Plages, transports et arnaques en l'an 4713

Après avoir quittés Ho Chi Minh avec des vélos réparés et une extension de visa coûteuse, nous suivons pendant quelques jours de petites routes le long de la mer de Chine. Les enfants profitent de baignades régulières en fin de journée. La route AH1, et sa circulation torride, est heureusement évitée en parcourants des routes peu fréquentées. Seul, le vent, nous est très défavorable. Les fins de matinée sont diffiiciles, le vent commence à devenir violent avec des rafales à plus de 40 kilomètres à l’heure. Nous souffrons. Plus que la difficulté physique, c’est le moral qui souffre.


Après 4 jours de vélo et le passage de la ville de Phan Thiet, nous découvrons Mui Né, station balnéaire russe, vietnamienne réputée pour ses plages et son vent, qui en font un paradis du kite surf ! Mais ici, c’est le Russe le roi de la place plage. Tout est écris en cyrillique. Les touristes russes envahissent les hôtels en famille pour éviter l’hiver glacial de Sibérie. Après quelques brefs échanges, certains nous informent qu’ils viennent de Vladivostok ; à l’échelle de la terre, c’est tout proche. On apprend également que des vols directs existent entre la capitale russe et les stations balnéaires. De la folie, le littoral appartient aux russes, via de moches et imposants complexes hôteliers surveillés et entretenues par des vietnamiens exploités…


A Mui-Né, station sans charme, au bord de la mer de Chine, les hôtels sont chers. Nous trouverons finalement un petit hôtel familial avec un accueil souriant, pour 2 nuits, afin de profiter de la plage, de la mer et de ses grosses vagues ! Les baignades très ludiques occupent largement nos matinées car l’après midi, le vent soulevant le sable, rend impossible notre venue sur la plage. Au pied de notre chambre, les garçons profitent, heureusement, d’une grande dune de sable pour la dévaler et rires aux éclats pendant ces après-midis ventés. Nous, nous nous reposons et réfléchissons à la suite de notre itinéraire pour éviter le vent et une côte monotone. 


Nous souhaitons rejoindre le centre du pays en train. Mais la proximité de la fête du Têt (nouvel an chinois) complique notre avancée. Nous retournons à Phan Thiet, mais tous les trains sont complets et les bus aussi. Seul l’ouverture du porte monnaie permet d’obtenir un transport avec les vélos. Nous découvrons une facette connue du Vietnam, mais peu appréciée : celle de l’arnaque ! Nous voyant bloqués pour rallier le centre du pays, "les drivers" font monter les enchères. Nous rejoindrons dans un premier temps Nah Trang, ville balnéaire pro-russe, et très moche avec ses barres d’immeubles. Après 3 jours de pause, de plage et la visite d’un temple Cham, nous réussissons à trouver un transport pour Da-Nang. Dans un bus bondé, nous subirons les magouilles du chauffeur nous obligeant à changer de mini bus au milieu du trajet. Afin, qu’il nous trouve une solution, je lui pique rapidement ses clés et le menace d’appeler la police. Ces arguments lui feront trouver un transport en moins d’une heure, et il retrouvera bien entendu ses clés pour rentrer chez lui…

La route AH1, qui relie le sud au nord, est un enfer. Des travaux constants, une circulation terrible, des klaxons, de la poussière, quelques accidents… tout cela nous confirme que l’utilisation de transports en commun est bien plus sage pour toute la famille.  Le trajet est long, l’arrêt dans un restaurant de bord de route est le bienvenue pour toute la famille, sauf au moment où il faut régler. Par rapport aux locaux qui voyagent avec nous, on nous demande le double pour 3 bouts de viandes de gras et quelques galettes de riz... Nous lâcherons rien et payerons la moitié dans une tension palpable. Da Nang approche, heureusement car le porte monnaie commence à tirer la langue, comme nous d’ailleurs. Levés à 5H00, partis à 8H00, nous arrivons à 22h30 bien fatigués après seulement 500 kms de trajet… A notre arrivée, nous remontons les vélos en un temps record, (nous commençons à prendre le coup !) et filons vers un petit hôtel de la périphérie.


Le lendemain, nous roulons une quarantaine de kilomètre au Sud vers Hôi An, petite perle vietnamienne, classée au patrimoine de l’Unesco. La fête du Têt approche, les rideaux des commerces tombent un à un, il faut s’organiser pour se ravitailler et ne pas se faire attraper par les congés annuels des Vietnamiens. Les rues sont fleuries de jaunes et décorer d'imposantes lumières. Ici, nous découvrons une ville charmante illuminée de lampions traditionnels, bordée d’une rivière dans une ambiance touristique mais chaleureuse et humaine. Ce soir, le Vietnam réveillonne et célèbre la nouvelle année, nous entrons, d'après le calendrier traditionnel chinois, en 4713 ! Après ce réveillon, nous reprenons la route en direction de Hué via le col des nuages avant de remonter cette fois ci en train vers le Nord du pays et la capitale Hanoi.


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Commentaires : 2
  • #1

    les dudus (mercredi, 18 février 2015 09:10)

    La question Vietniam ou pas a été longtemps d'actualité pour nous, vos photos nous font regretter, votre texte un peu moins ... Bon nouvel an chinois et bonne continuation a vous, plein de bonnes choses !!!

  • #2

    par4cheminsavelo (mercredi, 18 février 2015 09:32)

    @ Les Dudus : de belles choses au Vietnam en effet, on s'accommode tranquillement de ces escrocs. D'autres français rencontrés s'accordent une arnarque par jour ! C'est pour dire ! Il ne faut rien lâcher, on profite quand même ! Bonne continuation à vous !!! La Cyclofamily

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