De belles tranches de vie !

Une rencontre formidable chez une famille chaleureuse.
Une rencontre formidable chez une famille chaleureuse.

Après une journée de farniente à Cafayate, et une soirée barbecue, nous avons repris la route en direction de Santa Maria et San José distant d’une centaine de kilomètres. Nous nous sommes organisés via les réseaux sociaux de cyclos pour découvrir l’hospitalité argentine à travers le site Warm Showers. Nous étions donc attendus dans plusieurs maisons pour passer une nuit et aller à la rencontre de la population locale. 


A notre sortie de la ville, nous longeons le flan de montagne de la cordillère, posé à côté des nombreuses vignes d’altitude, (quasi les plus hautes du monde) qui occupent toutes les terres. Nous pédalons à bonne allure sur une route vallonnée et agréable. Après 35 kilomètres, nous stoppons notre avancée pour déjeuner et reprenons rapidement la route pour rejoindre la ville d’Aïmacha Del Val située à 2000 mètres d’altitude. Nous nous rallongeons mais nous évitons 25 kilomètres de pistes caillouteuse et sableuses. L’arrivée est difficile puisque nous grimpons une courte mais rude bosse en fin de journée, après 70 kilomètres, sous un soleil et une chaleur étouffante. A notre arrivée sur la place nous dégustons, ou plutôt dévorons des viennoiseries achetées le matin, sur la place du village. Aucun point de chute n’est prévu pour la nuit jusqu’à l’arrivée d’Abel qui nous propose de nous accueillir dans son jardin. C’est avec plaisir que nous acceptons et campons dans son jardin à côté de ses plants de légumes. Abel est serveur dans un restaurant et vit dans une toute petite maison avec une cuisne et une chambre séparées par une petite salle de bain. Un confort sommaire qui ne l'empêche pas de croquer la vie et d'accueillir le plus souvent possible des voyageurs. Un grand merci à lui pour cet accueil sympathique.


Le lendemain, nous prenons la direction de Santa-Maria puis San-José dans la province de Catamarca pour normalement être accueillis chez Juan. Nous descendons jusqu’à Santa Maria en 1H30 et nous arrêtons sur la place pour déjeuner. Santa Maria est une grande ville, capitale départementale, avec de nombreux services. Avant de déjeuner, deux journalistes de la radio et de la télé locale nous interviewent en espagnol sur notre aventure en direct sur la grande place centrale.


Nous reprenons la route jusqu’à San José. Nous cherchons Juan, en nous connectant à internet dans le poste de police du village. Le  comptable de l’école, Mario, qui nous a accueilli dans le village, nous dirige rapidement vers lui, car Juan est professeur d’informatique. Sa maison est toute proche de la place et nous arrivons dans une maison familiale, chaleureuse et agréable. Juan vit en fait avec ses soeurs, son frère et sa maman qui nous accueillent tous avec un enthousiasme et une générosité débordante ! Nous partageons tous les repas avec eux, et ne cessons de manger et de grignoter toute la journée. Le lendemain, nous souhaitons repartir mais Anatole ne se sent pas très bien, nous sommes invités à rester une nuit supplémentaire. Nous passerons une nouvelle journée formidable, à vivre avec cette famille argentine en échangeant sur les différences entre nos 2 pays. (L’école, le coût de la vie, le mariage, la monnaie, le rythme de vie, la gastronomie…) C’est extrêmement sympathique, nous savourons ! Le midi nous mangeons des boulettes de boeufs, non pas celles de la cantine de notre enfance, celles préparées par Sarah, la maman, cuisinés avec des herbes, des oignons, et de la panure : un plat maison que nous savourons une nouvelle fois avec toute la famille réunie. L’après-midi, Servane créé des bracelets avec une des soeurs de Juan, pendant que les enfants jouent avec Karen une autre soeur, pleine d’énergie. Le soir, nous veillons, Juan nous partage ses périples vélos à travers les hautes altitudes argentines réalisés sur les pistes avec son cousin et son petit frère. Des voyages de dingue ! 


Le lendemain, nous partons et les aux revoir sont très chaleureux. Les garçons repartent avec beaucoup de bisous de toute la famille et un jouet, un dinosaure chacun pour leur plus grand plaisir. Nous sommes heureux d’avoir partager une tranche de vie riche et humaine, pleine de valeurs de solidarité et d’hospitalité. Que de souvenirs ! Merci à la famille Carrizo ! 

Nous reprenons la direction du Sud, et devons traverser un petit désert aride sous de grosses chaleurs et plus de 35°. Nous partons donc à la fraîche dès 9h15 et parcourons 38 kilomètres le matin. Nous terminerons la journée avec plus de 100 kilomètres au compteur grâce à une fin de journée descendante freinée néanmoins par des portions de pistes et le passage d’un guet. Sur la fin du parcours, nous découvrons de jolies montagnes colorées ressemblant à celles découvertes sur le nord du pays. Nous nous arrêtons à Naciementos, pour immortaliser nos 3000 kms effectués depuis le 1er mai (et 3000 découvertes !). Ensuite, nous posons notre tente dans une estancia qui confectionne du vin, à Hualfin, à 108 kilomètres de San José, après quasi 7 heures de vélos… Les enfants, eux, terminent leur journée en jouant avec 2 petits garçons heureux de jouer avec les petites voitures françaises. Nous mangeons à la tombée de la nuit et tombons rapidement dans nos sacs de couchage….


Le lendemain, seulement 60 kilomètres nous séparent de la prochaine étape, et de la ville de Belen où Antonio et sa famille doivent nous accueillir. Après seulement 2 heures 30 de vélos, grâce à un terrain favorable (vous aurez compris que nous avons beaucoup descendu…), nous arrivons dans cette ville de 25 000 habitants agréable et sympathique. Nous arrivons chez le warmshower. Malheureusement, l’échange est limité et peu convivial, nous repartons rapidement le lendemain matin en direction de Londres (!) puis nous bivouaquons au milieu d’un désert à côté de la mythique route 40 qui traverse l’Argentine du nord au Sud. Nous sommes au kilomètres environ 4120… A plusieurs reprises nous entendons un bruit mystère qui se déplace autour de la tente, nous n’arriverons pas à visualiser quel animal produit ce son déconcertant…Cela restera un vrai mystère pour toute la famille !!!


Le lendemain, nous poursuivons notre route pour rejoindre San-Blas, annoncée comme une grande ville. Après une ligne droite de plus 45 kilomètres (un vrai marathon ! ) nous bifurquons pour rejoindre la ville mais nous nous rendons compte qu’il y a peu de services, et pas de "bicicleteria" nécessaire pour changer un pneu, très usé, du vélo couché. Nous nous postons sur la place de l’église, vieille de plus de 300 ans où les enfants réalisent des Land’arts pendant que je me connecte à internet chez Victor, habitant du village et producteur de radio. A la fin de notre discussion, Victor nous invite à camper dans son jardin et nous propose une douche chaude et un accès à la très grande cuisine. Un confort que nous acceptons pour partager une nouvelle tranche de vie argentine qui s’annonce riche en échanges ! Que du bonheur !

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Commentaires : 3
  • #1

    Danielle/Jacques (samedi, 30 août 2014 02:20)

    Juste un petit coucou à vous 4 pour vous dire que nous penserons beaucoup à vous au cours de
    cette journée de fête de famille. Vous allez nous manquer !.... Continuez de nous faire rêver en
    lisant votre aventure et merci pour les photos. Gaspard et Anatole dont superbes. A bientôt et
    gros bisous de nous 2.

  • #2

    Zwoofff (samedi, 30 août 2014 21:05)

    De belles distances parcourues. Bravo! même si ça descend. Vous êtes devenus des pro en espagnol, bien pratique pour la discussion. On suppose que les enfants aussi deviennent à l'aise dans cette langue.
    Pour ce qui est du pneu, il y a le choix sur la photo 26. ;-)
    Vos pneus étaient neufs au départ? Ils n'ont que 3000km?

  • #3

    par4cheminsavelo (samedi, 30 août 2014 23:41)

    @ Zwoofff : On beaucoup de globules rouges accumulés sur l'Altiplano ! Pour le langage, c'est clair que 4 mois à parler espagnol, on progresse bien. Rien tel pour apprendre. Quant aux enfants, Gaspard, l'ainée se fait comprendre ! C'est rigolo ! Pour le pneu, j'ai voulu changer avec la photo 26 un peu trop large... Mon pneu avait quasi 8000 kms... et la remorque d'Anatole tire vers la gauche, cela applati tout que d'un seul côté ! C'est changé ! a+ dans le bus Guillaume

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