Altiplano, bonjour !

8 jours de vélo, 7 Bivouacs, 7 toilettes sommaires, un col à 4338 mètres et l’altiplano qui s’ouvre à nous. Des journées ensoleillées avec quelques températures froides… Récit de 8 jours d’aventure riche en rencontres et en paysages...

 

Après avoir profité de 9 jours de découvertes Incas et de jolies rencontres à Cuzco, nous avons pris la route mardi 17 juin, pour environ 400 kms de vélos. Parti de 2800 mètres, nous avons dans un premier temps descendu, avant de longer régulièrement des rivières. La première journée, comme toute les autres, s’est déroulée sous un grand soleil. La recherche du premier bivouac n’a pas été simple et s’est terminée sur un terrain de sport dans un petit village. Intriguée, la population n’a pas manqué de venir à notre rencontre pour avoir quelques explications sur notre aventure. C’est avec plaisir que nous avons échangé avec eux. Les enfants ne sont pas en reste en terme d’échange, cette première soirée s’est d’ailleurs clôturée par une partie de football bien sympathique ! A notre réveil, les enfants étaient déjà à nous attendre avec le ballon de foot ! Nous avons pris notre déjeuner sur les gradins du terrain de sport accompagné d’un petit péruvien bien gourmand, avec lequel nous avons partagé quelques-unes de nos tartines à la confiture !

 

Après notre passage à Urcos, nous filons sur une route sinueuse et vallonnée, nous oscillons entre 3000 et 3500 mètres d’altitude, et notre second bivouac, nous voit planter le tipi en retrait de la route non loin d’une montagne, bien à l’abris, pensons-nous… Au petit matin, le réveil sera froid, on attendait le soleil paisiblement dans la tente mais notre installation n’était pas si bien pensée… Au réveil, la tente est gélée et la température est de moins 8° degré. L’attente est longue pour prendre le petite déjeuner enfin sous la chaleur des premiers rayons du soleil. Nous nous satisfaisont néanmoins dans le choix de notre matériel et de sa qualité. En effet, personne n’a eu froid pendant la nuit, et nous nous réveillons bien réchauffés.

 

Le choix de notre 3ème bivouac sera plus judicieux et effectué à l’aide de la boussole (Nord-Est pour recevoir rapidement le soleil matinal !), en plein champs au bord d’une rivière, après une quarantaine de kilomètres quotidien depuis 3 jours… Nous apprécions ces temps de vélo depuis quelques jours et savourons les bivouacs quotidiens en famille. Nous poursuivons la découverte du Pérou, avec son milieu rural et agricole. Nous observons beaucoup de bétails dans les champs et les bords de routes. Les femmes sont dans les champs à ramasser les cultures où à faire sécher leur pommes de terres et les homme se consacrent à des travaux de transports ou de batiments.

 

Nos journées, assez sportives, débutent vers 10 heures pour se terminer vers 15h30, entrecoupés du pique-nique et de plusieurs pauses. Les bivouacs sont l’occasion de profiter de long temps de jeux pour les enfants et d’effectuer l’école pour Gaspard. A 17 heures, toute la famille est déjà dans la tente, car il fait rapidement nuit et surtout froid (5 à 8 degrés). Les repas, sont pris dès 18h 30 et le coucher collectif ne dépasse guère 19h00, du jamais vu même à la colo de Charquemont !

Au soir, du quatrième jour, nous sollicitons un espace devant une maison apparemment inhabité, l’accord nous est rapidement donné, nous profitons d’un point d’eau sur le site. Plusieurs enfants débarquent pour jouer avec Anatole et Gaspard, installés avec leurs Légos devant la tente. Luiz, Jean-Pierre et Raoul, s’installent et jouent avec eux jusqu’ à la tombée de la nuit. Wilfredo, le cousin et voisin, s’approche, nous échangeons longtemps sur notre voyage et sa vie pas très simple. Il vit en effet seul avec sa maman, et travaille péniblement dans le bâtiment depuis le décès de son papa. Sa maman, elle, cultive au champ, pomme de terre et autres cultures. Ce temps est convivial et se conclu par un échange de mail et par un au revoir le lendemain matin dès 7 heures, lors de son départ au travail. Sympa.

 

Nous repartons le lendemain en direction d’Aguas Calientes (non pas celui de Machu Picchu), la route est vallonnée voir de plus en plus montante. Pour moi, c’est très dur, nous prenons de l’altitude et les jambes ne suivent plus. Le moral n’est pas au beau fixe, non plus. Servane, elle, va bien, et est au avant poste. Nous effectuerons une petite journée de 15 kms, de montée et stopperons dans le hameau d’Aguas Calientes où une source d’eau chaude à plus de 66 degrés, alimente plusieurs piscines et saunas pour le plus grand bonheur des enfants. Baignade et repos composeront cet après-midi et fin de journée.

 

Nous repartons de bonne heure le matin, pour atteindre le point culminant avant de redescendre (enfin) sur l’Altiplano; On nous annonce 5 kms d’ascension qui se transformera en fait en 12 kms… Les Péruviens ont une méconnaissance totale des distances, du dénivelé et tout autre point géographique. Pas facile quand on a plus de carte...

 

Nous atteignons enfin le col à 4338 mètres avant de profiter de 25 kms de descente et du décor fabuleux qu’offre les premiers kilomètres de l’Altiplano Péruvien ! La fin de la descente se terminera par une chute collective sans gravité, après une mauvaise négociation d’un pseudo passage à niveau à traverser. Servane perd du vernis sur le coude et se fait mal à l’épaule. Gaspard prend peur mais finira simplement par trouer son pantalon qui aura fait office de protection. Quant à moi , rien à déplorer. Ouf, nous repartons sans trop de dégâts, hormis une fixation de sacoche qui a cédée. Le soir, nous bivouaquons à la sortie du village Santa Rosa derrière une maison. Le matin, sous nos sacs de couchages, nous effectuons un cours de science en observant le dégel de la tente, et le passage de l’état solide à l’état liquide de l’eau grâce au lever du soleil ! Il fait moins 1° degré dans la tente, mais plus de 25 degrés dans nos sacs de couchage ! Tout va bien. Le petit déjeuner sous un grand soleil réchauffe très vite toute la famille , nous remontons sur les vélos dès 9h30.

 

Nous sommes à 4000 mètres et roulons plusieurs jours sur une route quasi plane. C’est agréable, il y a que très peu de voitures et les paysages sont grandioses, nous avalons à plus de 18 kms  à l’heure l’asphalte très linéaire… Seuls les habitants de certains villages sont austères à notre passage. En nous appelant les « gringos", (étrangers), les demandes d’argent sont récurrentes et lassantes. Nous découvrons péniblement cet aspect de notre voyage. A leurs yeux, nous ne sommes que de l’argent, rien d’autre, dommage, nous qui souhaiterions échanger plus fortement avec eux et leur vies certes difficiles mais tellement atypiques et riches, perchées à plus de 4000 mètres d’altitude ! 

 

Nous profitons de 3 jours d’Altiplano avant de rallier la ville de Puno. Nous souhaitons rallier cette ville ce mardi, pour profiter d’un peu plus de confort et d’une douche après plusieurs jours de bivouac. Les tee-shirts et cheveux commencent à tenir debout... Nous effectuons plus de 110 kms lors de cette journée, avec en prime l’ascension d’un petit col de 10 kms en fin d’étape avant de redescendre sur les bords du Lac Titicaca, pour le plus grand bonheur d’Anatole qui fête ses 3 ans ce jour. 

 

Repos, école, jeux, et balade vont composer nos 3 jours de pause et de découvertes à Puno avant d’entrer sur les terres Boliviennes. A suivre.

 

 

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Commentaires : 2
  • #1

    lili (mercredi, 25 juin 2014 10:03)

    pour de l'aventure c'est la vraie .... De belles photos , je vous admire
    Bisous Lili

  • #2

    tante christine (mercredi, 25 juin 2014 18:22)

    que de beaux paysages nous découvrons j'admire votre énergie.Gros bisous à Anatole pour ses 3ans.
    Je vous embrasse tous les 4. Christine.

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