo, au long court est donc définitivement trop agréable et pourrait, pour moi, rester sans fin. La difficulté est donc de dire STOP. D’un point de vue pratique, le compte bancaire l’a prononcé aisément… mais heureusement, l’envie d’autres choses, la volonté de s’inscrire dans des projets professionnels nouveaux nous ont motivé et tenu en haleine tout l’été. Mais surtout, le souhait d’offrir à nos enfants une vie sédentaire, pour se construire dans un lieu stable, dans un groupe scolaire, auprès d’enfants et de futurs amis.


Par chance, une offre d’emploi s’est concrétisée fin août, emploi qui me motivait déjà depuis le début du mois de juin. Comme Gaspard et Anatole, me voilà donc reparti sur le chemin du travail depuis le jour de la rentrée, le 1er septembre. Après la Bretagne et La Franche Comté, nous domicilions maintenant en Alsace. Depuis la fin du mois d'août nous avons emménagé dans le département du Haut-Rhin, perchés sur les hauteurs, au bord des jolies Crêtes des Vosges. L’altitude, la moyenne montagne nous appelaient, c’était un souhait, une envie devenue réalité aujourd’hui. Nous avons semble-t-il trouvé notre bonheur, nous verrons à terme si notre poursuivrons notre nid dans ce parc Régional des ballons des Vosges agréable par ses diversités culturelles, historiques, environnementales et gastronomiques…


En attendant, le rythme boulot, dodo, maison, école s’est installé aussi naturellement que nos habitudes de voyageurs. Nous l’avons souvent relevé pendant notre périple vélocipède : l’être humain a une capacité à s’adapter, qui est vraiment extraordinaire. D’abord nos enfants qui ont pris leur cartable comme des sacoches de vélos, pour repartir avec envie sur les bancs d’une école abandonnée pendant plus d’un an. Gaspard est scolarisé normalement en CE2, et nous cite déjà de nombreux prénoms de copains et copines. Anatole, lui découvre le milieu scolaire en moyenne section, avec envie, sourire et débrouillardise. De notre côté, nous sommes installés dans notre logement et les soirées lectures, radio, musique dans le canapé ont pris place à nos soirées sous la tente à lire cartes et guides.


Les découvertes ne sont pas en reste puisque Servane a déjà parcouru chemins et sentiers et de belles surprises sauvages ont croisés sa route lors de ses footings réguliers (Renard, Chamois, Chevreuil…) Les balades et randonnées, pédestres, cette fois-ci, agrémentent déjà notre temps libre en famille. L’adaptation s’est donc faite rapidement. Est-ce normale ? Ou l’être humain a-t-il cette capacité à s’adapter partout, à s’écouter, à s’ouvrir aux autres, aux 7 milliards de visages pour profiter de la vie et de cette belle planète. 


Nous en sommes persuadés, alors nous savourons.

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lun.

06

juil.

2015

Fin

vélo tour du monde famille Angers
Une arrivée sous le signe des retrouvailles ! (Photo HB)

Voilà, plus de 15 jours que notre aventure a pris fin à Angers. Les derniers kilomètres ont été réalisés sur les bords de Loire, et les hébergements chez des warmshowers et des hôtes forts accueillants. Peu de vélo donc pour notre dernière semaine, avec de petites étapes sur un itinéraire déjà parcouru et dans des paysages familiers mais forts agréables. Une dernière découverte, quand même, notamment pour les garçons, celle de l’Hélice Terrestre à Saint-Georges-des-Sept-Voies, avec une belle rencontre d’un groupe de danseuses en préparation d’une réalisation dans ce site troglodytique surprenant et à découvrir. 


Notre arrivée à Angers, le samedi 20 juin, comme notre départ il y a quasi 14 mois, s’est déroulée avec la présence de nos proches, nos familles et amis présents pour l’occasion au Lac de Maine, autour d’un pique nique simple et convivial comme on les aime. Des échanges, beaucoup de questions, mais peu de temps à consacrer pour tout le monde. Ces temps sont frustrants car trop courts pour pouvoir profiter de tout le monde sur une unique journée. 


Et maintenant ? Nous allons nous sédentariser pour l’été sur la région angevine avant de prendre un nouvel envol à la destination inconnue pour le moment. Pas de nouveau voyage en perspective, mais une volonté de s’installer en moyenne montagne, dans l’Est de la France, pour (re) trouver (enfin) une stabilité professionnelle pérenne et profiter des avantages d’être sédentaires, d’offrir un cadre naturel à nos enfants. Quelques pistes mais rien de concret pour le moment...


Quant à notre voyage, au contenu récolté pendant notre aventure, nous formulons beaucoup d’envies pour partager nos émotions, ce que nous avons vécues au cours de ce long voyage. On pense évidemment à l’organisation de conférences photo/vidéo mais aussi à la conception d’une exposition, ou l’écriture d’un livre, d’un recueil… Ensuite, avec ces réalisations, l’idée d'aller à la rencontre des gens, de faire vivre notre périple par les images et la parole nous plait beaucoup. De nombreux projets en tête, donc, qui s’éclairciront une fois que notre avenir professionnel se sera éclaircit… Simplement une histoire de lumière, donc.


Quid du blog ? Nous souhaitons continuer à l’alimenter pour qu’il puisse vivre, et faire vivre notre aventure. Nous avons des vidéos, des textes à partager mais aussi des astuces et d'autres points pratiques pour les voyageurs. Reste à trouver le temps et l’envie, pas toujours d’actualité pour le moment.


Actuellement, nous basculons vers une autre dynamique, celle du retour, de la réadaptation, de la réorganisation, mais surtout nous nous consacrons la recherche d'emploi pour repartir dans un nouveau projet de vie.

 

Pour terminer, on partage un joli texte de Claire, future lycéenne, habitante du Haut-Doubs. Notre aventure et notre rencontre l’ont plus qu’inspirée. Sa plume nous a surpris, ému et nous offre ce beau cadeau qui résume parfaitement notre aventure familiale sur les routes du monde. Bravo à toi Claire et merci.


Partir

Un ou deux ans

Ne plus courir

Arrêter le temps

Et profiter du moment


Parcourir la sphère

Prendre le grand air

A vélo

Avec des sac à dos


Découvrir des paysages

N'être que de passage

Rencontrer des gens

Tout en pédalant


C'était le rêve

D'une famille

De faire une trêve

Et de sortir du pays


Ils ont réussi

C'était un sacré défi

Laisser sa famille

Ses amis


C'était parfois compliqué

Mais ne se sont pas arrêtés

Et maintenant ils sont rentrés


Tout bronzé presque noir

On est content de les revoir

De pouvoir partager

Cette merveilleuse épopée

Qui n'a pas l'air terminée



Claire.B      31/05/2015

Notre dernière semaine

Notre dernière journée

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mer.

17

juin

2015

Presses et pressés de vous retrouver !

Notre passage récent en Suisse et notre retour en France sur les terres Franc Comtoises ont inspiré quelques correspondants locaux de quotidiens. On vous propose à la lecture 3 articles à découvrir en attendant notre arrivée finale prévue ce samedi 20 juin à Angers. 

D'ailleurs concernant notre arrivée, pour ceux et celles qui souhaitent nous retrouver à vélo pour partager les derniers kilomètres de notre aventure, voici le détail des lieux de passage pour le samedi 20 juin :

 

  • Les Pont-de-Cé vers 10H45, sur le pont de Verdun
  • Saint Gemmes sur Loire, à Port Thibault près de l'Alambic à 11h15
  • Bouchemaine, bord de Loire face à la Mairie à 11h30
  • Arrivée au Lac de Maine, Pyramide : 11H45/ 12H00

 

Ensuite, nous vous convions à partager tous ensemble le repas du midi. Pensez à votre panier pique-nique, et au notre  ;-) 

 

En attendant, on profite de nos derniers coups de pédales, après la Franche-Comté, La Bourgogne, un bref passage en Auvergne, nous profitons depuis quelques jours des jolis paysages de la Loire à vélo. Dernière ligne droite via Amboise et Saumur avant notre arrivée finale à Angers.

 

Au plaisir de vous retrouver !

Guillaume, Servane, Gaspard et Anatole.

Cliquer sur les articles pour les agrandir 

Suisse
Suisse
Est Républicain (France)
Est Républicain (France)
Suisse
Suisse

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mar.

16

juin

2015

Douce France

On change les bonnes habitudes, on vous propose donc uniquement des photos accompagnées de légendes... Une jolie France, de belles rencontres et tout tout... A venir d'ici samedi, des précisions sur notre arrivée pour les cyclos souhaitants nous accompagner ! A très bientôt

10 000 Kilomètres au départ de Charquemont
10 000 Kilomètres au départ de Charquemont
Passage froid sous de grandes chaleurs
Passage froid sous de grandes chaleurs
Une semaine intense de vélo avec Gabin (frère de Servane) merci !
Une semaine intense de vélo avec Gabin (frère de Servane) merci !
Des chateaux, ici à Sully sur Loire
Des chateaux, ici à Sully sur Loire
Quelques réparations réalisées et bien aidées !
Quelques réparations réalisées et bien aidées !
Un joli pont canal, à Briare
Un joli pont canal, à Briare
De beaux villages franc-comtois !
De beaux villages franc-comtois !
Encore des rencontres, et des invitations, Merci Michel !
Encore des rencontres, et des invitations, Merci Michel !
Des retrouvailles avec la Loire à vélo
Des retrouvailles avec la Loire à vélo
Des bateaux, des péniches sur les canaux
Des bateaux, des péniches sur les canaux
Des campings
Des campings
Des vélos
Des vélos

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jeu.

04

juin

2015

Retour au pays !

Vendredi 29 mai, passage symbolique de la frontière !
Vendredi 29 mai, passage symbolique de la frontière !

A Hausen, nous nous engageons sur la dernière ligne droite en direction de la France. Nous quittons le petit camping si accueillant le samedi matin, pour prendre la direction de Tuttlingen via un petit train touristique adapté aux transports des vélos. Le chemin de fer nous avancera seulement de 30 kms mais permettra de reprendre vite les vélos ensuite pour découvrir un autre fleuve : le Rhin.


Mais avant, après un ravitaillement conséquent pour cause de Pentecôte, pour basculer dans l’autre vallée, nous franchissons difficilement une autre côte, au dénivelé vertigineux. Plus de 15% sur un gros kilomètre, mon genoux douloureux et les sacoches lourdes de denrées ne me permettent pas de franchir cette difficulté bien trop raide. Servane, elle, allégée de Gaspard qui m’aide à pousser le vélo couché, arrivera quasi au terme de cette grosse côte. Nous sommes à plus de 850 mètres d'altitude, nous devinons vers l’ouest la Forêt Noire Allemande et plus au sud les formes du Lac de Constance. La deuxième partie de journée, au dénivelé négatif, est plus aisée et agréable pour les jambes. 


Nous sommes à Radozffell, au bord du Lac, Le Danube est maintenant derrière nous après l’avoir suivi constamment pendant ces 2 derniers mois. Nous profitons d’un immense magasin de vélo pour prévenir la rupture des câbles de frein et de vitesse et puis filons rejoindre un camping sympathique au bord du Lac. Les garçons jouent une grande partie de l’après midi avec un petit César dans l’espace de jeux jouxtant le lac et ses nombreux cygnes… parfois agressifs.


Au lac de Constance, nous découvrons une Allemagne riche, nous sentons que la Suisse n’est plus très loin. Le dimanche, nous reprenons la route dans la perspective de retrouver enfin, le Rhin. Cette fois-ci nous ne remontrons pas le fleuve, mais l’accompagnons dans sa descente vers la France jusqu’à Bâle. D’ailleurs, le Rhin bien gonflé, débite son contenu à une vitesse V (comprenez grand V). Le Rhin est maintenant à hauteur de nos roues de vélos, parfois plus bas que nous car nous comprenons vite que nous évoluerons dans un espace bien vallonnée. Nous jouons à saute montons entre les frontières allemandes et suisses en les traversants sans sent rendre compte. Nous traversons de jolies villages suisses, aux bâtiments anciens et aux peintures historiques chiadées.


Les chutes du Rhin, nous confirment le dénivelé. En arrivant sur ce site touristique bondé en ce week-end férié, nous apprécions difficilement ces côtes au sol caillouteux mais surtout cet afflut. Malgré cette affluence nous stoppons pour aller découvrir cette grosse cascade en famille. Le débit de ces chutes est impressionnant. Gaspard et Anatole sont enchantés par cette découverte supplémentaire qui restera la dernière, en terme de site touristique ! Cette dernière visite fait bien entendu écho aux chûtes d’Iguacu découverte en Argentine et au Brésil en novembre dernier.

De notre côté, avec Servane, cet afflux de touristes nous étouffe un peu. En effet, ces derniers mois, nous avons profité du grand air, dans des espaces peu occupés. La foule nous donne une impression d’étouffement. Heureusement, nous reprenons la route pour un bivouac grandiose sur les hauteurs du Rhin dans un espace aménagé. Nous prenons le risque de bivouaquer, chose normalement interdite sur les terres helvétiques.  La nuit aura été finalement très calme. 

Nous continuons notre route au bord du Rhin. Après un long détour et quelques côtes faisant chauffer les cuisses, le paysage s’aplanit progressivement. Après 55 kms de vélos, nous stoppons dans un camping désagréable pour rester poli… L’accueil y est froid, notre présence donne l’impression de gêner. Nous profitons toutefois d’un point internet, rare ici, pour organiser et informer de nos futures arrivées, d’abord dans le Haut Doubs le vendredi 29 mai, puis celle du 20 juin à Angers. 

Le mardi 26, le mauvais temps si rare durant ce voyage, est avec nous aujourd’hui. Nous affrontons le vent et la pluie. Le froid est aussi là. La pause du pique-nique se terminera autour d’un kebab dans un restaurant. Ces saveurs nous rappellent notre long séjour en Turquie si proche dans le temps et si loin géographiquement maintenant… Nous nous rappelons nos souvenirs gastronomiques… mais surtout ces accueils si simples et chaleureux !

Le soir, une famille devait nous accueillir, mais le retard pris avec mon genou douloureux ne leur permet plus de nous héberger. Nous prolongeons donc, en suivant notre route, et stoppons dans un camping Suisse à Kaiseraugst. Le tarif nous confirme bien que nous ne sommes plus en Union Européenne… Néanmoins, l’accueil y est cordial. Nous sommes quasi-seuls. Le paysage lui nous indique que le Jura Suisse n’est plus très loin, les première montagnes et cols sont maintenant tous proches. 


Dès le lendemain, nous quittons d’ailleurs le Rhin, définitivement pour aller à la découverte des forêts et pâturages du Jura avec une certaine impatience. Avant Bâle, nous bifurquons donc vers Delémont. Toute la journée, nous suivons des aménagements cyclables bienvenus le long d’une petite rivière : La Birs. Le soir, après une cinquantaine de kilomètres nous sommes accueillis à Courroux chez Marion et Silvètre grâce au réseau warmshowers. L’accueil de cette famille cyclo suisse y est formidable, nous échangeons sur le voyage vélo mais aussi sur la vie en générale, sur les questions alternatives que nos partageons. Les garçons, eux, jouent avec Arthur, 2 ans qui partagent sympathiquement ses jouets. Nous savourons un bon repas, et terminons notre soirée autour des cartes du Jura Suisse pour l’itinéraire à suivre.


Le lendemain, nous suivons les conseils de Silvètre. Ancien cycliste pro, et connaissant très bien la région, Silvètre nous conseil de prendre un autre col que celui prévu pour rejoindre Saignelégier, point étape du jour. Nous nous engageons donc en direction du col des Rangiers situé à 856 mètres d’altitude. L’ascension est parfois difficile, notamment avec notre chargement lourd, mais se réalise sans heurt. Ensuite, nous suivons la corniche, en alternant petites côtes et descentes pour atteindre les 1000 mètres de Saignelégier, chef lieu du Canton Jurassien Suisse ! Au cours de cette journée, nous retrouvons les paysages connus et tant appréciés : ceux du Jura, du Haut Doubs. Notre pays de Charquemont n’est plus très loin…


Nous effectuons un passage surprise au Centre des Cerlatez pour rencontrer le directeur, François. Nous passons une agréable fin d’après midi en sa compagnie en découvrant un bel outil d’accueil destiné à l’éducation à l’environnement. Ce centre d’accueil propose de nombreuses expositions ainsi que la découverte des tourbières. A découvrir absolument à Saignelégier ou ici ! Nous passerons la nuit au centre, gracieusement hébergés dans la caravane des stagiaires ! Une belle dernière nuit et journée à l’étranger, à l’image de notre voyage : de l’imprévu, des rencontres et encore des découvertes !


Ce vendredi 29 mai,  symbolise notre dernière journée à l’extérieur de la France. Nous reprenons la route en direction du Doubs et de la Franche-Comté. Nous évoluons dans les Franches Montagnes suisses, dans des décors que apprécions particulièrement. Après un dernier achat de chocolats suisses, nous filons à vive allure dans une descente vers Biaufond, retrouver le Doubs faisant office de frontière à 630 mètres. A 12h30, nous franchissons la frontière franco-Suisse via le pont rouge en bas du dernier col nous restant à gravir. Après notre premier pique-nique en terres françaises nous débutons l’ascension du dernier col situé à presque 1000 mètres. Les 7 kilomètres s’effectueront finalement assez rapidement. Nous retrouvons avec émotions collègues, amis et famille venus de loin… Nous voilà aux pays du Comté, pendant quelques jours. Nous savourons ce retour sur ces terres connues et si agréables pour nous. Les montagnes, le relief, les maisons comtoises, les montbéliardes et leur fromage, sont là pour notre plus grand bonheur ! Quant aux retrouvailles, sans les avoir attendus, ni les avoir imaginés, nous les apprécions fortement. Ces temps de discussions, ces échanges, ces sourires, après cette longue aventure sont riches. Nous redécouvrons ce plaisir simple de s’asseoir autour d’une table pour discuter de tout et manger du fromage… Gaspard retrouve quelques camarades pour son plus grand plaisir, Anatole sa nourrice et Servane et moi, nos amis et mes parents venus par surprise. Le retour à un confort, à l’accueil dans les maisons sont les bienvenus et sont le signe d’une fin d’aventure proche. Les questions quant à notre futur se font de plus en plus régulières et nous invitent à la réflexion, et aux choix qui devront maintenant s’effectuer dans les jours et semaines à venir. Le retour à une vie sédentaire est maintenant proche. Où allons-nous domicilier maintenant ?


Cette semaine, notre présence dans le Haut Doubs est destinée à revoir tout le monde, à s’accorder un long break après 2 mois de pédalage régulier depuis Istanbul et la Turquie. Nous profitons pleinement des paysages et de nos amis du Plateau Horloger. Après un enchainement de repas et d’invitations plus sympas les unes que les autres, ce vendredi nous reprenons la route en direction de Angers via l’eurovélo 6 et la Loire à vélo pour une arrivée définitive prévue le samedi 20 juin. On remercie chaleureusement nos hôtes situés à Fournet-Blancheroche, et surtout aux Ecorces, pour leur accueil si généreux et si sympathique. (Ils se reconnaitront !) Merci à vous tous pour tous ces bons moments partagés ! On reviendra très vite. Promis.

 

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lun.

23

févr.

2015

Changement de CAP

Changement de cap...
Changement de cap...

Notre découverte de l’Amérique du Sud, du Pérou au Chili en passant par la Bolivie et l’Argentine, a été extraordinaire, fabuleuse. Des paysages grandioses, variées, montagneux, mais surtout des rencontres riches de locaux, de voyageurs au long court. Ces 6 mois passés au milieu des Andes, de la Patagonie et ses grands espaces resteront une expérience unique. Nous l’avons tant appréciée, savourée, dégustée quotidiennement en famille, pour notre plus grand plaisir, que notre arrivée en Asie, devait simplement être le prolongement de notre aventure à vélo débutée il y a maintenant 10 mois. Un changement de continent, simplement.


Tout d’abord la Thaïlande, ses plages, sa gastronomie, la découverte d’un parc national charmant, puis le Cambodge et ses temples d'Angkor, mais des routes difficiles, peu agréables et sans rencontre, comme depuis Bangkok, d’ailleurs. L’Asie est surprenante, parfois trop pour nous occidentaux issus d’un pays latin. La barrière de la langue, malgré nos gestes et mimes, nous frustre énormément et ne nous permet pas d’échanger comme bon vouloir. Le bivouac, qui en Amérique, concluait nos journées, est absent et nous manque terriblement. La multiplication des hôtels, des guesthouses nous pèse; les enfants nous le font savoir par leur comportement. Gaspard, lui, exprime souvent le souhait d’être plus en extérieur. Anatole suit le rythme, mais qu’en pense-t-il vraiment ? Les soirées dans les hôtels, où les échanges n’existent pas, sont parfois pesantes. Les 20 m2 des chambres paraissent grands par rapport à notre tipi mais tellement petits face aux immensités des bivouacs si agréables, si naturels.


Au Vietnam, nous retrouvons le plaisir de découvrir de beaux lieux naturels comme le Mékong et son Delta, si grand si surprenant par son activité débordante, sa culture de fruits, ses marchés. La population est souriante et accueillante. Mais la reprise du vélo, après un arrêt forcé de longue durée à Ho Chi Minh, nous oblige à reprendre le rythme peu enthousiasmant du vélo/hôtel dans les villes malgré la présence de quelques plages ludiques. La mauvaise routine du voyageur s’installe péniblement dans nos esprits, on commence à se poser des questions sur la poursuite notre aventure en terres asiatiques. Il y a maintenant quelques semaines, sans vous le dire, nous avions déjà acté que nous ne pédalerions pas en Mongolie, et que nous ne retrouverions pas les terres occidentales via le Transsibérien. Le climat encore froid et la difficulté d’embarquer les vélos dans les trains, ont reporté la découverte de cette région si atypique, rude mais surement magnifique. Ce n’est qu’un report…


Quand n’est-il de la Chine, de ce pays continent ! Ce pays à vélo, nous fait peur, il nous impressionne par de nombreuses inconnues et pas sa grandeur, sa langue. Est-ce-que le vélo se prête à la découverte de ce pays ? Nous en sommes persuadés mais la dynamique n’est plus là, l’envie non plus. Les hôtels écumés, froids, sans âmes nous lassent. La vie urbaine nous use. Actuellement au Vietnam, la circulation est épuisante et la fameuse route 1 si dangereuse, longeant le pays du Sud au Nord, nous oblige à utiliser des transports peu heureux avec nos vélos. Ces derniers jours nous avons pédalé sur cette fameuse route : le néant. Un triste tableau peu joyeux : être sur ces gardes, absorber les klaxons, manger de la poussière, aucun plaisir à rouler sur cette route en travaux sur des milliers de kilomètres. Le Vietnam c’est aussi l’arnaque quotidienne, la négociation permanente qui usent encore, fatiguent en plus des journées de vélos pas toujours agréable… 


Découvrir la Chine, à vélo en un mois nous semble prétentieux. Et puis La Chine, c’est d’abord les galères administratives en prévision, avec les obtentions aléatoires des visas, sésames obligatoires à notre entrée. Puis forcément l’organisation redondants de transports en communs laborieux avec nos vélos. La vie citadine sera forcément présente. Nous n’avons pas envie de cela. Une chose est sure, nous aspirons à d’autres lieux plus proche de Dame nature. La Chine, nous l'a découvrirons une autre fois. Ce n'est qu'un report...


Nos attentes aspirent à reprendre notre vie de cyclonomade au long cours, dans la nature, dans de grands espaces, pour respirer le grand air. Le grand air au quotidien, celui qui respire les bivouacs chaleureux planqués derrière un buisson, ou sur la place du village, et qui sent l’esprit routard animé par des rencontres impromptues et souvent géniales. Tout cela nous manque et nous souhaitons conclure notre aventure par une note naturelle, positive et plus chaleureuse. Nous éprouvons aucun regret d’avoir pris le temps de découvrir cette Asie Sud Est, bien au contraire ! Il faut la vivre pour se rendre compte de cette culture si différente, si folle. Ces cantines de rues et autres vendeurs ambulants qui inondent les trottoirs, ces vélos taxis qui harcèlent pour espérer LA course, ces enfants seuls dans la saleté omniprésente des rues composent en partie les facettes de ces pays… On ne peut oublier cette circulation si folle et ces milliers de scooters et leur concert de klaxons permanent. Nous regrettons donc rien mais nous aspirons à d’autres contrées où les notions d'échanges sont plus présentes et surtout où le bivouac sera facilité pour appeler de nouvelles rencontres et surement des surprises… 


Aussi, l’alimentation peu variée fatigue nos papilles, surtout celle des enfants qui se lasse après 3 mois de repas asiatiques. Anatole ne mange plus très bien, heureusement que la variété des fruits permet de garder l’appétit. Et puis, les enfants parlent de plus en plus du retour, du passage à Charquemont, de notre futur maison inconnue à ce jour, des activités qu’ils feront à notre retour. Ces signaux nous voulons les prendre en compte. Voilà maintenant 10 mois que nous sommes sur les routes, ce n’est pas anodin pour les enfants, pour nous parents aussi. Les repères connus, leurs jouets, les histoires de leurs bibliothèques, les grands-parents se font de plus en plus présents dans les discussions familiales… Nous ne souhaitons pas anticiper notre retour en France car nous souhaitons profiter du temps que nous possédons. Entrer dans la dynamique du retour, par contre, semble nous convenir. Un retour à vélo, toujours à vélo, vers l’Europe, nos amis, nos familles prend donc tout son sens. 


Se rapprocher tranquillement de chez nous fait donc partie de notre réflexion engagée maintenant depuis quelques semaines. Nous ressentons que nos terres natales ou d’adoption nous font signe, comme un appel. Nous le ressentons personnellement, chacun de manière différente mais avec la même envie. Alors nous avons décidé de nous rapprocher, nous quitterons le Vietnam et l’Asie dans 3 semaines. Nous serons au carrefour de l’Europe, au pied du détroit de Bosphore : direction Istanbul pour rejoindre ensuite le sud-est de l’Europe, la Bulgarie, la Roumanie et rouler sur l’Eurovélo 6… 


Une décision que nous prenons sans aucun regret mais avec le sentiment de préparer paisiblement notre retour vers nos habitudes de vies sur des terres, cette fois-ci, moins inconnues. En attendant, après avoir fêtés le nouvel an chinois dans la ville de Danang, nous avons pris la direction de Hué. Le passage du col des nuages, a été difficile pour moi, alors que Servane a monté tranquillement les 10 kilomètres d'ascension sous une chaleur pesante. A présent, nous profitons de Hué, avant de remonter vers le Nord en train dès mercredi. Nous rejoindrons la ville de Ninh Binh et sa baie d’Halong terrestre avant de découvrir la mythique baie d'Halong maritime puis filerons vers la capitale Hanoi d’où nous décollerons en direction de la Turquie. 

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sam.

14

févr.

2015

Libres mais dépendants...

Image : "Ho happy word.com"
Image : "Ho happy word.com"

Quand nous avons imaginé ce voyage, nous le voulions libre sans contraintes liées à des tiers, je n’ai pas dit sans contraintes car elles demeurent forcément dans un voyage au long cour. La question de l’aide matérielle est apparue : faut-il solliciter des personnes, des entreprises pour bénéficier d’aides, de soutiens ? Nous avons très vite effectué ce choix, le choix de dire non pour ne pas à avoir à subir les contreparties nécessaires, obligatoires et contraignantes qui annexent la liberté que procure le voyage à vélo.

Nos sacoches, nos tee-shirts, nous les voulions vierges de tous supports mercantiles pour être libres. Nous souhaitions les porter sans logo, sans marque. L’absence de partenaire nous permet aujourd’hui de vivre au présent et simplement notre aventure sans objectif autre que profiter et découvrir. Une philosophie en accord avec nos principes de cette aventure si particulière. 

 

A travers notre aventure, nous avons été confrontés à des mésaventures techniques, liées à l’usage intensif de nos vélos et remorques sur les routes, mais surtout sur des chemins et pistes. Le matériel, pendant qu’il nous (sup)porte, souffre, se détériore et parfois casse. Les casses, qui restent à la marge, nous rendent très vite dépendants de personnes et d’entreprises, détenant les clés des réparations. Sans aucune contrepartie et de manière libre, et parce qu’elles nous ont facilitées l’acheminent de pièces, nous souhaitions remercier deux entreprises. 


Ces entreprises, d’abord humaines, connaissent le voyage à vélo, ses joies et ses difficultés. On pense en priorité à Cyclorandonnée, la boite à qui faire confiance dans le matériel pour le voyage à vélo mais aussi, dans sa livraison, et dans son suivi. Nous nous sommes largement équipés sur ce site de vente. A plusieurs reprises, Julien, le responsable, nous a été en aide pour commander des pièces spécifiques notamment les suspensions de la remorque lorsque nous étions en Amérique du Sud. Il se démène toujours pour rechercher le sésame dans des temps records. Nous remercions chaleureusement Julien, responsable de Cyclorandonnée et vous invitons à faire vivre cette référence cyclos en préparation de vos futures aventures vélos !

 

Récemment, non loin de Ho Chi Minh, un axe de roue de la remorque a cédé et nous bloquait dans la capitale économique du Vietnam. Après une rapide prise de contact, la maison Thule, gérant des remorques vélo Corsaire Chariot, s’est démenée pour nous faire livrer du Canada les pièces sésames à la poursuite de notre voyage à vélo. Librement et chaleureusement, nous remercions ces deux entreprises qui ont facilitées ces réparations et permises la poursuite notre aventure sur les routes vietnamiennes.


Cette liberté, nous essayons de la faire perdurer pour profiter pleinement de cette aventure familiale. Aussi, nous nous accordons des pauses, des transports en commun via des trains et des bus pour avancer, puis pédaler dans des lieux agréables et ainsi permettre un équilibre. Car, le plus important est bien de trouver et garder un équilibre entre cette volonté de pédaler, de visiter, de voir mais aussi de jouer, d’écrire, d’étudier, et de se retrouver à rien à faire. Cet équilibre est parfois difficile à mesurer et à trouver sur le long terme. Mais cette liberté nous souhaitons la garder jusqu’au bout de notre aventure, d’abord, pour déterminer la fin de notre itinéraire qui est en train d’être modifié mais aussi pour réfléchir à notre retour qui approche, et au partage de cette histoire si riche, si belle, parfois difficile mais tellement unique. 


Tout autre chose, je termine cet article par la partage de quelques photos de notre séjour prolongé à Ho Chi Minh ville et de notre sortie de cette ville, dans une circulation dense, dingue mais réalisable en direction des bords de la Mer de Chine avec surement quelques baignades en perspective...


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jeu.

29

janv.

2015

Belle année 2O15,

Février pointe déjà son nez, il nous reste encore quelques jours pour vous souhaiter nos voeux de début d'année. En même temps au Vietnam, dans moins d'un mois on change encore d'année pour passer en 4713... On est donc pas si en retard que cela...

 

Après avoir quittés le Mékong, et en patientant (visa et réparation...) à Ho Chi Minh Ville au milieu des scooters et du bruit incessant, on a tenté de réaliser un diapo/vidéo pour vous partager une (petite) partie de nos aventures de 2014. Allez, y' a plus qu'à cliquer sur lecture pour découvrir nos voeux en photos, en vidéos et en musique. Belle année et à bientôt.

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lun.

05

janv.

2015

Retour en Patagonie... vidéo

Fin octobre, à bord du Ferry Eden, nous découvrions les fjords de la Patagonie. Pendant ce voyage au milieu des montagnes et fjords, des cascades et des glaciers, une équipe de tournage sympathique réalisait un spot documentaire pour vanter ce voyage de 4 jours sur l'eau. On partage avec vous cette vidéo, avec quelques images de la Cyclofamily, petit film qui détaille bien l'ambiance à bord et l'esprit qui se dégage de ce voyage lent sous le 40° paralèlle. Retrouvez le récit de cette "croisière" et les photos à travers l'article : "A la découverte des Fjords Patagoniens"

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sam.

29

nov.

2014

PRESSE INTERNATIONALE !

On partage deux articles de presse parus fin août et à l'automne. L'un provient de l'Est Républicain, sous la plume de J.Bouquin. Il présente notre aventure jusqu'au Chili, avec nos interrogations passées sur la scolarité de Gaspard. Merci à lui pour le suivi de notre aventure. 

L'autre article est une petite surprise découverte sur internet sur le site du village de San José, petit village du nord Argentin où nous avons eu la chance de passer 2 fabuleuses journées chez Juan et sa famille.

Pour une bonne lecture, cliquez sur les images !


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ven.

21

nov.

2014

Correspondances scolaires

Planisphère de la classe de Grande Section à Angers.
Planisphère de la classe de Grande Section à Angers.

Depuis la rentrée du mois de septembre 2014, deux échanges avec des classes françaises se sont mis en place. Ces correspondances scolaires sont nées de la volonté d’enseignants souhaitant exploiter nos aventures et nos découvertes pour mettre en oeuvre des projets pédagogiques autour de la découverte du monde, de la géographie, de l’ouverture sur d’autres cultures et bien plus encore…


C’est donc avec un grand  plaisir que nous avons accepté de participer à leur projet respectif pour alimenter le contenu, pour apporter des réponses à leurs interrogations, pour aborder des sujets plus précis en fonction de leur projet. Notre voyage est donc un support à la découverte, et se sont les écoles qui mettront en oeuvre les projets pour garder une cohérence pédagogique. Notre fils ainé, Gaspard sera lié à ses projets de correspondances, en contribuant à alimenter les contenus et autres écrits grâce à son regard d’enfant et d’élève nomade parcourant les routes du mondes. 


On remercie pleinement Guillaume (Ecole de Bayeux) et Patricia (Ecole d'Angers), les deux enseignants qui ont pris contact avec nous grâce à l’adresse mail de notre voyage : cyclofamily@par4cheminsavelo.fr et restons disponible pour d’autres écoles susceptibles d’être intéressées !

 

 

En attendant, nous vous invitons à découvrir ces projets de correspondances avec ces deux classes de l’école Mathilde Reine à Bayeux et l’école Condorcet à Angers dans la nouvelle page de notre site internet : Echanges et Correspondances scolaires.


Encore merci aux 2 enseignants pour l’intérêt porté à notre aventure !

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sam.

18

oct.

2014

L'école nomade,

Une école nomade avec peu de confort...
Une école nomade avec peu de confort...

Suite à notre réflexion à Santiago, de poursuivre ou non notre voyage face aux difficultés rencontrées pour effectuer l’école à notre fils ainé Gaspard, nous voulions vous remercier pour les nombreux messages de soutien que nous avons reçus par mail, dans les commentaires du site ou encore via les réseaux sociaux. Ces soutiens nous ont permis de relever la tête et de relativiser quant aux programmes à suivre, aux difficultés qui existent aussi au quotidien pour les parents sédentaires en France.


Il nous semble toutefois essentiel et important de poursuivre une scolarité mais il est important de prendre en compte les difficultés de motivation compréhensibles que Gaspard rencontre…

Voici donc un récit des temps scolaires que nous effectuons avec Gaspard, entre bas et hauts selon les jours :


En amont du voyage, nous avions décidé d’aborder seulement, le socle commun c’est à dire : écriture, lecture et compréhension et mathématiques. Le reste du programme organisé autour de la découverte du monde étant largement abordé à travers nos aventures et autres découvertes naturelles, culturelles, historiques, scientifiques et géographiques… Au début de notre périple, nous souhaitions organiser des temps scolaires à hauteur de 1 à 2 heures par jour. Un peu de français, un peu de mathématiques et pourquoi pas l’écriture d’un carnet de voyage à travers des textes et des dessins.


Mais, on s’est vite rendu compte que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour que Gaspard puisse étudier dans des environnements propices et motivants à de bons apprentissages. En effet, se retrouver seul sur la bâche du bivouac devant le tipi (en plein vent, ou au soleil) alors que son petit frère gratte la terre et joue avec des bâtons au chevalier, n’ a rien de motivant. On le conçoit largement. De même, après une journée de vélo, il est difficile de travailler comme un élève après une journée de classe fatigante.

Et en même temps, nous nous devons en tant que parents de poursuivre l’instruction de Gaspard. Alors pour effectuer ces temps scolaires, nous nous appuyons sur des fichiers individuels que beaucoup d’élèves possèdent en classe. Il nous semblait important de faire un certain lien avec des outils dit scolaires. Ces outils nous facilitent la mise en place des temps scolaires, mais en est-il de même pour Gaspard ?


C’est la question que nous nous sommes posées à Santiago. Ne faut-il pas plutôt adapter ces outils pour faciliter ces temps ? Ces fichiers sont en effet construits autour d’une dynamique collective de classe qui permet à des élèves de travailler parfois individuellement mais autour d’une avancée de groupe. Mais pour Gaspard qui est le seul à étudier, cette méthode est plus difficile. C’est compréhensible notamment quand la motivation n’est pas toujours présente après avoir vu des volcans, pris un bateau ou découvert une chute d’eau ! Alors, depuis maintenant un mois, pour entretenir une certaine motivation, nous utilisons toujours ces fichiers mais de manière moins rigide. On supprime des exercices, on en invente, on surprend par des jeux, par des exercices oraux et ludiques, on s’arrête plus sur les images et les dessins. Et cela, à tendance à mieux se dérouler pour le bien être de chacun. Le problème reste la motivation de Gaspard à écrire, à copier ou recopier. Il bloque, et demande même en amont s’il va copier des textes ou autres exercices nécessitant du « recopiage ». Une phobie de la copie s’est installée lors de ces temps scolaires. Nous sommes en train d’y remédier par l’écriture de carte postale, et de mail. Ecrire différemment pour prendre goût à l’écriture… vaste programme !


Depuis 1 mois, les temps scolaires se passent mieux pour Gaspard qui les subit moins. Pendant le déroulement, je suis à côté pour l’accompagner, lui expliquer, et même parfois pour faire ensemble. Il y a toujours une certaine résistance à se mettre au travail, mais une fois partie, ce temps se déroule bien. Les dix premiers minutes sont souvent capitales pour savoir si tout le monde est dans de bonne disposition et prêt à passer une heure ou plus à travailler ensemble.


Enfin, en terme de rythme, lors des journées de vélos nous avons décidés avec Gaspard de la mise en place d’un petit temps scolaires à l’issue de la journée et avant le diner. On banalise 30 à 40 minutes pour écrire, lire ou compter dans la tente. Et lorsque nous sommes dans des auberges ou des lieux propices au travail (quand il y a une table en fait) nous accentuons les temps d’études et d’apprentissages pour effectuer plusieurs pages de fichiers et des temps de lectures plus longs.


On souhaite vraiment que cette dynamique positive se poursuive même si enseigner et faire l’école à son propre fils n’est pas toujours une partie de rigolade, cela reste néanmoins un plaisir de faire l’école à l’autre bout du monde, d'ouvrir ses enfants à des réalités et d'utiliser des cas concrets pour faciliter les apprentissages. Les découvertes et visites sont prétextes à apprendre, et permette de poursuivre une instruction ludique, dynamique et vivante. Gaspard profite finalement d’une classe de découverte de 15 mois, qui normalement lui sera bénéfique. Nous lui souhaitons ! Quant à Anatole, il réclame des exercices par mimétisme à sa maman qui lui prépare des jeux avec des lettres, des formes, des dessins. Tout un programme... !


Cette facette de notre voyage restera au début comme un moment difficile pour nous, avec une remise en question quasi-permanente, quotidienne. A ce jour nous regrettons nullement notre choix de continuer notre aventure familiale pour poursuivre nos découvertes et permettre à nos enfants de s’instruire différemment, à travers une école nomade, certes pas toujours simple, mais ouverte sur les réalités du monde et autour de notre belle planète terre ! 


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ven.

05

sept.

2014

Allo la planète, oui j'écoute ! 

C'était ce matin sur le Mouv' avec Eric Lange dans l'émission hebdomadaire Allo la planète, il était 8h00 chez nous, 13h00 en France, on finissait notre petit-déjeuner avant d'échanger en famille sur notre liberté de voyager...

(Pour les pressés... c'est à partir de la 24ème minute).

Bonne écoute ! 

mar.

12

août

2014

Orange pressée, et presse !

Un bon verre de jus d'orange pressée le matin au petit déjeuner accompagné d'un petit quotidien et de quelques articles réconcilliants avec l'actualité internationale peu joyeuse. On vous les sert sur un plateau, voici 2 articles issus de journaux locaux : l'un venant de l'Est Républicain, de Charquemont, l'autre du Courrier de l'Ouest et de la Meignanne. Merci aux 2 correspondants de suivre notre aventure et de la partager par ces articles à lire, à découvrir et à partager ! Bonne journée ! (Cliquez sur les articles pour les agrandir)

Article du Courrier l'Ouest
Article du Courrier l'Ouest
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