Retour au pays !

Vendredi 29 mai, passage symbolique de la frontière !
Vendredi 29 mai, passage symbolique de la frontière !

A Hausen, nous nous engageons sur la dernière ligne droite en direction de la France. Nous quittons le petit camping si accueillant le samedi matin, pour prendre la direction de Tuttlingen via un petit train touristique adapté aux transports des vélos. Le chemin de fer nous avancera seulement de 30 kms mais permettra de reprendre vite les vélos ensuite pour découvrir un autre fleuve : le Rhin.


Mais avant, après un ravitaillement conséquent pour cause de Pentecôte, pour basculer dans l’autre vallée, nous franchissons difficilement une autre côte, au dénivelé vertigineux. Plus de 15% sur un gros kilomètre, mon genoux douloureux et les sacoches lourdes de denrées ne me permettent pas de franchir cette difficulté bien trop raide. Servane, elle, allégée de Gaspard qui m’aide à pousser le vélo couché, arrivera quasi au terme de cette grosse côte. Nous sommes à plus de 850 mètres d'altitude, nous devinons vers l’ouest la Forêt Noire Allemande et plus au sud les formes du Lac de Constance. La deuxième partie de journée, au dénivelé négatif, est plus aisée et agréable pour les jambes. 


Nous sommes à Radozffell, au bord du Lac, Le Danube est maintenant derrière nous après l’avoir suivi constamment pendant ces 2 derniers mois. Nous profitons d’un immense magasin de vélo pour prévenir la rupture des câbles de frein et de vitesse et puis filons rejoindre un camping sympathique au bord du Lac. Les garçons jouent une grande partie de l’après midi avec un petit César dans l’espace de jeux jouxtant le lac et ses nombreux cygnes… parfois agressifs.


Au lac de Constance, nous découvrons une Allemagne riche, nous sentons que la Suisse n’est plus très loin. Le dimanche, nous reprenons la route dans la perspective de retrouver enfin, le Rhin. Cette fois-ci nous ne remontrons pas le fleuve, mais l’accompagnons dans sa descente vers la France jusqu’à Bâle. D’ailleurs, le Rhin bien gonflé, débite son contenu à une vitesse V (comprenez grand V). Le Rhin est maintenant à hauteur de nos roues de vélos, parfois plus bas que nous car nous comprenons vite que nous évoluerons dans un espace bien vallonnée. Nous jouons à saute montons entre les frontières allemandes et suisses en les traversants sans sent rendre compte. Nous traversons de jolies villages suisses, aux bâtiments anciens et aux peintures historiques chiadées.


Les chutes du Rhin, nous confirment le dénivelé. En arrivant sur ce site touristique bondé en ce week-end férié, nous apprécions difficilement ces côtes au sol caillouteux mais surtout cet afflut. Malgré cette affluence nous stoppons pour aller découvrir cette grosse cascade en famille. Le débit de ces chutes est impressionnant. Gaspard et Anatole sont enchantés par cette découverte supplémentaire qui restera la dernière, en terme de site touristique ! Cette dernière visite fait bien entendu écho aux chûtes d’Iguacu découverte en Argentine et au Brésil en novembre dernier.

De notre côté, avec Servane, cet afflux de touristes nous étouffe un peu. En effet, ces derniers mois, nous avons profité du grand air, dans des espaces peu occupés. La foule nous donne une impression d’étouffement. Heureusement, nous reprenons la route pour un bivouac grandiose sur les hauteurs du Rhin dans un espace aménagé. Nous prenons le risque de bivouaquer, chose normalement interdite sur les terres helvétiques.  La nuit aura été finalement très calme. 

Nous continuons notre route au bord du Rhin. Après un long détour et quelques côtes faisant chauffer les cuisses, le paysage s’aplanit progressivement. Après 55 kms de vélos, nous stoppons dans un camping désagréable pour rester poli… L’accueil y est froid, notre présence donne l’impression de gêner. Nous profitons toutefois d’un point internet, rare ici, pour organiser et informer de nos futures arrivées, d’abord dans le Haut Doubs le vendredi 29 mai, puis celle du 20 juin à Angers. 

Le mardi 26, le mauvais temps si rare durant ce voyage, est avec nous aujourd’hui. Nous affrontons le vent et la pluie. Le froid est aussi là. La pause du pique-nique se terminera autour d’un kebab dans un restaurant. Ces saveurs nous rappellent notre long séjour en Turquie si proche dans le temps et si loin géographiquement maintenant… Nous nous rappelons nos souvenirs gastronomiques… mais surtout ces accueils si simples et chaleureux !

Le soir, une famille devait nous accueillir, mais le retard pris avec mon genou douloureux ne leur permet plus de nous héberger. Nous prolongeons donc, en suivant notre route, et stoppons dans un camping Suisse à Kaiseraugst. Le tarif nous confirme bien que nous ne sommes plus en Union Européenne… Néanmoins, l’accueil y est cordial. Nous sommes quasi-seuls. Le paysage lui nous indique que le Jura Suisse n’est plus très loin, les première montagnes et cols sont maintenant tous proches. 


Dès le lendemain, nous quittons d’ailleurs le Rhin, définitivement pour aller à la découverte des forêts et pâturages du Jura avec une certaine impatience. Avant Bâle, nous bifurquons donc vers Delémont. Toute la journée, nous suivons des aménagements cyclables bienvenus le long d’une petite rivière : La Birs. Le soir, après une cinquantaine de kilomètres nous sommes accueillis à Courroux chez Marion et Silvètre grâce au réseau warmshowers. L’accueil de cette famille cyclo suisse y est formidable, nous échangeons sur le voyage vélo mais aussi sur la vie en générale, sur les questions alternatives que nos partageons. Les garçons, eux, jouent avec Arthur, 2 ans qui partagent sympathiquement ses jouets. Nous savourons un bon repas, et terminons notre soirée autour des cartes du Jura Suisse pour l’itinéraire à suivre.


Le lendemain, nous suivons les conseils de Silvètre. Ancien cycliste pro, et connaissant très bien la région, Silvètre nous conseil de prendre un autre col que celui prévu pour rejoindre Saignelégier, point étape du jour. Nous nous engageons donc en direction du col des Rangiers situé à 856 mètres d’altitude. L’ascension est parfois difficile, notamment avec notre chargement lourd, mais se réalise sans heurt. Ensuite, nous suivons la corniche, en alternant petites côtes et descentes pour atteindre les 1000 mètres de Saignelégier, chef lieu du Canton Jurassien Suisse ! Au cours de cette journée, nous retrouvons les paysages connus et tant appréciés : ceux du Jura, du Haut Doubs. Notre pays de Charquemont n’est plus très loin…


Nous effectuons un passage surprise au Centre des Cerlatez pour rencontrer le directeur, François. Nous passons une agréable fin d’après midi en sa compagnie en découvrant un bel outil d’accueil destiné à l’éducation à l’environnement. Ce centre d’accueil propose de nombreuses expositions ainsi que la découverte des tourbières. A découvrir absolument à Saignelégier ou ici ! Nous passerons la nuit au centre, gracieusement hébergés dans la caravane des stagiaires ! Une belle dernière nuit et journée à l’étranger, à l’image de notre voyage : de l’imprévu, des rencontres et encore des découvertes !


Ce vendredi 29 mai,  symbolise notre dernière journée à l’extérieur de la France. Nous reprenons la route en direction du Doubs et de la Franche-Comté. Nous évoluons dans les Franches Montagnes suisses, dans des décors que apprécions particulièrement. Après un dernier achat de chocolats suisses, nous filons à vive allure dans une descente vers Biaufond, retrouver le Doubs faisant office de frontière à 630 mètres. A 12h30, nous franchissons la frontière franco-Suisse via le pont rouge en bas du dernier col nous restant à gravir. Après notre premier pique-nique en terres françaises nous débutons l’ascension du dernier col situé à presque 1000 mètres. Les 7 kilomètres s’effectueront finalement assez rapidement. Nous retrouvons avec émotions collègues, amis et famille venus de loin… Nous voilà aux pays du Comté, pendant quelques jours. Nous savourons ce retour sur ces terres connues et si agréables pour nous. Les montagnes, le relief, les maisons comtoises, les montbéliardes et leur fromage, sont là pour notre plus grand bonheur ! Quant aux retrouvailles, sans les avoir attendus, ni les avoir imaginés, nous les apprécions fortement. Ces temps de discussions, ces échanges, ces sourires, après cette longue aventure sont riches. Nous redécouvrons ce plaisir simple de s’asseoir autour d’une table pour discuter de tout et manger du fromage… Gaspard retrouve quelques camarades pour son plus grand plaisir, Anatole sa nourrice et Servane et moi, nos amis et mes parents venus par surprise. Le retour à un confort, à l’accueil dans les maisons sont les bienvenus et sont le signe d’une fin d’aventure proche. Les questions quant à notre futur se font de plus en plus régulières et nous invitent à la réflexion, et aux choix qui devront maintenant s’effectuer dans les jours et semaines à venir. Le retour à une vie sédentaire est maintenant proche. Où allons-nous domicilier maintenant ?


Cette semaine, notre présence dans le Haut Doubs est destinée à revoir tout le monde, à s’accorder un long break après 2 mois de pédalage régulier depuis Istanbul et la Turquie. Nous profitons pleinement des paysages et de nos amis du Plateau Horloger. Après un enchainement de repas et d’invitations plus sympas les unes que les autres, ce vendredi nous reprenons la route en direction de Angers via l’eurovélo 6 et la Loire à vélo pour une arrivée définitive prévue le samedi 20 juin. On remercie chaleureusement nos hôtes situés à Fournet-Blancheroche, et surtout aux Ecorces, pour leur accueil si généreux et si sympathique. (Ils se reconnaitront !) Merci à vous tous pour tous ces bons moments partagés ! On reviendra très vite. Promis.

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Lili (jeudi, 04 juin 2015 16:54)

    La boucle est presque boucler , que de beau souvenir a jamais , je vous suis depuis le début comme les enfants ont grandis ! j'imagine vos familles ( je suis maman et mamy ) comme ils doivent etre heureux de vous retrouvés !!!!!! je vous vois bien vous installés dans un endroit avec du vert ...... campagne , montagne ........pas en ville, enfin je vous connais pas mais apres un tel voyage , et puis peu etre parce que je vis pas en ville meme si elle est pas loin , un petit village le pays de la cerise Burlat la ou a commencé son histoire ......Prenez le temps de regardez autour de vous , les odeurs , la france a de beaux endroits et aussi de bon fromage et pas oublié le vin juste un verre mais un bon !!!!! A bientot la suite de votre arrivez au bout du bout .............. Bisous a vous 4 Lili

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