Le salar d'UYUNI : entre galère, bonheur et joie !

Le Salar de Uyuni, une découverte pour Servane, un rêve pour moi, un terrain de jeu immense pour les enfants, restera un moment fort de ces 3 premiers mois de voyage pour nous. Entre galère, bonheur et joie, nous sommes passés par tous les états et garderons de ce lieu des souvenirs forts et mémorables. Récit de 3 jours en famille, pas comme les autres avec en prime une vidéo de cette aventure.

 

C'est depuis la ville de Llica que nous sommes entrés sur le plus grand désert de sel monde : le salar de Uyuni. Après une bonne nuit sur le terrain de football entourés de quelques cochons, nous quittons cette bourgade par les pistes pas toujours roulante. Nous rejoignons le salar par une piste qui nous semble être la bonne... Mais nous nous rendons compte rapidement que cette piste longe le salar est à priori mauvaise. Nous décidons donc de couper à travers le désert pour ralier notre premier point de mire, l'ile Pescado et ses grands cactus. L'île flotte sur le salar, elle donne l'impression d'être toute proche mais nous savons qu'elle se situe à quelques 50 kms d'où nous sommes... Nous nous attendions à une blancheur extrême, mais sommes légèrement déçus de la couleur un peu jaunâtre. Le salar de Coïpassa dégageait une blancheur plus forte.

 

Nous commençons à avancer sur le salar entouré de plusieurs volcans à l'horizon, c'est difficile car nous ne roulons pas sur une piste plane. Le salar est composé comme un damier géant avec des bordures de quelques centimètres, les vélos écrasent les craquelures de sel en relief et nous ralentissent beaucoup. Nous roulons à seulement 10 kilomètres par heure, et l'île Pesacado est encore très loin. Après seulement 25 kilomètres nous stoppons notre avancée pour la pause pique-nique en plein milieu du Salar. Le moral n'est pas au beau fixe et le vent quasi de face est de la partie. Nous profitons néanmoins de cette solitude pour savourer ces paysages atypiques et désertiques. Il nous reste environ 40 kilomètres pour ralier l'île. L'après-midi sera éprouvante et difficile, nous ne croiserons personne de la journée. Nous nous attendions à un boulevard roulant sur le salar, malheureusement malgré notre GPS nous ne trouvons pas la piste. A 17h30, nous arrivons enfin sur cette grande île, et installons très rapidement le bivouac et le tipi pour nous réfugier au chaud avec les enfants qui ont largement eu le temps de découvrir le salar durant cette après-midi. Le vent souffle, le goûter et le repas seront pris au chaud dans la tente au pied des cactus. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de sortir de la tente pour profiter d'un coucher soleil aux couleurs grandioses mélangeant les bleu, orange, jaune et le blanc omniprésent.

 

Mardi matin, le lendemain, nous souhaitons rejoindre la deuxième grande île du salar, l'île au cactus géant, l'île Inca Huasi..... Cette île, plus touristique, possède des points d'eau essentiels à notre ravitaillement. Nous avons notre GPS avec la trace et la direction, mais n'arrivons toujours pas à rejoindre une piste plane. Nous débutons donc notre deuxième journée sur la salar comme la première. Mais le beau temps, la beauté du lieu et le peu de kilomètres pour ralier cette île nous remonte très vite le moral. En milieu de matinée, nous trouverons d'ailleurs une trace de 4x4 facilitant notre avancée et dépassons les 2000 kilomètres pédalés depuis notre départ le 1er mai.

 

Partis à 10 heures, nous arrivons vers 12h00 passé, sur l'île où de nombreux touristes, arrivés en véhicules avec les agences, déjeunent sur les tables en sel. Nous en faisons de même et profitons des installations pour pique-niquer face au soleil et au bord du désert de sel. Une cuisinière d'une agence nous offre même un plateau entier de crudités non terminé par des touristes allemands. Nous savourons tant le lieu que le repas ! La journée est superbe, et nous décidons de ne pas repartir pour profiter d'une après-midi de découvertes de l'île et des cactus géantes, de jeux pour les enfants et d'échanges avec les nombreux touristes interloqués par notre arrivé sur ce lieu reculé de la planète. Nous passerons plus d'une heure à échanger avec Brigitte et Philippe, couple de nantais, en voyage pour 5 semaines en Bolivie et Pérou. Un chouette moment sincère avec beaucoup de points communs !

 

Cette journée est superbe, la découverte de l'île est suprenante et appréciée par Gaspard et Anatole. Au sommet de l'île nous profitons d'une vue à 360 degrés sur les 180 kilomètres de Salar ! Nous terminons notre journée par l'installation du bivouac et par des photos souvenirs en famille sur ce sol dur et devenu plus blanc grâce à une orientation du soleil différente. La soirée est calme, les enfants jouent et le coucher s'effectue relativement tôt pour se lever de bonheur le mercredi matin et entamer notre sortie du salar.

 

Le lendemain nous souhaitons sortir du salar pour rejoindre la ville de Colchani située à 80 kms de l'île qui nous accueille pour la nuit. Mais, vers 4 heures, en pleine nuit, le vent se lève et souffle de plus en plus fort. De fortes rafales tombent sur la tente qui poussent la toile sur nos visages peu endormis. Le vent ne faiblira que légèrement à notre réveil et nous obligera à prendre le petit déjeuner dans le tipi. Les températures sont extrêmes, il fait - 6 degrés à l'intérieur de la tente, les -20 degrés ont dû été facilement être atteints à l'extérieur. Le vent renforce la sensation de froid. Toutefois, on découvre à notre réveil que ce vent souffle presque dans le dos, une bonne nouvelle ! On sait aussi qu'une piste dure et linéaire existe, car applani par les nombreux véhicules tout terrain des agences. Une bonne journée commence donc !

 

On débute d'ailleurs cette journée en compagnie de Johanna, cyclo belge, qui est partie depuis un an depuis le Canada, comme un certain Charles, cousin, qui parcoure les Amériques à vélo. Nous filons à plus de 20 à l'heure lors des 2 premières heures. C'est magique, que du bonheur dans ce décor de rêve. A 13h00, après 4 heures de vélo et quasi 80 kms sur le salar, nous arrivons à Colchani où le vent souffle très fort en bord de salar. Notre déjeuner est express et venteux ; nous décidons de ralier Uyuni distant de 20 kms car Colchani est désertique et surtout fantomatique !

 

Le vent est toujours dans le dos et nous pensons que le trajet va vite s'effectuer jusqu'à notre prochaine douche distante de quelques jours... Mais le vent redouble et le sable de la piste est soulevé. Nous sommes confrontés à une vrai tempête de sable, parfois très forte nous faisant tomber ou nous obligeant à descendre du vélo pour pousser. C'est extrême, nous sommes lancés et décidons de poursuivre jusqu'au bout. Le sable s'engouffre partout même dans la carriole d'Anatole pourtant protégé par une bâche de protection. C'est impressionnant. Le vent nous aide quand même à avancer plus rapidement, nous en profitons ! Après plus d'1 heure et demi de vélo et d'efforts dans la poussière, c'est les visages, cheveux et vêtements jaunis par le sable que nous entrons dans la ville de Uyuni bloquée par des grêves depuis maintenant 10 jours. Nous rejoignons un hotel frigorifique mais aux douches très chaudes et à l'accueil chaleureux et sympatique pour quelques jours de repos. 

 

Des journées d'aventure que nous n'oublierons pas tant par la beauté des paysages que par les conditons extrêmes rencontrées sur la fin du parcours. Que de souvenirs à découvrir en vidéo et en photos :

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Commentaires : 4
  • #1

    Christian et Josiane (samedi, 26 juillet 2014 16:52)

    Bonjour à tous les quatre,
    Non avons passés un bon moment cette après-midi à regarder votre périple
    Ouf, impressionnant ce désert à la fois angoissant et magique, le coucher de soleil superbe sur les dalles de sel et chapeau pour le montage du film.
    Au fait :
    "une vigogne, c'est une cigogne avec un scveveu dans le bec " non ?
    un gros bisous à Anatole et Gaspart et à vous deux ... evel just
    La Bretagne qui vous suit.

  • #2

    deshayes corinne (lundi, 28 juillet 2014 12:21)

    Merci pour la vidéo !!
    c'est magnifique .... profitez en bien et prenez soin de vous !

    Bisous

  • #3

    Margoulette (lundi, 28 juillet 2014 15:39)

    Bonjour la cyclo-family!

    Je suis cyclo-voyageuse aussi et je vous suis depuis le début de votre périple grâce à Eurovélogex!
    Nous partons avec mon copain 2 mois à l'automne de Lima à Santiago alors votre blog nous aide beaucoup pour la préparation. Merci pour ces récits détaillés et ces belles photos-vidéos.
    Bravo pour votre courage et votre énergie à tous les 4.

    A bientôt pour votre prochain récit!

  • #4

    Danielle/Jacques (jeudi, 31 juillet 2014 01:53)

    Coucou à vous 4. Malgré plusieurs semaines sans vous écrire nous suivons vos récits et les vidéos
    sont magnifiques ! merci de nous faire participer à vos jours de bonheur et parfois d'inquiétudes.....
    Le froid doit être le moins agréable ! Que de beaux souvenirs pour vous et Gaspard/Anatole. Nous vous souhaitons plein de bonnes choses encore et prenez soin de vous 4. Ici les petits enfants vont bien. Avons de belles journées. Pensons vraiment beaucoup à vous. De très gros bisous à tous les 4 .
    Danielle et Jacques

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