Reprise du vélo, de Ayathuya à Ko Samet

Vélo thailande, famille, par 4 chemins, Parc Kao Yai, Ko Samet, Train Bangkok
Des bandes cyclables partout !

Après 1h30 de train, après Bangkok, nous voilà à Ayathuya, nous filons dans un petit hôtel offrant une piscine. Sous cette chaleur nous ne tardons pas à enfiler les maillots de bain et à profiter d’une baignade plus qu’appréciée. Nous terminons ensuite cette journée, sur nos vélos, déchargés de nos sacoches pour découvrir la ville, et ses temples différents. Nous découvrons les premiers éléphants (touristiques) avec des yeux bien ouverts. Anatole et Gaspard, eux, sont agréablement surpris surtout quand une trompe vient les chatouiller !


Le lendemain, nous attaquons enfin notre première journée vélo depuis le 11 novembre, date de notre accident sur les routes d’Argentine. Nous sortons aisément de la ville et roulons sur des grandes routes offrant de grands espaces pour les 2 roues, très présents ici en Thaïlande. Les routes sont bonnes et agréables malgré des montagnes de déchets jonchants les bords de routes.  (Les varans profitent d’ailleurs de ces restent en bord de route). En début d’après-midi, après une soixantaine de kilomètres, nous arrivons dans la ville de Tanya-Buri. Nos recherches d’hôtel sont compliqués car la population n’est apparemment pas habituée à ce genre de demande. Après plusieurs demi-tour, nous trouvons finalement un homestay offrant un bon confort, pour seulement 12 euros. Notre soirée se terminera autour d’un délicieux Pad Thai mélangeant noddle (Pâtes), soja, poulet, poudre de cacahuète, crevettes, herbes et autres jus, cuisinés dans le fameux wok asiatique !


Dès 8 heures, nous reprenons la route en direction du Parc Kao Yai, que nous souhaitons visiter dans 2 jours. Notre première étape nous mènera à Nakhon Nayok après avoir parcouru de grandes routes mais aussi de petites routes de campagnes où rizières et élevages de poissons occupent l’espace entre les cabanes et les maisons. Sur les bords de routes, quelques marécages et beaucoup de bananiers. Anatole, dans sa remorque scrute les fruits présents dans les arbres : « J’ai vu des bananes » 

La chaleur est très présente, mais supportable nous nous hydratons beaucoup. Nous terminons notre journée de vélo au supermarché de la ville pour varier nos repas et acheter des légumes. Après une discussion avec des jeunes qui nous ont indiqué la direction d’un homestay, nous sortons du  parking et rencontrons une thaïlandaise parlant le français. Elle nous interpelle : « où allez vous ? » Nous lui indiquons l’adresse. Elle décide de nous accompagner vers un autre hôtel, nous la suivons. Entre temps, Jaye nous offre des boissons rafraîchissantes dans un petit bar de quartier. Nous profitons de cette pause pour échanger en français avec elle. Jaye travaille par intermittence pour le gouvernement afin de promouvoir le territoire thaïlandais à de futur investisseur étranger. Elle a vécu 1 an à Paris et à conserver toute sa capacité à parler notre langue. C’est très agréable, car le thaï est simplement incompréhensible, pour nous, occidentaux. Après cette pause, nous filons à l’hôtel initial où nous trouvons le même confort pour le même prix modeste. Avant son départ, elle nous donne rendez-vous le lendemain pour nous accompagner jusqu’à l’entrée du Parc national. A 8 heures le dimanche, alors que nous déjeunons sur la petite terrasse de notre Homestay, Jaye débarque avec son vélo jaune à assistance électrique. Nous partons à 8h30 en sa compagnie. Elle nous fait éviter les grands axes et nous parcourons ensemble la campagne thaïlandaise où cabanes, cantines et autres petits échoppes agrémentent les bords de routes. Nous apercevons au loin la petite montagne Kao Yai culminant à environ 1000 mètres. Après 2 heures de vélo, à nous accompagner, Jaye reprend le chemin inverse et nous salue. Nous la remercions chaleureusement avec néanmoins une certaine distance : la bise n’est pas une pratique courante en Asie. 

Nous arrivons ensuite rapidement à l’entrée du Parc et apprenons que le camping est situé à plus de 35 kms après un col de 30 kms. Nous sollicitons une aide des autorités du parc qui arrêtent rapidement un pick up pour nous monter au sommet du parc. En 5 minutes, tout est chargé et nous voilà sur la route du parc et de ses animaux sauvages que nous découvrirons instantanément. En effet, des macaques bordent la route comme les panneaux routiers annonçant la présence d’éléphants sauvages ! Nous sommes déposés au camping envahi de singes et de sambars, cervidés peu farouche. Nous nous installons pour 2 jours afin de découvrir ce parc national, le premier créé par la Thaïlande en 1962. Le lendemain matin, nous filons en stop au centre du parc pour effectuer une balade, et apercevons des gibbons perchés dans les arbres. En arrivant au centre du parc, nous tombons sur un guide nous annonçant la présence d’un éléphant sauvage. Gaspard et Servane suivent le groupe au pas de course, avec le guide pendant une bonne demi-heure, et apercevrons finalement un éléphant dans la jungle ! Anatole et moi-même se contenteront d’observer quelques poissons du haut d’un ponton.


Nous prenons le repas autour du « Visitor Center » avant de rentrer au camping toujours en stop et en compagnie de Nadia, Suisse, et en voyage de 3 mois sur les terres asiatiques. L’après-midi, toujours accompagné de Nadia, nous filons voir une cascade puis rentrons. Gaspard lui continuera la balade avec Nadia et découvrira des toucans en forêt ! Notre séjour au Parc est court car la restauration est limitée et l’organisation des repas se complique au fil des jours. Après 2 nuit, nous reprenons donc la route en direction Chachoengsao via Prachin Buri. Nous descendons le col en espérant croiser un éléphant, nous nous contenterons finalement de nombreux crottins géants et d’une famille de singes. Nous effectuerons plus de 140 kilomètres en 2 jours. Le rythme est pris, l’absence de relief aidant largement ! Quant aux paysages, rien de passionnant. Les rencontres, elles sont peu nombreuses malgré tous les sourires et les mains levées sur la route. Surement la barrière de la langue. Nous restons sur notre faim quant à la découverte des populations. Le fait de ne pas camper dans les villages ôte le côté aventure à notre voyage, et retire le côté rencontre.

Nous décidons de prendre à nouveau le train depuis Chachoengsao pour se rapprocher de l’océan  indien et du golfe de Thaïlande. De bon matin, aidés de 6 personnes, nous chargeons les vélos par les fenêtres dans le train et descendons au terminus, à Sattahip. Nous découvrons l’océan et effectuons notre premier baignade non loin de la ville de Rayong sur la plage de Namrin. Nous savourons dans une eau à plus de 26° ! 


Le lendemain nous prenons la direction de l’île de Ko Samet pour plusieurs jours normalement. On nous annonce un petit paradis, une pépite naturelle. Après une cinquantaine de kilomètres, nous arrivons au port de Ban Phe, où nous embarquons dans un bateau tout rose. A notre arrivée sur l’île, nous découvrons l’envers du décor, l’arrière des chalets et des hôtel est jonché de déchets, et dégage fortes odeurs très désagréables (Bonjour la gestion des eaux usées…) Après plusieurs visites de cabanes aux prix exorbitants nous décidons de bivouaquer au petit camping sur une jolie plage sans un touriste. Nous sommes quasi seuls, nous profitons d’une eau transparente à plus de 26° pendant 3 jours. Nous gardons un goût amer de cette île certes jolie, mais sommes déçus par son ambiance ultra-touristique et surtout par la saleté des rues et des lieux, par ce désastre écologique annoncé et imminent…


Nous garderons néanmoins un bon souvenir de cette plage avec son ponton et surtout de nos baignades familiales très ludiques ! Nous reprenons la route sur la terre ferme en direction du Sud-Est pour profiter de plages moins paradisiaques mais plus authentiques avant de rejoindre dans une semaine notre deuxième pays asiatique, le Cambodge avec nous espérons de nouvelles rencontres authentiques qui commencent aujourd’hui à nous manquer.

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Commentaires : 3
  • #1

    famille ours blanc (jeudi, 25 décembre 2014 21:39)

    Joyeux Noël à vous 4. Gros bisous Alexandra, Anthony et Vincent

  • #2

    Christian et Josiane (vendredi, 26 décembre 2014 11:28)

    Bon atterrissage sur le continent asiatique, bon pédalage dans les rizières et gros bisous à Anatole-boudha et Gaspart-zen.

    ch et Jo

  • #3

    Cyclofamily (jeudi, 15 janvier 2015 03:01)

    @ Au breton Christian et Josiane : On pédale dur en Asie, c'est tout plat... pas comme en Bretagne ! Belle année à vous et merci pour le message !

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