Au fil du Danube, ça file

Passage de la frontière hongroise
Passage de la frontière hongroise

L’accueil chaleureux de Jasmina et Zoran conclut donc notre découverte de la Serbie. Un pays qui nous aura offert de belles découvertes, avec notamment les Gorges du Danube, qui font office de frontière avec la Roumanie. La Serbie c’est aussi des rencontres comme nous les aimons : simples, riches d’échanges et remplies de souvenirs et de découvertes culinaires.


La Hongrie est maintenant proche. Nous quittons Sombor, dépensons nos derniers dinar dans une petite épicerie de village et passons la frontière seulement après 24 kilomètres de vélo. Un léger contrôle des passeports et nous voila sur le territoire Hongrois. Les douaniers restent plus intéressés par l’itinéraire de notre aventure, que par le contenu de nos sacoches de toute manière peu intéressant. Nous filons en direction de Baja et découvrons une ville ouverte, lumineuse au grand bâtiment  historique restauré. Nous rencontrons un couple de cyclos allemand en tandem peu bavard (encore une fois) sur la place du village. Avant de rechercher un lieu de bivouac, nous profitons d’une glace artisanale au prix très doux… (150 Forint soit environ 50 centimes d’euros). Nous passerons la nuit au bord du Danube, dans un parc de jeux pour les enfants. Le passage des péniches marchandes et de croisières, ainsi que le ciel étoilé agrémenteront nos observations de la soirée et du début de nuit.


Nous sommes le 1er mai, nous reprenons la route le lendemain en direction du nord et de Budapest situé à 160 Kilomètres, d’abord en suivant une digue monotone entourée d’arbres, puis en pédalant sur une route dénuée de circulationi. Ici le 1er mai, est aussi un jour férié, peu d’activité et de camions pour notre plus grand bonheur de cyclovoygeurs. Ce jour est également synonyme « d’anniversaire » pour nous 4, puisque nous sommes sur les routes depuis maintenant 1 an. Un an à découvrir notre planète, à rencontrer les populations et à vivre notre aventure vélocipède avec ses bas et ses hauts mais surtout sans regrets et plein d’envie !


En ce jour, le vent nous est favorable, notre avancée est rapide. Les paysages écartés du Danube n’offrent rien d’exaltants, puisqu’ils se limitent à des champs de cultures, entrecoupés de routes et de villages qui eux restent agréables à traverser. Nous stoppons notre avancée à Solt pour bivouaquer à l’abris car le mauvais temps est annoncée. Nous plantons en effet la tente sous un abris à pique-nique au milieu du village. Le matin, nous apprécions de démonter le camp au sec. Pour laisser passer la pluie, nous profitons du café des sports et effectuons quelques activités. (dessins pour les enfants, internet pour les parents); Le ciel s’éclaircit mais après quelques kilomètres de vélo, nous prenons une belle douche. Le soleil et le vent généreux nous sécherons rapidement et ne nous freinerons pas. Après une journée monotone, nous sommes plus qu’à 30 kilomètres de Budapest, la capitale. Nous bivouaquons dans un champ tranquillement, derrière la digue protégeant les villages des inondations du Danube.


Le dimanche, nous rejoignons la capitale et le bikers Camp dans la matinée, petit camping situé en centre ville et destiné aux 2 roues, et organisé dans le jardin d’’une maison. Tout le confort est présent avec même en bonus, une cuisine, bien appréciée pour la confection de pizza dessert… L’après midi, nous filons en métro découvrir le centre ville imposant de Budapest. Cette ville historique est composée de nombreux bâtiments attirants à découvrir, bien que composés de nombreux édifices religieux. Nous nous limiterons à une découverte rapide à travers une balade pédestre dans les rues, et au bord du Danube. Encore une fois, cette destination appelle à revenir ici, pour découvrir plus précisément la perle du Danube !


Le lendemain matin, en quittant la ville, nous poursuivons notre découverte rapide de Budapest en suivant le Danube et les aménagements cyclables performants. Nous suivons le Danube tranquillement jusqu’au nord de la Hongrie, qui ici fait rapidement frontière avec la Slovaquie. Nous traversons des sous bois à travers des pistes cyclables fortes agréables. Après 75 kilomètres, et la traversée de jolies villages, nous plantons la tente au bord du grand fleuve au courant fort, sur un petit espace, tout proche de la ville d’Estergom, ville que nous traversons dès le lendemain. Nous stoppons rapidement pour apercevoir la plus grande église de Hongrie. Un énorme bloc de pierre peu esthétique qui attire toutefois plus d’1 millions de visiteur par an… il y a donc définitivement différent type de tourisme…


Après 60 kilomètres avalés dans la matinée et un arrêt prolongé sur la place du village jusqu’en milieu d’après midi, nous rejoignons le camping à Acs. Ici, nous rencontrons 4 français à vélo en direction de Belgrade. Il s’agit en fait du voyage de Rémi qui part en solo sur la route de la soie jusqu’au Lac Baïkal et qui est accompagné par 3 amis sur l’Eurovélo 6. A travers des discussions passionnées le soir, Rémi nous indique un contact pour trouver le gîte le soir suivant à soixante dix kilomètres. C’est ainsi que nous dormons chez Erika et Attila le soir suivant. Nous évitons la pluie et le vent fort de la soirée après 70 kilomètres dont quelques-face au vent. Nous passons une soirée sympathique en leur compagnie. Dans la cuisine, Lisa, 4 mois, endormi dans son lit, veille sur nous en train de savourer des glaces au parfum surprenant mais pas moins appétissant : la glace au graine de pavot ! Les garçons, eux, jouent avec Elvin, 3 ans et regardent des dessins animés. Une soirée bien appréciée. Merci à vous pour votre accueil si généreux.


Nous quittons le petit village d’Arak sous les photos de Erika, et décidons de ne pas aller en Slovaquie pour filer directement en Autriche. Nous abandonnons donc le Danube pour la journée et le retrouvons pour camper à son bord dans le Park National de Danau Auen en face de la ville de  Bad Deutsch Altenburg. A travers cette journée d’environ 75 kilomètres, nous dépassons les 9000 kilomètres et parcourons des champs d’éoliennes, ainsi que de jolis villages autrichiens légèrement vallonnées et agréables à parcourir. Nous sommes plus qu’à 45 kilomètres de la capitale Vienne que nous rejoignons dès le lendemain. Nous reprenons la route en traversant le parc national aménagé uniquement pour les vélos, et découvrons les niveaux des crues du Danube. Il s’agit d’un fleuve capricieux… la dernière grand crue date seulement de juin 2013.


Pour entrer dans Vienne, nous pédalons uniquement sur des pistes cyclables, les aménagements pour les 2 roues sont extraordinaires. Grandes pistes cyclables, feu pour vélos, priorités nombreuses face aux voitures. Nous arrivons dans le centre ville sans avoir été au contact d’automobiles, choses que nous n’avons jamais rencontrées pendant nos 12 mois de voyage ! Très agréable. Après une pause dans un parc de jeux tout aussi extraordinaire que les pistes cyclables, nous retrouvons Stefan, notre hôte warmshowers pour 2 nuits dans la capitale que nous découvrons paisiblement sous un grand soleil. Cuisine et discussions agrémentent notre séjour dans ce grand appartement au grand confort. Merci Stéphan !


Ce dimanche, nous reprenons la route de l’Eurovélo 6 pour Linz avant de rejoindre Passau dans une semaine, qui sera la première ville Allemande. Notre retour se précise, les premières questions se posent quant à notre avenir, notre futur professionnel, et notre point de chute qui normalement s’effectuera en France dans un environnement montagneux… A suivre, très prochainement.

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Commentaires : 2
  • #1

    CHIRON (mardi, 12 mai 2015 22:51)

    bonjour les rouleurs,
    nous étions en" voisins" à votre départ sur Feneu le 1er mai de l'an passé. Celui de cette année a aussi été pluvieux !!!
    merci encore de nous faire partager votre expérience, vos aventures et vos rencontres.
    les garçons ont changé physiquement si, si cela se voit.
    Bonne fin de route.

    Marie Reine et Bertrand

  • #2

    Christine De Normandie (samedi, 16 mai 2015 22:57)

    Un petit coucou pour vous dire que l'on ne vous oublie pas; que quel que soit le continent, le pays, vos photos sont toujours aussi chouettes. Et puis bien sûr, vous dire encore une fois que vous avez vraiment beaucoup de courage; il y en a plus d'un qui aurait capitulé...Ca doit commencer à sentir la Franche-Comté...Le retour, ça va être quelque chose!!! reprendre une vie " normale"; retrouver ceux que vous aimez, "couper le cordon" qui vous a permis d'accomplir ce voyage;
    Beaucoup d'émotions à gérer sans doute pour chacun de vous.Alors bonne route pour les dernieres semaines.
    Christine

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