Bienvenue au Chili

La Cyclofamily au pied de l'Aconcagua
La Cyclofamily au pied de l'Aconcagua

Arrivés à Mendoza en bus pour éviter une route dangereuse, nous avons profité tranquillement d’une ville agréable avant de partir à l’assaut du col séparant l’Argentine et le Chili, col perché à 3200 mètres d’altitude encore enneigé. La jolie route numéro 7, le danger, et une météo peu favorable ne nous ont pas épargnés pendant ces quelques jours et ont malheureusement eu raison de notre détermination et motivation. Nous avons en effet été obligés de faire appel à quelques transports pour passer la frontière et rejoindre notre 4ème pays de l’Amérique du Sud à découvrir: le Chili et sa capitale Santiago posée au pied de la Cordillère des Andes.


Notre première journée de vélo a été consacrée à sortir de la ville de Mendoza via l’avenue Saint Martin de Mendoza. Une avenue interminable qui permet de rejoindre les premières vignes d'altitude et la fameuse route 7 pour ensuite atteindre le col. Après 44 kilomètres et une petite erreur de direction (détour de 8 kms), nous demandons l’hospitalité pour camper sur le terrain d’une ferme au bord de la route. Nous sommes accueillis simplement sans trop d'échange, mais accueillis ! Une fois de plus, les enfants trouvent leur bonheur en jouant avec d’autres enfants. La grande soeur offre même un yaourt pour le goûter aux garçons.


Le lendemain nous reprenons la route pour rejoindre la ville de Portilleros à environ 30 kms de notre lieu de bivouac. Nous partons avec quelques pains maison délicieux et débutons la journée par une ligne droite puis par une ascension longue et parfois difficile. Nous sommes à 1000 mètres d’altitudes. Les camions sont très présents et nous doublent en s’écartant pour le moment. La Cordillère toute enneigée nous domine et nous avançons lentement… Nous approchons du lac à  la couleur rappelant une certaine lagune verte du Sud Lipez. Après quasi 20 kms de montée et plus de 400 mètres de dénivelés positifs nous profitons d’une belle descente pour arrivée à notre destination. Nous décidons d’aller camper dans un camping municipal où, en ce dimanche, de nombreuses familles mangent le barbecue et profitent du soleil malgré quelques rafales de vent assez impressionnante. 


De notre côté, nous nous installons en plantant le tipi. Gaspard fait le temps d’école toujours avec un déficit de motivation et d’implication. Nous nous posons des questions sur la suite de sa scolarité nomade. Au delà de l'école, c'est son comportement perturbé qui nous pose question, notamment pour la suite du voyage. Nous terminons notre journée au bord du lac entouré de montagnes, certaines bien blanches dues aux dernières chutes de neige récentes. Notre diner sera agrémenté d’une viande argentine cuite au barbecue offerte par une famille. Un délice une nouvelle fois. Pachamama bis !!!


Nous reprenons la route 7 le lendemain, toujours avec une circulation importante mais respectueuse. Nous suivons le rio Mendoza, c'est très beau. La route est vallonée mais l’alternance de belles bosses et de descentes nous fait gagner de l’altitude sans trop de difficulté, c’est assez plaisant. Malheureusement, après 1 heure 30 de vélo, le vent se lève et souffle de plus en plus fort… Puis dans un virage, nous sommes confrontés à une vrai tempête soulevant des petits cailloux et nous faisant chuter nos bicyclettes. Il impossible d'avancer et c'est dangereux. Nous nous protégeons difficilement de ces rafales brutales en nous protégeant derrière la remorque d’Anatole. Nous décidons de redescendre légèrement pour éviter les cailloux soulevés dans l’espoir d’une accalmie. Le vent est toujours aussi violent, nous ne nous voyons pas camper au milieu de cette tempête sèche et nous tendons le pouce pour stopper les véhicules. Plusieurs véhicules aux conducteurs attentionnés s’arrêtent pour demander si tout va bien. Nous leur expliquons que oui, puis après 1h00 d’attente, nous sommes embarqués dans le véhicule de mécano de Roberto jusqu’à la ville d’Uspallata, seulement à 25 kilomètres.


Le vent soulève toute le sable, voir de petits cailloux et les déchets. C’est impressionnant mais un peu inquiétant pour camper au à côté de grand arbres. Nous décidons de louer une petite cabane pour nous protéger pour les 2 nuits à venir et attendre le changement de temps annoncé… Le lendemain, le vent souffle toujours aussi fort. On nous expliquera qu’il s’agit d’un vent chaud et sec très puissant qui sévit que quelques jours par an. Nous sommes là pour le constater ! Nous profitons de ce confort nouveau pour effectuer l’école dans de meilleures conditions mais la motivation de Gaspard continue à décliner en même temps que son comportement et sa concentration. Difficile à vivre pour tous le monde. Nous commençons à nous poser des questions sur le déroulement du voyage et à chercher des solutions pour améliorer l’ambiance qui se tend franchement.


Après cette journée de repos, nous partons à la fraîche avec une température de 2° à 9h00. Nous sommes à 1900 mètres d’altitude et seulement à 80 kms de la frontière chilienne. On approche. Les premiers kilomètres sont froids mais agréables et surtout nous profitons d’une belle carte postale composée d’une rivière et de montagnes au jolies couleurs ! C’est beau et nous savourons, mais pas longtemps, puisque le trafic s’intensifie et la largeur de la route se réduit. A plusieurs reprises, nous sommes frôlés par des poids lourds et camions. Nous nous arrêtons puis reprenons. Après moins de 20 kilomètres, nous stoppons notre avancée. C’est dangereux et tentons d'arrêter un véhicule. Peu d’attente, puisque Carlos et son collègue Diego charge tous le matériel dans son 4X4. Une ambiance sympathique s’installe rapidement dans le véhicule notamment avec Diego qui prend notre appareil photo et qui amuse avec les enfants. Carlos est vigilant au matériel attaché à l’arrière. Tout se passe bien. Le trafic est très important et composé essentiellement de camions toujours aussi dangereux… Nous ne sommes pas mécontents de bénéficier d’un transport chaleureux.


Nous montons en altitude et arrivons au pied de l’Aconcagua, point culminant de l’Amérique avec ses quasi 7000 mètres ! Carlos se stationne et immortalise se passage par une photo souvenir dans une ambiance bien hivernale et neigeuse. Nous poursuivons notre avancée, en passant par des tunnels très dangereux noirs et sans aération, jusqu’au poste frontière située à 3200 mètres d’altitude. La frontière est bondée de voitures dû à la fermeture du col ses deux derniers jours pour cause de tempête. Il s’agit d’un poste frontière très stricte qui interdit les produits frais dans les véhicules et valises. Après 2 heures d’attente, notre voiture est fouillée rapidement, et je donne honnêtement une poire au douanier qui me "fiche" pour détention de fruits ! Les autres fruits seront discrètement cachés au fond des sacoches et passeront le contrôle sans problème...


Il y a beaucoup de neige et il fait froid, nous décidons finalement de rallier la capitale toujours dans la voiture de Carlos qui nous mènera jusqu’au centre de Santiago sous un grand soleil et des températures plus qu’agréables. Notre première nuit s’effectuera dans une auberge au prix un peu élevé par rapport à nos habitudes non loin d'une belle caserne de pompier… Pour les autres nuits, nous sommes normalement accueilli dans une communauté écologique sur les hauteurs de Santiago, dans un environnement vert qui permettra de nous ressourcer et de nous poser les bonnes questions sur la suite ou non de notre voyage.

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Commentaires : 6
  • #1

    Lili (lundi, 15 septembre 2014 19:15)

    Je vous depuis deja quelque temps , je vous tire mon chapeau comme on dit .... avec 2 petits bouts en velo ça doit pas etre tout les jours bien et c'est normal !!! Mais vous ramenerez de super souvenir a jamais !!!
    Quelque decision vous prenez , ca seras la mieux pour vous .... ça va aller je le sesns
    Bisous Lili

  • #2

    vishali (lundi, 15 septembre 2014 21:03)

    bonjour, mon nom est vishali. je suis une élève de l'école Lucien-Pagé. je regarde votre blog et votre photos qui très bonnes...........et votre enfants est très mignon. vous êtes très chanceux de faire les voyage avec votre famille ensemble. bon chance pour ensuite..:)

  • #3

    isabelle (lundi, 15 septembre 2014 21:09)

    Coucou à toute la famille,
    Grâce à vous je découvre des pays et des gens étonnants. Merci pour ce partage.
    Je suis enseignante à l'école de Charquemont j'ai la classe de CP CE1, j'ai donc une partie des anciens camarades de classe de Gaspard. Je vois que ça devient difficile. Alors je fais passe ce petit mot pour lui: je l'encourage dans son travail.
    Je pense bien à vous 4. Si vous le souhaitez, il serait peut-être possible de se "voir". Je verrai avec Sabrina pour savoir comment vous contacter
    Bon courage
    isabelle.

  • #4

    Zwoofff (mercredi, 17 septembre 2014 01:33)

    Bien raconté et finalement pas de surprise. Beaucoup de cyclistes on déjà confirmés que cette route est dangereuse. Vous n'avez aucun regret à avoir même si le temps avait été clément. Si vous avez de bonnes adresses à Santiago... nous sommes preneur puisque nous reprendrons l'avion d'ici pour l'Asie.
    On espère pour vous que le petit ne vous empêchera pas de poursuivre votre aventure. Voyager avec des enfants est une grande aventure, difficile et on vous admire d'avoir déjà tant fait.
    Merci de nous servir d'éclaireurs.
    Anne-Marie et Patrick

  • #5

    Marylaure (mercredi, 17 septembre 2014 21:32)

    Hello la cyclo!
    Vous partagez de beaux moments tout au long de votre périple, c'est vraiment chouette et les photos sont toujours belles! Je voyage toujours avec vous! J'espère de tout cœur que ça va aller mieux pour Gaspard, et pour le reste de la p'tite famille, décisions pas faciles...reposez vous bien; En tout cas je pense bien à vous; Gros bec à Gaspard et Anatole!
    Je vous embrasse, bizzzzzzzzzzzzzzz

  • #6

    Sabrina (vendredi, 19 septembre 2014 20:34)

    Coucou à tous les 4 et surtout à Gaspard ! Je pense très souvent à vous et à votre courage ! Et merci pour vos fabuleux récits, on s'y croirait ! Enfin presque... !
    Gaspard, c'est vrai que ça doit être difficile pour toi de te concentrer, de travailler et de t'intéresser au travail scolaire alors que tu apprends tellement chaque jour de ton voyage. Mais n'oublies pas que tes copains et copines (!) t'attendent pour le CE 2 ! Alors courage bonhomme... ;-) et courage à vous ses parents...
    Sabrina

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