De l'Autriche à l'Allemagne en passant par les ponts glissants...

Grâce à Stéfan qui nous accompagne avec son vélo couché, nous sortons rapidement de la capitale Autrichienne. Les pistes cyclables sont aussi grandes et agréables qu’à notre arrivée, et nous ne côtoyons que très peu de véhicules, d’ailleurs quasi absent en ce dimanche matin. Après une quinzaine de kilomètres ensemble, nous saluons chaleureusement notre hôte et le remercions pour son accueil. La suite de la journée est elle, plus difficile car nous sommes confrontés à de grosses rafales de vent sur la digue qui suit le Danube. Ici, le fleuve est large, avec peu de végétation qui aurait pu protéger du vent de malheureux cyclos… Mais il en est rien.


Nous stoppons notre avancée à Zwentendof, et profitons d’un camping gratuit, ou plutôt sans personne à l’accueil… Le lendemain, nous continuons notre avancée en traversant de jolies villages, ou des vergers en début de floraison, jusqu’à la ville de Melk, ville très touristique qui nous permet d'organiser un entretien skype pour concrétiser ou non un futur job... Nous filons sous un grand soleil au camping bordant le fleuve. Ici nous pouvons constater que le Danube est capricieux avec des crues historiques atteignant les sommets des maisons. Le lendemain, après une grosse bosse pour rallier la ville de WallSee nous stoppons notre avancé dans un champ fraichement fauché non loin d'un énième barrage hydroélectrique. Nous sommes plus qu’à 40 kms de Linz. Depuis Vienne, les paysages sont moins envoutants… Seuls les petits villages sont jolis, et nous font découvrir les arbres de mai qui consistent à avoir l'arbre le plus haut. Jusqu'à Linz où un warmshower doit nous accueillir, nous découvrons donc de nombreux arbres de mai plus haut les uns que les autres. (Wikipédia vous renseignera sur la signification...)


A Linz, nous stoppons pour plusieurs jours et sommes accueillis chaleureusement par Daniel et Vesela dans leur appartement. Nous échangeons beaucoup avec eux durant ces 3 nuits, et 2 jours, échanges facilités par le fait que Daniel parle très bien le Français. Nous découvrons également la ville, et sa colline/montagne Postlingberg qui surplombe l’espace citadin du haut des ces 600 mètres. Accessible en train (le plus raide d'Europe), en haut, nous observons les méandres du Danube, et devinons les différents quartiers. Linz comme la majorité des villes autrichiennes est propre, riche. C’est d’ailleurs l’image que nous renvoie l’Autriche depuis notre entrée dans le pays : un pays « clean » avec une culture avancée sur les questions environnementales : les déplacement doux, la gestion des déchets, le respect de la cité, et une confiance mutuelle comme ce système de journal que l’on trouve en libre service moyennant de payer directement dans une petite cagnotte, fixée au poteau.


Nous reprenons notre route en direction de l’Allemagne le samedi, afin de rejoindre la ville allemande de Passau, prononcée « Pas sa au » Deux jours de vélo nous sont nécessaires dans des paysages plus agréables pour la rejoindre avant de monter dans un train. Nous roulons dans sous-bois tout proche du Danube et rencontrons de nombreux cyclos souriants plus ou moins. C'est agréable, plus ou moins... Nous décidons ensuite de faire l’impasse du nord Allemagne afin de filer directement à Ulm prononcée Oulm. A peine arrivés à Passau, nous montons dans un train en direction de Munich pour une petite escale. Nous verrons que quelques supporters footeux  chantant dans la gare de la capitale de la Bavière. Nous arrivons à Ulm en fin d’après-midi et partons à la recherche d’un bivouac. Nous terminerons sur l’aérodrome des U.L.M non loin de Ulm(;-)). L’équipe du sporting de vol à voile nous offre gracieusement un bel espace avec tout le confort non loin des petits avions et planeurs. Les garçons sont enchantés par l’activité des décollages et atterrissages qui se succèdent ici. Malgré les peu de sourire sur les pistes cyclables allemandes nous profitons d’un chaleureux accueil de ces passionnés d’aviation, en préparation d’un championnat allemand imminent. Le lendemain, après un détour dans la ville, et un ravitaillement, nous poursuivons notre avancée le long d’un Danube devenu peu large. Finis la navigation commerciale et les croisières, ici le fleuve est devenu petite rivière nous rappelant notre début d’aventure au bord de la Mayenne. Beaucoup d’arbres, des oiseaux et une nature plus sauvage encadrent ce bout de rivière plus animée par des glous glous agréables à l’ouie et la vue. Les odeurs, qui nous accompagnent varient entre les prairies fleuries et les fermes qui bordent les villages, mais aussi quelques usines gâchants ces beaux paysages vallonnées. En milieu de journée, nous quittons la dite Eurovélo 6 pour aller découvrir les petits villages allemands sur des routes et chemins forts agréables. Nous retrouvons cette fameuse Eurovélo 6 en fin d’après midi dans la ville de Riedlingen, petit ville perchée surplombant le Danube centrale au village. Nous rejoignons un camping sympathique organisé autour de terrain de tennis. Au fur et à mesure de notre installation,  plusieurs groupes de cyclos arrivent dont une famille française qui termine sa deuxième journée de vélo sur l’Eurovélo. Caroline, Bertrand et leur 2 enfants débutent leur vacances en voyageant à vélo pendant une semaine. Bien évidemment, nos discussions tournent, comme vous le devinerez, autour du voyage à vélo en famille, des aspects matériels, du rythme et du bien fait de ce type de voyage (Avis aux futurs voyageurs, il faut se lancer pour y prendre très vite goût !)


Nous nous réveillons sous un temps maussade, la pluie n’est pas loin. Sigmaringen restera notre prochaine destination, après seulement 35 kilomètres nous stoppons après avoir franchis un éboulement et porter difficilement les vélos. Le temps pluvieux et froid aura raison de notre motivation… Nous filons au camping de la ville, chère, peu aimable voire désagréable. Heureusement, nous terminons la journée sous un geste de générosité et d’échange : les professeurs de collégiens, en séjour sportifs ici, nous offrent des plats chauds restants de leur diner. Nous savourerons, à notre tour, un diner composé des lasagnes et de nombreuses crudités, fortes agréables. Le lendemain matin, nous ne tardons pas après quelques réflexions peu aimables du personnel, à monter sur nos vélos sous une pluie fine. Mais avant de quitter ce (mauvais) camping, nous repartons à nouveau avec les restes du petit déjeuner des collégiens en séjour. Les sacoches pleines de fruits et pains nous filons vers de nouvelles gorges du Danube. Après une belle côte, nous apercevons les premiers pics rocheux au couleurs grisâtres et blanches. Ce décor sauvage nous ravi malgré la pluie devenant forte. Ces beaux paysages nous les immortalisons par des arrêts réguliers pour des photos souvenirs. Sur un pont en bois, je tente d’ailleurs de m’arrêter, mais le sol glissant me dirige vers la balustrade en fer. Mon genou droit tape à plusieurs reprises avant de stopper; la douleur tellement forte me fait tourner de l’oeil; je m’allonge. Puis je reprends mes esprits et enfin la photo (quand-même). Nous reprenons la route difficilement. Après notre pause pique-nique, nous croisons Tony et Isabelle sur leurs vélos couchés partis de Nantes jusqu’à la Mer Noire (Deux Vélos couchés en itinérance). Un échange fort sympathique qui invite à nous retrouver prochainement autour d’une table !

Nous poursuivons mais ma douleur au genou n’est plus supportable et nous terminons dans le petit village de Hausen dans un camping familial, au décor fabuleux composé entre autre du Danube, d’une petite source à l'eau claire et de nouvelles gorges aux roches calcaires.

 

Après des examens rassurants auprès de l’hôpital de la ville de Tuttlingen, nous décidons de nous reposer 3 jours dans ce petit havre de paix. (Le Camping de l'Eurovélo !) Nous discutons avec des cyclos anglais et le gérant du camping fort sympathique pendant plusieurs jours, ainsi qu’une famille allemande en vacances. Ici, les vacances de printemps débutent ce week-end pour quinze jours, les campings sont pleins !  Seuls la météo et mon genou encore un peu douloureux perturbent nos derniers jours en dehors des terres francophones… Mais nous savourons notre temps libre dans ce joli endroit si proche de la France avant de reprendre notre route en direction du Lac de Constance et de la Suisse !


D’ailleurs concernant notre retour, qui se précise, la frontière française sera franchie normalement le vendredi 29 mai. Nous profiterons (du beau temps…) à Charquemont jusqu’au 6 ou 7 juin, avant de reprendre la route via la Loire à vélo. Notre arrivée à Angers est prévue le samedi 20 juin en fin de matinée. Angers, dernière ville étape au bord de la Maine, conclura donc notre aventure vélocipède familiale débutée le 1er mai 2014.


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Commentaires : 4
  • #1

    Frédéric (lundi, 25 mai 2015 17:10)

    Heureux de vous savoir heureux ! C'est clean l'Autriche !!!
    Des bises à vous quatre,
    Frédéric et Lucie

  • #2

    coco et Fred (lundi, 25 mai 2015 22:02)

    eh bien !! vous carburez ...
    alors un pique-nique est il organisé pour fêter votre retour ??

    bisous

  • #3

    Claude n (mardi, 26 mai 2015 11:59)

    Ayant suivi votre parcours depuis votre départ, et rêvant devant toutes vos photos, je vais essayer de me rendre le 20 juin
    à votre arrivée au lac de Maine.
    Claude n
    Une meignannaise

  • #4

    CYCLOFAMILY (mardi, 26 mai 2015 14:46)

    @ A Fred et Lucie : heureux de rentrer pour vous ? Bises
    @ Coco et Fred : Pique nique le samedi 20 juin vers 12h00 au Lac, infos à venir
    @ Claude N : Merci , avec plaisir.

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