De Sajama à Lica par Coïpassa, ou les prémices des Salars…

Seuls au monde ?
Seuls au monde ?

Pour rejoindre les Salars tant attendus, nous souhaitions passer par les pistes boliviennes, en rejoignant les villages de Turco, Ancaravi, Hunchacalla, mais l’expérience de Sajama pour rallier les sources d’eaux chaudes a eu raison de notre envie d’aventures secouantes !  On a finalement privilégié notre sécurité (nos mamans vont être rassurés…), car certaines parties découvertes après coup n’auraient pas vraiment été une partie de plaisir pour nous et les enfants à passer des journées entière sur le vélo ou à pousser tout notre chargement bien lourd.

 

Nous avons donc décidé de solliciter un véhicule tout terrain pour rallier la ville de Hunchacalla. Vélo chargé sur le toit du 4X4, nous sommes partis de Sajama vers 10H00, et après 3 heures 30 de pistes très difficiles au milieu des lamas, vigognes, sables, cailloux et j’en passe nous arrivons à bon port au milieu d’une ville morte. Nous sommes le 17 juillet,(:-)), et rattrapons une carretera (une route asphaltée) pour rejoindre la ville de Sabaya. Après un gros ravitaillement en vivre en eau, nous retrouvons d’ailleurs avec plaisir quelques légumes et du pain, choses rares dans les villages, pour nos pique-niques de mi-journée. Nous décidons d’attaquer que le lendemain cette petite portion de route et bivouaquons à la sortie de la ville.

 

Dès le lendemain, nous débutons la journée par une petite bosse et apercevons au loin d’une ligne droite de 30 kms, la ville de Sabaya entourée d’une grande plaine désertique avec en arrière plan quelques volcans chiliens, les prémices des déserts se font sentir… A midi, nous entrons dans une ville fantôme où nous déjeunons rapidement après avoir compléter notre ravitaillement (Une famille de cyclo, ça mange ! ) Nous reprenons la route et entrons sur une piste secouante pour rallier le premier désert de sel de Coïpassa. Après 15 kilomètres nous dérivons de notre trace GPS pour couper à travers les prémices du Salar et éviter cette très mauvaise piste. Le vent se lève, la journée se terminant, après 53 kilomètres nous décidons de camper au milieu de nulle part à quelques kilomètres de l’entrée du salar et de la ville de Vilavitalina.

 

Il fait froid, nous sommes exposés au vent mais la nuit se déroule bien et nous profitons rapidement d’un ensoleillement lumineux et chaud. Nous passons à nouveau dans une ville fantôme. Nous croisons quelques hommes alcoolisés qui nous proposent une boisson à la couleur apeurante et profitons plutôt d’un point d’eau, avant d’entrer sur le Salar de Copaïssa.  

 

Tout est enfin blanc, c’est beau, magique, grandiose et surprenant à la fois.

 

Nous sommes justes stoppés par une crevaison sur mon vélo et repartons rapidement en direction du village de Coïpassa installé sur une île en plein milieu de salar. Nous terminons la journée par quelques kilomètres de pistes et arrivons sur la place du village où des championnats de basket et de foot se déroulent avec des équipes chiliennes voisines. Après le déjeuner, bien installé sur la place centrale du village ensoleillée, nous cherchons un véhicule pour rallier Lica, grosse bourgade située à proximité du grand salar de Uyuni et à 2 heures de 4X4. En effet, la piste reliant les 2 villes est très difficile et nous nous voyons pas pédaler et surtout peiner à pousser nos vélos dans ces chemins. Malheureusement, nous ne trouvons aucun chauffeur partant et passons la nuit sur un terrain de football. Nous installerons notre bivouac en compagnie de quelques enfants intrigués par notre tente et notre réchaud !

 

Le lendemain matin, nous cherchons à nouveau un véhicule. Mais en ce dimanche 20 juillet, la ville de Coïpassa fête ses 49 ans. Nous assistons donc au défilé des écoliers, collégiens, officiels en musique avec la fanfare scolaire et la fanfare officieuse encore alcoolisée de la nuit festive passée… La journée passe, certains chauffeurs alcoolisés nous proposent de nous véhiculer, nous refusons poliment. Puis, Freddy habitant du village et travaillant à l’extraction du sel, vient nous proposer ces services avec un véhicule âgé, moyennant un dédommagement rentrant dans notre budget. Nous acceptons et partons vers 13H30 après avoir posés pour la photo officielle avec le Major de la commune et sa famille. Ces 2 jours passés à Coïpassa, dans un village où l’activité économique est essentiellement tournée vers la production de sel, nous aura permis de goûter aux pratiques traditionnelles, à une vie quotidienne différente de la notre et d’échanger plus longuement avec de nombreux boliviens. Un bon souvenir malgré l’attente d’un transport.

 

Après 2 heures de rodéo sur les pistes sableuses, nous arrivons à Lica pour installer notre bivouac sur un terrain de….. football. (On risque de changer de sport en rentrant en Europe !). Nous profiterons d’un stand de frites / saucisses installé à côté de la salle de sport et de foot (!) pour ne pas préparer à manger ce soir et savourer un repas chaud et un peu différent…

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Commentaires : 4
  • #1

    Zwoofff (vendredi, 25 juillet 2014 07:32)

    Impressionnant le parcours que vous avez suivi et choisi pour passer avec les enfants. Heureusement il semble finalement pas si compliquer de trouver un moteur pour vous transporter plus loin. De beaux coins et parfois secs. Votre dernière réponse nous fait tout de même réfléchir quand à l'achat d'un filtre à eau. Même ici au Canada on a été obligé de boire de l'eau non potable faute de mieux. Heureusement pas malade ensuite. Et vous de ce côté? pas de gastro ou tourista?

  • #2

    par4cheminsavelo (vendredi, 25 juillet 2014 13:02)

    @ Zwoofff : On regrette pas le parcours malgré quelques galères, les coins et paysages étaient grandioses ! Quant au filtre à eau, c'est une sécurité non négligeable notamment avec 2 enfants. Bien content de l'avoir pour éviter en plus l'achat de bouteille de d'eau à gogo... L'eau filtrée est bonne.Il nous a bien servi sur les déserts de sel. Pas de problème majeur de santé, une légère adaptation à l'alimentation locale nous a dérangé pendant seulement 5 jours au début du Pérou. Les enfants rien du tout. Tout roule aujourd'hui pour la Cyclofamily !

  • #3

    Perrine (vendredi, 25 juillet 2014 16:45)

    Les photos sont superbes! ça fait plaisir d'avoir de vos nouvelles. Gros bisous!

  • #4

    famille (lundi, 28 juillet 2014 14:08)

    Coucou la cyclofamily.

    Nous sommes content de lire à nouveau vos aventures,de voir votre vidéo ainsi que les photos. Magnifique
    On pense bien à vous. Ici on fait aller, la météo est très capricieuse. Espérons que août sera ensoleillé on en a besoin .

    A bientôt on essaiera de se faire un skype à l'occasion.

    Gros bisous à vous 4 et un bisous particulier pour Anatole de tata , tonton et Anthony

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