A Battambang, en bateau

Le soleil n’est pas encore levé que nous enfourchons déjà nos vélos depuis Siem Reap et notre agréable guethouse. Il est 6h00, nous apercevons à peine les premières lueurs dans ce ciel que nous devinons bleu. Quinze kilomètres de vélo nous séparent du port où nous embarquerons. Au rythme de notre avancé, le soleil se lève et fait apparaître une campagne plane où se profile au loin, le lac Tonlé Sap que nous traverserons ce jour en bateau. Nous passons à travers de jolies campagnes, mais aussi des villages avec maisons sur pilotis. Les rivières, elles, sont jonchées de sacs plastiques, de déchets, une dure réalité constante au Cambodge. C’est extrêmement sale, mais ici, malheureusement, la préservation de l’environnement n’est pas la priorité…

 

Le départ est prévu à 7H30. Nous arrivons avant 7h00 pour charger nos vélos, et sommes assaillis par des vendeurs « de petit déjeuners avec de la vache qui rit » clin d'oeil à nos amis Lédoniens... Nous sommes les premiers à embarquer. Après une longue attente, de derniers touristes, le bateau démarre enfin, il est quasi 9h00. Le premier bras de rivière que nous empruntons est marron et n’invite nullement à la baignade.


Le lac s’ouvre à nous rapidement. Comme une mer, il est immense. Nous apercevons quelques pêcheurs et filets tendus. Après 2 heures de navigation, nous sortons de cette immense étendue d’eau douce pour entrer dans une rivière. Il nous reste 6 heures de bateau. Le moteur donne le « la » de la journée. Heureusement, que nous pouvons monter sur le petit pont pour échapper de temps à autre à ce ronronnement étourdissant. Les premiers villages flottants de pêcheurs apparaissent. C’est surprenant ! Un ensemble de construction organisée autour de la rivière est posé sur l’eau. Ces maisons montent et descendent aux grès des crues et de la mousson. Les familles, installées loin de tout, vivent de la pêche dans des cabanes flottantes au confort très précaire. Le passage du bateau anime la vie de ces villages qui permet d’effectuer du lien avec d'autres habitants, ceux de la terre. (livraisons diverses, colis, enveloppes sont réceptionnés chacun son tour dans les différentes maisons). Toutes les familles disposent d’un bateau au moteur plus bruyant que le nôtre pour venir récupérer les colis auprès du bateau de touristes. Nous vous laissons imaginer le concert ! Nous sommes abasourdis pas ce type de vie, centrée autour de l’eau et la pêche. Gaspard est très surpris aussi par ces vies si précaires, si différentes et « pauvres dixit ». A notre passage, les sourires et les « hello » ne manquent pas. Pour autant, nous ne savons pas dans quel état d’esprit évoluent ces populations. A ce jour, plusieurs millions de personnes vivent sur des villages flottants au Cambodge.

Avec notre avancée, la rivière se rétrécit et le niveau d’eau baisse fortement (cette traversée n’est d’ailleurs plus possible au mois de mars), ce bras d’eau serpente, obligeant le bateau à ralentir pour ne pas chavirer dans les virages… Vers 17h00, Battambang et ses gros immeubles se profilent. Nous arrivons. Reste à gravir un escalier vertical fixé à la berge avant de retrouver la terre ferme. Nous savourons cette journée authentique et les belles tranches de vie observées que nous aimons tant et qui nous ouvrent à la réalité de notre monde.


Battambang, 2ème ville du Cambodge, nous accueillera dans un hôtel sympathique (le Royal…) non loin du marché aux odeurs nauséabondes, voire insupportables. Nous découvrons, à vélo, le temple Wat Ek Phnom  distant de 15 kilomètres puis le soir, nous rencontrons dans un parc de jeu, une famille française domicilié à Mayotte. Avec Thomas, Zara et leurs enfants, le même programme était envisagé. Nous nous réunissons donc pour aller découvrir ensemble le cirque Phare. Il s’agit de la maison mère de l’ONG découverte à Siem Reap. Nous savourons encore un spectacle pêchu bien que moins abouti dû surement à une troupe plus jeune. Nous terminons notre soirée dans une cantine de rue. Gaspard et Anatole s’éclate avec Léo et Gédéon jusqu’à tard ! Nous, nous profitons d’une soirée entre adultes bien sympathique, qui fait du bien aussi pour nous. Merci les expats !


Le surlendemain, nous reprenons la route. Quelques 110 kms nous attendent pour rallier la ville de Pursat. A midi, nous nous abritons d’une averse, sous une maison typique bordant la route, et en profitons pour déjeuner. La famille propriétaire débarque avec le sourire pour échanger avec nous, nous profitons de ce temps d’échange rare, et dégustons pour la première fois un dessert de riz/banane : excellent ! Pursat, ville de passage n’offre rien d’extraordinaire, son marché, ses rues sales, ses klaxons. Nous poursuivons le lendemain jusqu’à Kampong Cham Les conditions sur la route se dégradent de jour en jour, Phnom Penh, la capitale se fait sentir. Nous décidons de ne pas poursuivre à vélo pour les 80 derniers kilomètres et trouvons un gros taxi le matin suivant pour faire notre entrée dans la ville. La route, la circulation rock’n roll et les travaux poussiéreux nous confortent dans notre choix. Nous sommes déposés au pied du quartier à hôtel; hôtel que nous trouverons rapidement. Nous voilà à Phnom Penh, à la capitale pour quelques visites médicales de contrôle et 5 jours de repos appréciables mais trop longs pour les enfants… surtout dans des hôtels qui offrent peu d’espace. Nous regrettons de ne pas pouvoir camper plus facilement dans les campagnes comme en Amérique du Sud et espérons que le Vietnam, notre prochain pays, permettra de revenir à ce mode d’hébergement. Rien est moins sur ! A suivre.

Écrire commentaire

Commentaires : 2
  • #1

    Zwoofff (samedi, 24 janvier 2015 11:06)

    du bon et du pas terrible dans vos lignes sur le Cambodge. Bon nous allons pouvoir nous forger un peu notre avis bientôt. Dans 2 jours on y est. Vous n'avez même pas tenté la balade sur les rails? En tout cas on vous souhaite bon courage au Vietnam! Surveillez bien vos vélos et vos affaires...

  • #2

    famille l'ours blanc (samedi, 24 janvier 2015 12:02)

    Avec du retard nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2015 , la santé et bonne continuation pour la suite de vos aventures. On essaiera de se faire un skype.
    On vous embrasse tous les 4.
    Vincent, Alexandra et Anthony

NOUS CONTACTER 

NEWSLETTER - INFOS

Saisir son adresse e-mail
pour recevoir la newsletter Par 4 chemins à vélo !
E-mail:
 

PARTAGER

Où SOMMES-NOUS ?

A DECOUVRIR

VISITEURS ET PAGES VUES

AU 19 MARS 2016

 

36 000  connexions, 

plus de 105 000 pages vues,