Puquio c'était trop haut !

Après 3 nuits passées à Nazca, nous remontons sur nos vélos avec une certaine « inquiétude »  ou plutôt « angoisse » par rapport au trajet à effectuer. En effet, pour rejoindre la prochaine grande ville distance de 155 kms, il est nécessaire de monter pendant quasi 100 kms jusqu’à 4200 mètres d’altitude avant de redescendre à 3200 dans la ville de Puquio. 

 

Du jamais fait avec nos vélos très chargés, du jamais vécu. 

 

On prend donc la direction de Puquio à 9h00, la sortie de la ville est rapide, et nous nous chargeons d’eau à la dernière station-service avant l’inconnue. Nous demandons les dernières  informations quant aux possibilités de ravitaillement. La montée n’est pas très raide mais continue, toujours continue. A 12h00, nous nous arrêtons pour manger sur le bord de route, pas très large car il n’y a que la route. Après 3 heures de vélo, nous n’avons fait que 15kms. La pause est courte et les enfants souhaitaient s’arrêter plus longtemps pour jouer mais le soleil et le lieu peu propice au jeu ne nous permettent pas de rester sur place. Nous décidons de repartir pour l’ascension. Les jambes suivent, mais les pauses se font de plus en plus régulières et nous n’avançons très lentement. La journée est longue pour les enfants et surtout Anatole qui réclame de descendre de sa remorque. Nous profitons d’un coin d’ombre et de travaux sur la route pour discuter avec un ouvrier effectuant la circulation sur une route au lieu improbable. 

 

Après discussion, nous pensions qu’il y avait un point d’eau au Km 28, mais malheureusement, il nous dit que le premier point d’eau est au kms 50. Nous avons assez d’eau pour la nuit mais peut-être pas pour le lendemain, et surtout nous nous posons la question non pas de réussir mais plutôt de la durée de vélo « subit » par jour par les enfants (environ 6 heures pour réaliser seulement 20 kms) En effet, nous effectuons du 5 kilomètres par heure de moyenne sans compter les nombreuses pauses que nous nous accordons pour souffler, boire une eau pas toujours fraiche, et surtout contempler un paysage désertique mais fantastique pour nos yeux d’Européens.

 

On tente d’arrêter un camion pour s’accrocher mais c’est difficile et dangereux,la deuxième tentative n’est toujours pas une réussite. Nous décidons donc de stopper cette grande ascension après 28 kms de vélo à 1710 mètres d’altitude (environ 1000 mètres de dénivelé dans la journée) et de charger les vélos dans le camion de Roberto. Il est 16H45, les enfants ont passé la journée sur les vélos, ce n’est pas notre volonté pour cette aventure familial. Nous poursuivons donc en camion sur une route toujours aussi magnifique jusqu’à 4200 mètres d’altitude puis jusqu’à Puquio à 3200 mètres pour réfléchir à la poursuite du voyage, de notre liberté d’avancer et comme concilier vélo, repos, jeux et découvertes en famille.

 

La journée que nous nous accordons à Puquio est festive puisque plusieurs manifestations sont organisées en ce week-end de l’ascension, quelle coïncidence !  Nous profitons d’un village andins colorés, typiques, où les marchés sont omniprésents et où la population costumée de l’habit traditionnel est très accueillante. Cette journée permet également de nous acclimater à l’altitude, les enfants vont très bien, les parents ont quelques symptômes (maux de têtes, nausées, fatigue accentuée…) nécessitant du repos avant de repartir découvrir les hauteurs du Pérou, à notre rythme et en gardant une certaine liberté… de transports.

 

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Commentaires : 7
  • #1

    Ludivine et Martial (mardi, 03 juin 2014 23:07)

    Nous venons de passer une super soirée aux Ecorces en lisant votre aventure. Vous nous faites découvrir de superbes paysages et partager vos ressentis, émotions et difficultés. Merci de nous faire partager tout çà!
    bonne suite et Merci
    A bientôt

  • #2

    perrine (mardi, 03 juin 2014 23:25)

    Alors vous avez bien fait de finir en camion.. l'objectif n'étant pas la performance sportive. Reposez vous bien, profitez et repartez en forme pour cette belle aventure. Gros bisous

  • #3

    piwhy (mercredi, 04 juin 2014 00:55)

    Bravo pour ces efforts ! bon courage pour la suite ;) soyez prudents
    besos

  • #4

    Pat le mille pattes (mercredi, 04 juin 2014 07:14)

    Je pense bien à vous, car je connais ces maux de tête en altitude et cela enlève une partie du plaisir. Donc même si votre corps va s'habituer un peu, il n'y a pas à hésiter quand cela devient trop dur, car votre voyage est encore long, et si une solution s'offre à vous, prenez là sans vous poser de questions. Faire la côte de Biaufond, c'est de la rigolade à côté de ce que vous faites! Vos photos me rappellent des paysages du Mexique.
    Ici la pluie est annoncée pour ce mercredi, et l'herbe est toujours aussi verte! Bonne journée à vous!

  • #5

    verobh (mercredi, 04 juin 2014 08:49)

    bonjour,merci de nous faire partager à travers vos recits et vos photos votre aventure, vos photos sont superbes, il y a des paysages lunaires! les couleurs des tissus sont superbes, belle journée à vous tous,

  • #6

    Brigitte et Domi (mercredi, 04 juin 2014 10:24)

    Servane, tu vas faire ta réserve de laine avec toutes ses couleurs de laine. Bisous

  • #7

    Marylaure (vendredi, 06 juin 2014 18:01)

    Superbes photos, les paysages sont grandioses...mais ça manque de verdure de la moyenne montagne du Doubs! N'est-ce pas? HIHI...

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