NOS RECITS EN ARGENTINE

ven.

05

déc.

2014

Buenos, buenos !

Nos amis les réceptionnistes : Juanito et Lucas (avec le chapeau)
Nos amis les réceptionnistes : Juanito et Lucas (avec le chapeau)

Tout juste rentrés de notre petit paradis de la réserve d’Ibéra, nous débarquons rapidement dans un hôtel réservé à Buenos Aires pour filer à l’hopital Allemana pour Servane et sa douleur au mollet. La qualité de l’accueil et l’osculation approfondie, puis l’échographie, nous rassureront sur son mollet et sur sa capacité prochaine à reprendre le vélo. Super nous continuons le voyage ! Ouf !


Après 2 nuits à Buenos Aires et après avoir découvert succinctement le centre ville, le palais du gouvernement et sa relève de garde, nous reprenons tout notre barda allégé de quelques sacoches pour aller passer quelques jours dans le delta du Parana à Tigré. Nous sommes samedi, et entamons un grand week-end pour les argentins puisque le mardi suivant est férié. Ils fêtent la monarchie, pourtant pas présente dans leur pays…


Nous découvrons que le camping que nous souhaitons rejoindre est horriblement cher, et nous nous rabattons sur un autre qu’il faut également rejoindre à l’aide d’une lancha. La ville de Tigré est organisée en deux parties : l’une sur la terre ferme, l’autre en une centaine de petites iles taillées dans le delta du Parana qui coule depuis le Brésil plus au nord. Après 20 minutes de bateau en bois, bondés de locaux avec leurs glacières remplies de grillades et leur tente, nous arrivons au camping choisi. Pour les argentins, la parilla (les grillades) équivaut à notre plateau de fromage français ! Nous arrivons dans un camping sympa, au bord de l’eau avec des jeux, une petite plage, des tables pour profiter des repas et des chenilles tombants par centaine des arbres ! On se dit qu’il s’agit simplement des chenilles printanières mais au fur et à mesure nous sommes envahis par ces petites bêtes, ce qui rendra ce séjour pas toujours agréable même si au final nous nous en accommoderons. Dans notre tête, nous pensions rester plus de 2 jours dans ce camping mais la propreté des sanitaires nous a fait fuir. Il aura d’ailleurs fallu attendre notre dernier camping d'Amérique pour trouver le plus grade ! Entre plusieurs piqures de chenilles heureusement inoffensives, nous profitons du soleil et les enfants, de la plage et des grands espaces ludiques à disposition.


Le lundi nous remballons sous la pluie pour retrouver un hostel sympathique dans le centre de Tigré. Nous retrouvons une famille de voyageurs à vélo, plus que sympathique, dans la ville ! Les Jujugazou sont partis depuis cet été d’Auxerre jusqu’au Maroc et s’apprêtent à remonter l’Argentine, le Pérou et la Bolivie, et plus ensuite. Un voyage de 2 ans à suivre ICI. Nous passons donc la journée avec Julie et Julien et leur 2 enfants. Gaspard et Anatole s’éclateront toute la journée avec Gabin et Zoé. Merci à vous pour cette superbe journée et bon voyage !

Après une visite brêve de la ville de Tigré, nous retournons dans notre hôtel Recolleta à Buenos Aires, retrouver nos 2 réceptionniste du tonner : Lucas et Juanito !  On revient en train et récupérons nos vélos par la même occasion. Ils sont dans l’état dans lequel nous les avions laissés après l’accident. Pas de surprise donc ! Nous laissons le tandem en réparation pour son guidon.


On s’installe donc pour nos 6 dernières nuits à Buenos Aires et en Amérique, dans cette auberge sympatique et bien située : Le Recoleta Hostel. Nous consacrons nos matinées à la découverte de la capitale et les AP à la sieste, à l’école et à la farniente une fois de plus. Dur dur de voyager ! On commence par le jardin botanique et le quartier chic de Palermo. Nous découvrons, le quartier populaire de la Boca, la rue colorée Camininto et le stade des Bocas Juniors et sa bombonne (Clien d’oeil à Papy le footbaleur) là ou Maradona a débuté avec la sélection Argentine en 1977. Un stade mythique où les argentins envahissent le quartier les soirs de matchs… mieux vaut une victoire… On découvre également le quartier San Telmo et son marché, ainsi que sa place et ses danseurs de tango…


Les après-midis les garçons sont heureux de retrouver les réceptionnistes dévoués et toujours partant pour lancer un jeu, une blague ou un défi. On regarde cela avec plaisir et on observe Gaspard échanger facilement en espagnol. Les 6 mois de présence en Amérique lui auront été plus que bénéfique dans l’apprentissage d’une nouvelle langue, celle de l’espagnol. Il faudra bientôt passé à l’anglais ! Anatole lui a perdu sa timidité de début de voyage.

Un autre matin, on découvre le quartier Madero, ancien quartier portuaire transformé en quartier chic avec un canal et d’ancienne grue de transport de marchandises. C’est un peu trop chic à mon gout. Avant, nous nous étions baladés dans la réserve écologique sortit de terre, suite à l’abandon d’une zone humide, il y a maintenant 30 ans. Aujourd’hui, il s’agit d’une zone protégée avec de nombreux oiseaux, des varans et autres mammifères qui font le bonheur des joggeurs, sportifs et autres amoureux de la nature, et de nous surtout dans cette vie très urbaine. Cette balade verte, nous permettra d’effectuer une parenthèse dans cette vie citadine. Il nous tarde de remonter sur nos bicyclettes et reprendre notre cheminement lent que nous apprécions tant à travers les grands espaces ! Nous retrouvons d’ailleurs le Pino réparé, avec un guidon bricolé astucieusement, prêt à repartir.

Notre dernière découverte, sous une bruine fine et après de gros orages la veille, est consacrée à la visite de la place Francia et du cimetière Récoleta qui ressemble les sépultures des hommes politiques et personnages connus (Dont Eva Peron, la grande militante argentine des années 70) dans de grands caveaux, avec parfois des cercueils visibles… Ce lieu pas forcément gai nous permet toutefois d’expliquer le chemin de la vie à Gaspard pendant que Anatole, lui, trouve les meilleures cachettes pour une partie de cache-cache si tentante… entre les bâtiments accueillants les défunts…


Le dimanche et le lundi nous commençons à préparer nos vélos et sacoches pour le transfert en Asie, de manière plus réfléchie qu’au trajet aller et surtout pour éviter un surplus de bagage bien onéreux. On coupe les journées à la manière des citadins, en allant passer quelques fin d’après midi dans le parc au jeux, Gaspard et Anatole apprécient forcément, nous un peu moins.


On termine nos dernières journées en discutant sur des sujets de fonds avec Lucas et Juanito, au comptoir de l’accueil. Ces 2 garçons sont vraiment top, toujours disponibles pour un service, un renseignement et surtout dévoués au bien être d’Anatole et Gaspard. La veille de notre départ, chacun leur tour, ils arriveront avec des surprises faisant le bonheur des enfants : un jouet crocodile et une casquette offert gracieusement par chaque réceptionniste ! On aura vécu la générosité des argentins jusqu’au dernier jour de notre voyage en Amérique du Sud ! Les garçons étaient vraiment heureux de ces gestes si chaleureux, si entiers ! 


Le mardi matin, à l’aube, c’est Lucas qui sera là pour nous accueillir au petit déjeuner avancé spécialement pour nous. Les aux-revoir sont chaleureux et sincères. On prend la direction de  la gare de bus à vélo en traversant la grande avenue du 9 juillet, puis de l’aéroport avec une navette, sans encombre, sans chamaillerie avec les chauffeurs, avec même un soupçon d’entraide. Quant à l’aéroport, on passe nos 4 gros paquets sans problème, sans pesés avec un service super et pas de surplus de bagage… 


On quitte donc le continent Américain tranquillement avec des souvenirs pleins la tête, de belles rencontres, des paysages variés et fabuleux, des découvertes nombreuses : Des andes et ses vestiges Incas, au salar de Uyuni, en passant par la vallée de Huamamarca, à la côte et aux fjords chiliens, sans oublier la Patagonie et ses glaciers, sa neige, ses belles montagnes, et pour terminer les chûtes d’Iguazu et la réserve d’Ibéra. Notre voyage, c’est aussi des dizaines de villages parcourus, traversés, parfois observés et visités. Notre nomadisme, nous a permis de découvrir des vies différentes, difficiles mais heureuses semble-t-il. Les accueils ont toujours été respectueux de l’étranger, de notre famille, de notre type de voyage avec parfois de grosses émotions liées à des rencontres fabuleuses… On est heureux d’avoir découvert ces pays, cette partie du continent américain à vélo, mais aussi en bus, en bateau, en 4x4, en train, à pied.


Et on est toujours aussi heureux de poursuivre notre périple vers l’Asie, vers l’Orient, sa culture si différente, pour apprécier de nouvelles surprises, qui nous espérons, mélangeront encore paysages, rencontres et gastronomie ! (C'est bien partie depuis notre arrivée à Bangkok... :-)


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sam.

29

nov.

2014

PRESSE INTERNATIONALE !

On partage deux articles de presse parus fin août et à l'automne. L'un provient de l'Est Républicain, sous la plume de J.Bouquin. Il présente notre aventure jusqu'au Chili, avec nos interrogations passées sur la scolarité de Gaspard. Merci à lui pour le suivi de notre aventure. 

L'autre article est une petite surprise découverte sur internet sur le site du village de San José, petit village du nord Argentin où nous avons eu la chance de passer 2 fabuleuses journées chez Juan et sa famille.

Pour une bonne lecture, cliquez sur les images !


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mar.

25

nov.

2014

"Caïmans camping" à la réserve naturelle d'Ibéra.

Caiman - Famille - Vélo
Tout proche mais tout gentil...

Passées nos mésaventures routières, nous avons repris le chemin de nos découvertes et de nos surprises ! Et nous pouvons parler d’une réelle surprise, car dans notre malheur, nous avons trouvé notre bonheur : celui d’un lieu reculé, calme, beau où de nombreux animaux sauvages domiciliaient. C’est donc dans un environnement végétal et très animal, que nous avons bivouaqué pendant 5 jours dans le camping du petit village de Colonia Carlos Pellegrini, coupé du monde pour notre plus grand bonheur et celui des enfants.


Ce petit paradis n’était pas prévu à notre programme mais l’accident du mardi 11, nous a permis de découvrir cette réserve naturelle distant de 3 heures pistes de Mercédes où nous avions logé la nuit précédente notre départ. Après une nuit dans un hôtel onéreux (cher comme dise les enfants…), nous montons in-extremis dans le minibus reliant le village de la réserve seulement distant de 120 kms mais avec de plus 80 kms de pistes sableuses. Nous chargeons l’ensemble des sacs sur la galerie avec l’aide d’un chauffeur sympathique. Les 15 autres places du bus sont occupés par des locaux, dont certains portent l’habit traditionnel, et qui rentrent au village pour le week-end. Nous sommes vendredi.


Après à peine 3 heures de route et une petite sieste, la navette nous dépose au camping dès l’entrée du village. Le camping municipal est occupé par 80 étudiants biologistes qui étudient la faune locale. Il y a des tentes partout, nous arrivons toutefois à trouver un espace sympathique tout proche des pontons, de la lagune et des caïmans bien présents. C’est l’attraction pour toute la famille. Nous sommes tout proche de ces animaux aux écailles et à la force surpuissante… Ils sont calmes et flânent dans l’eau paisiblement pendant que nous les observons attentivement mais prudemment. Les enfants sont stupéfaits de voir « des crocos » si proche, nous aussi et on veille un peu quand même... On poursuit l’après midi par l’installation du bivouac et du tipi non loin d’autres tentes. 

 

Les biologistes présents sont attentionnés auprès de Gaspard et d'Anatole et un professeur leur présente une petite grenouille au couleur verte et orange. Puis un autre, leur fait découvrir une ribambelle de serpents heureusement enfermés dans des boites. Cette première journée est superbe et les enfants enchainent les découvertes. A la tombée de la nuit, ce sont les crapauds au format XL et autres papillons et chauve-souris qui prennent le relais et qui occupent l’espace pendant que les yeux oranges des caïmans, éclairés par nos frontales, reflètent dans l’eau… Bonne nuit…


Après une nuit animée et légèrement bruyante (les étudiants fêtaient leur dernière soirée ici), et avant notre petit déjeuner, nous filons sur les pontons pour saluer les caïmans de bon matin, toujours présents en bordure de lagune entre les barques stationnées. Ensuite, nous partons découvrir le sentier « aux monos » (singes). Une longue marche nous mêne d’abord à la maison des gardes du parc, puis dans un sentier vert et arboré où nous apercevons quelques singes perchés dans les arbres. Nous terminons notre circuit sur des passerelles aménagées pour observer oiseaux, carpinchos, et autres caïmans dans les eaux chaudes de la lagune. L’après-midi, nous flânons sous une grosse chaleur qui nous rappelle les chaleurs de la Corse. (Nous sommes pourtant seulement au printemps, il fait plus de 35°, tout va bien hormis Servane qui se plain d’un mollet suite à la chute de l’accident). Je termine la journée en partant pour le ravitaillement dans le village, je traverse des rues de sable chaud. Le village est d’un calme déconcertant, seules quelques mobylettes pétardantes et vélos coupent les rues rectilignes de cette colonie. Au fond du village, j’effectue les course dans une fruitéria qui propose fruits, légumes et pain, et qui fera notre bonheur pour les repas des 2 prochains jours… Le retour, chargé, est difficile sous cette chaleur. Je sollicite un verre d’eau au point d’Information et engage une discussion malheureusement peu bavarde avec un employé du village.


Le dimanche nous savourons une nouvelle journée ensoleillée en observant oiseaux, carpinchos, insectes sans oublier les caïmans toujours présents non loin de note tipi… Sieste pour Anatole, école pour Gaspard, dessins puis jeux d’eau agrémenteront une journée plus qu’agréable ! Le soir nous nous couchons tôt pour anticiper un réveil matinal dans le cadre d’une sortie nature prévue dès le lever du soleil. Le lendemain, à 7h00 nous embarquons donc dans un petit bateau (une lancha) pour aller à la découverte de la faune. Les mammifères et autres oiseaux sont de sortie. Pendant 2 heures, nous observons une faune bien présente : carpinchos, nombreux oiseaux, caïmans et ses petits, ainsi qu’un cerf des marais. Cette balade aquatique au lever du soleil est fabuleuse. Nous rentrons au camping émerveillés par nos découvertes. Les enfants ont beaucoup appréciés cette sortie nature très complète, vivante et pédagogique. L’appareil photo a fonctionné à plein…Ensuite, nous reprenons notre rythme installé depuis 3 jours : sieste, jeux, école, dessins, et photos. Seule Servane accompagné de Gaspard se rendra en fin d’après à l’hôpital du village pour consulter, suite à la persistance d’une douleur forte au mollet. Le diagnostic n’est pas vraiment concret, et nous pensons qu’il faut consulter dans une grande ville. Le mardi sera donc notre dernière journée dans le camping au milieu de cette belle réserve. Je pars dans le village réserver les 4 places d’autobus qui partira à 4h00 du matin le mercredi pour rejoindre Mercedes. 


Nous terminons cette journée du mardi par le rangement des affaires. Nous nous lèverons vers 3h30 en pleine nuit pour démonter la tente et ranger le bivouac sous le regard attentif des caïmans éveillés… Nous arrivons à 7h30 à Mercedes après avoir effectué le chemin inverse de vendredi dernier. A Mercedes, nous décidons d’attendre toute la journée pour prendre un bus nocturne afin de rallier la capitale, Buenos-Aires dans la nuit. La journée est assez longue mais les enfants patientent comme nous en jouant. Nous terminerons cette journée d’attente par un dessin animé pour toute la famille avant le repas et le bus qui ne partira seulement qu’à 23h30 après une négociation ardue face au chauffeur pour charger toutes nos sacoches ! (Heureusement nous n’avions pas nos vélos…). Nous serons donc à Buenos-Aires le lendemain, pour aller rapidement consulter un médecin compétent, pour le mollet douleureux de Servane, qui l’empêche de dormir.


Nous quittons donc Mercedes et la province de Corrientes, après avoir passer 5 jours fabuleux au milieu d’une réserve naturelle peu connue : la réserve d’Ibera dans le village de Colonia Carlos Peligrinni qui mérite vraiment un arrêt et même un séjour long pour savourer ce lieu si différent, si reculé mais si agréable. Notre accident aura eu le mérite de nous faire découvrir ce lieu magique, qui rassemblera de nombreux souvenirs pour toute la famille !


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ven.

21

nov.

2014

Correspondances scolaires

Planisphère de la classe de Grande Section à Angers.
Planisphère de la classe de Grande Section à Angers.

Depuis la rentrée du mois de septembre 2014, deux échanges avec des classes françaises se sont mis en place. Ces correspondances scolaires sont nées de la volonté d’enseignants souhaitant exploiter nos aventures et nos découvertes pour mettre en oeuvre des projets pédagogiques autour de la découverte du monde, de la géographie, de l’ouverture sur d’autres cultures et bien plus encore…


C’est donc avec un grand  plaisir que nous avons accepté de participer à leur projet respectif pour alimenter le contenu, pour apporter des réponses à leurs interrogations, pour aborder des sujets plus précis en fonction de leur projet. Notre voyage est donc un support à la découverte, et se sont les écoles qui mettront en oeuvre les projets pour garder une cohérence pédagogique. Notre fils ainé, Gaspard sera lié à ses projets de correspondances, en contribuant à alimenter les contenus et autres écrits grâce à son regard d’enfant et d’élève nomade parcourant les routes du mondes. 


On remercie pleinement Guillaume (Ecole de Bayeux) et Patricia (Ecole d'Angers), les deux enseignants qui ont pris contact avec nous grâce à l’adresse mail de notre voyage : cyclofamily@par4cheminsavelo.fr et restons disponible pour d’autres écoles susceptibles d’être intéressées !

 

 

En attendant, nous vous invitons à découvrir ces projets de correspondances avec ces deux classes de l’école Mathilde Reine à Bayeux et l’école Condorcet à Angers dans la nouvelle page de notre site internet : Echanges et Correspondances scolaires.


Encore merci aux 2 enseignants pour l’intérêt porté à notre aventure !

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jeu.

20

nov.

2014

Coup de chaud et coup d'arrêt pour la Cyclofamily

Une piste sans circulation...
Une piste sans circulation...

Puerto Iguazu est notre point de départ de notre reprise du vélo. Après plusieurs jours et semaines d’arrêt, nous remontons donc sur nos bicyclettes pour prendre la direction du Sur (Sud en Espagnol) via la route 12 en passant par la ville de Posadas, puis en rattrapant la frontière Uruguayenne avant de rejoindre la capitale de Buenos Aires. Nous avions 3 semaines devant nous pour parcourir les provinces de Posadas, de Corrientes avant d’attraper un ultime bus qui devait nous amener à Buenos Aires, capitale Argentine. Mais un évènement avec quelques dégâts matériels a stoppé notre avancée dès le deuxième jour, et, nous a obligé  à revoir nos prévisions…


Le lundi 10 novembre, nous quittons donc le fabuleux camping de Oscar à Puerto Iguazu, après avoir passé 5 jours immergés dans une nature riche en faune et flore, sans oublier les majestueuses chutes d’Iguazu toutes proches, découvertes en famille durant 2 jours. Les vélos sont remontés depuis maintenant quelques jours mais après seulement quelques mètres, je suis déjà obligé de stopper pour effectuer des réglages sur le vélo couché et la chaine qui ne suit pas son guide… On profite de cet arrêt pour s’hydrater car la chaleur est déjà bien présente à 10H00. Nous reprenons la route, elle est vallonée mais sans réelle difficulté : petites bosses et descentes s’enchaînent, nous suons à grosses gouttes pendant que les enfants bronzent et boivent beaucoup. Une forêt dense nous entoure et des restes de varans écrasés jonchent régulièrement la route, ce qui nous invite pas à bivouaquer dans ce milieu hostile… Nous roulons à l’écart de la route et de la circulation peu fréquente, sur une bande large et agréable. A 13h, nous arrivons dans le petit village d’Espéranza après plus de 50 kms et pique-niquons sous un arrêt d’autobus pour profiter de l’ombre sous une chaleur étouffante. Il nous reste plus que 5 kms pour rallier le camping du village de Wanda où nous installons paisiblement, nous sommes seuls. Pour pallier le manque de piscine récurant, les enfants jouent avec des bassines d’eau pour s’asperger copieusement jusqu’à la fin d’après midi. Ils s’éclatent, nous, on récupère !


Le lendemain, nous décidons de partir très tôt pour éviter la chaleur et permettre d’arriver tôt au camping suivant à El Dorado distant de 50 kms. Levés à 6H00, à 7h00 sur nos vélos, nous battons notre record de rapidité pour ranger le bivouac ! Nous ne roulons pas sous la chaleur, ni le soleil mais la grisaille. Le même profil de route nous attend avec néanmoins des bosses un peu plus difficiles et régulières. Malgré les nuages, il fait bien chaud et nous suons comme la veille. Vers 10h00, une pluie fine apparait, il nous reste seulement une quinzaine de kilomètres. Comme d’habitude,nous sommes sur le côté, à l'écart de la route, je pédale juste derrière Servane et Gaspard et leur tandem. Tout à coup le tandem est percuté par derrière une ou deux fois. Tout va très vite. Servane et Gaspard tombent sur le bas côté. Gaspard a le pied coincé sous son siège, pendant que Servane qui a chuté plus lourdement, allongé sur le dos, se plein du coude, de la mâchoire et du mollet. Je relève le vélo. Gaspard se plein légèrement du genou. Je relève la tête et m’aperçoit que le camion qui a percuté la remorque, s’en va s’en se soucier de l’accident. Nous sommes sous le choc. Avec mes signes, deux voitures s’arrêtent finalement et appellent les secours : la police et une ambulance. La police arrive et banalise la route. Le fait que nous soyons étrangers limite leurs questions, nous en sommes étonnés. J’explique rapidement le déroulement. Rien n’est mis en place pour rattraper le camion qui a quand même laissé, dû au choc, un optique de clignotant sur place. Nous sommes stupéfaits. L’ambulance n’arrive pas, la police transporte Gaspard et Servane finalement au centre de santé, pendant que je reste avec Anatole et les vélos. Un couple de Brésilien avec leur petite fille, fort sympathique m’accompagne pour transporter les vélos dans leur combi et dans les 4x4 des policiers bien passifs… Le tandem a le guidon cassé mais le cadre paraît intact, quant à la remorque qui a absorbé le choc, elle est toute désaxée et vrillée et les outils nous sont nécessaires pour la détacher… Quand nous nous apprêtons à partir du lieux de l’accident, un véhicule de gendarmes et une ambulance arrivent… A Espéranza, pas de matériel pour effectuer une radio du coude de Servane, pendant que Gaspard s’en sort heureusement qu’avec une égratignure au genou droit et un pansement placebo…


Nous filons donc à l’hôpital d’El Dorado (si si), mais passons avant par le commissariat de police pour récupérer le vélo couché et la remorque d’Anatole. Comme aucune mesure n’est prise pour retrouver le camion, nous réclamons un document officiel décrivant les conditions de l’accident. L’écriture de cette attestation à la machine à écrire, mettra quelques temps, alors que Servane, souffrante, et les enfants s’impatientent dans le 4X4. Il est 13H30, nous reprenons la route d’El Dorado et de l’hôpital caché au bout de la ville. La prise en charge est rapide et la radio ne fait apparaitre aucune fracture. Ouf ! Servane s’en sort avec un gros hématome et une attèle pour immobiliser son bras pendant 3 jours. Elle se plein aussi d’une douleur au mollet dû à un choc mais aucun diagnostic précis n'est prononcé... Ensuite, la police a quand même la gentillesse de nous déposer devant un hôtel du centre ville et nous souhaite un bon voyage.


Il est 15H00, nous nous posons sur les lits de la chambre d’hôtel et prenons notre repas. Les enfants vont bien, et ont été super dans la gestion de cet évènement pas simple à comprendre pour eux et difficile à gérer pour nous. Nous nous posons et relativisons quand à cet évènement qui aurait pu être bien plus grave. On reste quand même stupéfait de l’abandon de la recherche du camion fautif et de son chauffard, de la lenteur des secours et de l’incapacité des policiers à gérer ce genre de situation. (Les policiers prenaient en photo Anatole et écoutaient de la musique avec leur portable…) 


La soirée et le lendemain matin sont consacrés à nous organiser pour la suite du voyage en Amérique du Sud qui s’effectuera sans les vélos jusqu’à notre envol pour la Thailande prévu début décembre. Nous faisons appel à notre assurance pour connaitre les prises en charge…Nous décidons de faire envoyer les vélos directement à Buenos Aires par une société de transport pour nous libérer d’un certain encombrement dans les autocars. Nous gardons toutes les sacoches et la remorque détériorée pour rejoindre Posadas le lendemain puis Mercedes le surlendemain après une nuit dans un hôtel miteux trouvé après une virée épique dans le taxi de Sergio (camping fermée, panne d’essence.…). Nous nous rendons compte rapidement que voyager avec 8 sacoches, 3 sac à dos et une remorque sans vélos est très difficile notamment dans le portage des affaires entre les différents lieux… La galère. 

Afin de retrouver un peu de sérénité après cet évènement et surtout du bon temps et du bien-être en famille, nous prenons la direction du village de Colonia-Carlos-Pelligrini dans la réserve naturelle del Ibera à 3 heures de piste de Mercedes pour découvrir une faune surprenante et profiter du plein air sans vélo ni camion…


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