NOS RECITS AU CAMBODGE

mar.

03

févr.

2015

Good Morning VIETNAM !

Vietnam, Cambodge, vélo, Chau D'oc, voyage, famille,
Passage de la frontière !

Phnom Penh, la capitale du Cambodge, ne restera pas une ville avec laquelle nous garderons de grands souvenirs. Nous y avons passé 6 jours d’abord pour nous reposer, puis pour consulter des médecins pour quelques contrôles, et enfin pour la découvrir. Mais cette ville, bordée par la fin du Lac Tonlé Sap et le Mékong qui arrive du Nord Est n’offre rien d’emballant. Toujours des temples, dont le palais royal ainsi que le musée du triste génocide que nous n’avons pas visité car peu adapté avec les enfants. Ensuite une enfilade d’hôtels, de restaurants, et autres attrapes touristes. Le marché, et sa forme, a retenu toutefois notre attention mais autrement rien d’emballant comme l’a pu être Bangkok. Nous reprenons donc la route pour 2 jours sur les terres cambodgiennes avant d’entrée au Vietnam par le check point de Chaud D’Oc. Notre sortie de la capitale est simple malgré des routes cabossés et poussiéreuses. Les travaux, envahissent la capitale et occupent aussi les routes. Nous arrivons à Takéo en début d’après après 80 kilomètres, à une moyenne de quasi 18 kilomètres. Nous avons pas perdu notre rythme malgré notre pause et une grosse chaleur permanente. Le lendemain, après une quarantaine de kilomètres nous arrivons tranquillement à la frontière. Ce passage de frontière est l’un des plus simple que nous avons passé, un tampon de sortie, un tampon d’entrée et la barrière s’ouvre ! Il s’agit d’un petit poste frontière sans touriste, uniquement destiné à l’activité économique. 

 

Good Morning Vietnam !

 

A peine passés la frontière, avec les vélos nous enjambons (à l’aide d’un pont :-)) un petit bras du Mékong où maisons de pêcheurs et péniches chargées de riz occupent et animent le paysage. Direction ensuite Chaud d’Oc à 23 kms du poste frontière, la ville est située au bord d’un des 9 bras du Mékong. Nous sommes surpris par la taille de la ville, grande avec une activité débordante. Nous stoppons notre avancée et logeons dans un hôtel surplombant le marché très actif. Après notre installation, nous partons à la découverte de la ville à travers des ruelles perdues, la réalité de vies dures, précaires nous saute à l’oeil. Les familles marchandes logent soit dans leur échoppe soit dans des cabanes ou bidonvilles bordant le Mékong débordant d’activité batelière. Parfois les bateaux font aussi office de toit. Les habitants sont surpris de nous rencontrer, nous touristes propres sur nous, dans ces zones précaires. Notre passage, ne retire rien à leur enthousiasme et nous sommes largement servis en sourires. Nous immortalisons ces jolis visages, marqués par le travail, à travers quelques clichés souvenirs. Seul ombre à cette balade, un homme vient délicatement toucher le zizi de Gaspard. Nous intervenons fortement et comprendrons après des recherches qu’il s’agit d’une pratique Kmer courante auprès des jeunes garçons. Beurk ! 

 

Après une soirée sympathique entre cyclo, avec 2 anglais et un australien prenant le chemin averse du notre, nous reprenons notre avancée dans le Delta. Après 55 kms à longer le Delta, nous faisons halte à Long Xuyen, autre ville dense bordant un autre bras du Mékong. Chaque bras du Mékong est aussi large que notre Loire Française, pour sauter ces bras, nous prenons des bacs rapides et gavés de 2 roues... motorisés. 

 

C’est à partir de ce 3ème jour, que nous nous enfonçons plus dans les méandres du Mékong et sur ses îles si atypiques. Nous parcourons de plus petites routes, agréables avec moins de circulation pour notre plus grand bonheur. La circulation n’est toutefois composée que de scooters et de quelques bus. Nous arrivons à Sadec le mardi puis nous prolongeons notre avancée à Vinh Long le lendemain. A chaque fois, ces grandes villes ne sont pas très jolies, très peuplés, bruyantes avec son lot de circulation délirante. Seuls les marchés avec leurs légumes et fruits, et leur pêche du jour sont agréables à parcourir. Les odeurs, parfois fortes, nous rappellent que la région vit essentiellement de la pêche, de quelques coquillages et de gros poissons chats… Quand le poisson n’est pas frais, nous le retrouvons séché sur des kilomètres d’étales. Peu attirant… Quant aux étales de fruits, très colorés, ils nous confirment que ce Delta est LE lieu où les arbres fruitiers ne manquent de rien : chaleur, soleil et eau ! Ananas, pastèques mais aussi fruit du dragon, appelé Pitaya, ou encore, le jacquier, la pomme d’amour, le litchi chevelu et le durion composent ces étales appétissants dans lesquels nous piochons pour faire nos achats quotidiennement !

 

Depuis Vinh Long, nous souhaitons rejoindre Cai-Bé, plusieurs solutions : 23 kms de voies rapides sans charme et dangeureux, où 31 kms avec la traversée de 3 îles mêlants, petite routes, bacs et chemins. Le choix est rapide. Dès 8h30 nous embarquons sur le premier bac de la journée en face de notre hôtel « LE Cuul Long » (si,si) et arrivons dans un petit paradis tout vert où bananiers géants, et autre arbres fruitiers nous encadrent sur de petites routes bien agréables. C’est magique. Nous prenons notre temps en observant, en effectuant quelques vidéos, en profitant pleinement. C’est très beau. Toute cette journée de vélo est magique tant par la beauté des lieux, que par l’absence de circulation. Pour rattraper le deuxième bac, nous roulons sur une piste sableuse étroite et atypique. Nous pensons faire fausse route, avant d’arriver finalement au petit embarcadère. Surréaliste comme lieu d’embarquement. De l’autre côté de la rive, dernière île à traverser, seule une bande bétonnée nous guide vers le bateau suivant. Les croisements avec les écoliers rejoignants leur classe sont proches et chaleureux, et surtout remplis de HELLO ! Nous sommes les seuls touristes traversants tous ces petits villages si atypiques. Après moins de  35 kilomètres, nous arrivons à Cai-Bé réputé pour son marché flottant. Nous reprenons finalement un bac pour passer de l’autre côté de la rivière et trouver un hébergement. Cette journée aura été fabuleuse, l’alternance de bateaux, de vélos, de paysages et de rencontres satisfera toute la famille. « Gaspard : j’ai surtout adoré la toute petite piste en sable ! » Nous terminons notre soirée, sur la grande place du village. Ces places de villages sont plus nombreuses qu’au Cambodge et invitent à la rencontre. Nous nous essayons au jeu du Dâ cau,  jeu de volant dans lequel les Vietnamiens excellent. Pas facile, voire difficile pour nous novices, ce qui permet aux habitants prenant le frais de la soirée de rire de nous… 

Le lendemain, avant de reprendre la route et de quitter définitivement le Delta, nous nous accordons une excursion bateau de 2 heures dans les canaux, autour du marché flottant de Cai-Bé, et dans une fabrication artisanale de bonbon (caramel à base de coco) Une excursion simple et agréable qui permet de découvrir au plus proche l’activité économique liée au Mékong et à la culture de fruits. Nous profitons pour déguster différents fruits aux formes, couleurs et goûts surprenants. La visite de la confiserie sera transformera en une dégustation prolongée et appréciée par les garçons et les parents…

 

My Tho, n’est plus qu’à 30 kilomètres, nous reprenons donc les vélos après cette dernière découverte mais à 10 kms de notre arrivée du jour, l’axe d’une roue de la remorque d’Anatole casse. Impossible de repartir. Malgré l’aide sympathique de Vietnamiens et la recherche de solutions, nous repartirons en taxi remorque et Servane accompagnée d'Anatole, pour l’occasion, suivront à vélo. Il s’agit d’une pièce très spécifique. Nous voilà donc bloqués, nous rejoignons en transport en commun, non sans difficulté, la capitale économique Ho-Chi-Minh le lendemain pour trouver une solution et découvrir la plus grande ville Vietnamienne. 

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mar.

20

janv.

2015

A Battambang, en bateau

Le soleil n’est pas encore levé que nous enfourchons déjà nos vélos depuis Siem Reap et notre agréable guethouse. Il est 6h00, nous apercevons à peine les premières lueurs dans ce ciel que nous devinons bleu. Quinze kilomètres de vélo nous séparent du port où nous embarquerons. Au rythme de notre avancé, le soleil se lève et fait apparaître une campagne plane où se profile au loin, le lac Tonlé Sap que nous traverserons ce jour en bateau. Nous passons à travers de jolies campagnes, mais aussi des villages avec maisons sur pilotis. Les rivières, elles, sont jonchées de sacs plastiques, de déchets, une dure réalité constante au Cambodge. C’est extrêmement sale, mais ici, malheureusement, la préservation de l’environnement n’est pas la priorité…

 

Le départ est prévu à 7H30. Nous arrivons avant 7h00 pour charger nos vélos, et sommes assaillis par des vendeurs « de petit déjeuners avec de la vache qui rit » clin d'oeil à nos amis Lédoniens... Nous sommes les premiers à embarquer. Après une longue attente, de derniers touristes, le bateau démarre enfin, il est quasi 9h00. Le premier bras de rivière que nous empruntons est marron et n’invite nullement à la baignade.


Le lac s’ouvre à nous rapidement. Comme une mer, il est immense. Nous apercevons quelques pêcheurs et filets tendus. Après 2 heures de navigation, nous sortons de cette immense étendue d’eau douce pour entrer dans une rivière. Il nous reste 6 heures de bateau. Le moteur donne le « la » de la journée. Heureusement, que nous pouvons monter sur le petit pont pour échapper de temps à autre à ce ronronnement étourdissant. Les premiers villages flottants de pêcheurs apparaissent. C’est surprenant ! Un ensemble de construction organisée autour de la rivière est posé sur l’eau. Ces maisons montent et descendent aux grès des crues et de la mousson. Les familles, installées loin de tout, vivent de la pêche dans des cabanes flottantes au confort très précaire. Le passage du bateau anime la vie de ces villages qui permet d’effectuer du lien avec d'autres habitants, ceux de la terre. (livraisons diverses, colis, enveloppes sont réceptionnés chacun son tour dans les différentes maisons). Toutes les familles disposent d’un bateau au moteur plus bruyant que le nôtre pour venir récupérer les colis auprès du bateau de touristes. Nous vous laissons imaginer le concert ! Nous sommes abasourdis pas ce type de vie, centrée autour de l’eau et la pêche. Gaspard est très surpris aussi par ces vies si précaires, si différentes et « pauvres dixit ». A notre passage, les sourires et les « hello » ne manquent pas. Pour autant, nous ne savons pas dans quel état d’esprit évoluent ces populations. A ce jour, plusieurs millions de personnes vivent sur des villages flottants au Cambodge.

Avec notre avancée, la rivière se rétrécit et le niveau d’eau baisse fortement (cette traversée n’est d’ailleurs plus possible au mois de mars), ce bras d’eau serpente, obligeant le bateau à ralentir pour ne pas chavirer dans les virages… Vers 17h00, Battambang et ses gros immeubles se profilent. Nous arrivons. Reste à gravir un escalier vertical fixé à la berge avant de retrouver la terre ferme. Nous savourons cette journée authentique et les belles tranches de vie observées que nous aimons tant et qui nous ouvrent à la réalité de notre monde.


Battambang, 2ème ville du Cambodge, nous accueillera dans un hôtel sympathique (le Royal…) non loin du marché aux odeurs nauséabondes, voire insupportables. Nous découvrons, à vélo, le temple Wat Ek Phnom  distant de 15 kilomètres puis le soir, nous rencontrons dans un parc de jeu, une famille française domicilié à Mayotte. Avec Thomas, Zara et leurs enfants, le même programme était envisagé. Nous nous réunissons donc pour aller découvrir ensemble le cirque Phare. Il s’agit de la maison mère de l’ONG découverte à Siem Reap. Nous savourons encore un spectacle pêchu bien que moins abouti dû surement à une troupe plus jeune. Nous terminons notre soirée dans une cantine de rue. Gaspard et Anatole s’éclate avec Léo et Gédéon jusqu’à tard ! Nous, nous profitons d’une soirée entre adultes bien sympathique, qui fait du bien aussi pour nous. Merci les expats !


Le surlendemain, nous reprenons la route. Quelques 110 kms nous attendent pour rallier la ville de Pursat. A midi, nous nous abritons d’une averse, sous une maison typique bordant la route, et en profitons pour déjeuner. La famille propriétaire débarque avec le sourire pour échanger avec nous, nous profitons de ce temps d’échange rare, et dégustons pour la première fois un dessert de riz/banane : excellent ! Pursat, ville de passage n’offre rien d’extraordinaire, son marché, ses rues sales, ses klaxons. Nous poursuivons le lendemain jusqu’à Kampong Cham Les conditions sur la route se dégradent de jour en jour, Phnom Penh, la capitale se fait sentir. Nous décidons de ne pas poursuivre à vélo pour les 80 derniers kilomètres et trouvons un gros taxi le matin suivant pour faire notre entrée dans la ville. La route, la circulation rock’n roll et les travaux poussiéreux nous confortent dans notre choix. Nous sommes déposés au pied du quartier à hôtel; hôtel que nous trouverons rapidement. Nous voilà à Phnom Penh, à la capitale pour quelques visites médicales de contrôle et 5 jours de repos appréciables mais trop longs pour les enfants… surtout dans des hôtels qui offrent peu d’espace. Nous regrettons de ne pas pouvoir camper plus facilement dans les campagnes comme en Amérique du Sud et espérons que le Vietnam, notre prochain pays, permettra de revenir à ce mode d’hébergement. Rien est moins sur ! A suivre.

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mer.

14

janv.

2015

Angkor et un peu plus

Suite au dernier article, nous vous partageons quelques photos de notre découverte du site des temples d’Angkor. Le site est grand, très grand, envahi de touristes (dont nous faisons partie, j’aime bien nous le rappeler !), et peut se visiter sur plusieurs jours soit en mototaxi, soit en véhicule (bus, voiture…) 


De notre côté, nous avons fait le choix de parcourir les temples à vélo sur une seule journée. Pour nous et les enfants, cela nous semblait suffisant, nous avons donc pédalé environ 35 kms autour du petit circuit englobant le majestueux temple d'Angkor Wat. Nous avons été satisfait de cette journée, de la diversité des temples visités, les enfants, eux, ont pu déambuler, grimper et se cacher à volonté ! De nombreux autres temples sont visibles, mais au bout d’un moment les vielles pierres…bref. Concernant l’histoire des lieux, c’était il y a plus de 1000 ans, google et compagnie auront le plaisir de vous expliquer tout cela mieux que nous.


Notre séjour à Siem Reap ne s’est pas limité aux temples d’Angkor et heureusement. On a d’abord, de temps à autres, rien fait dans notre guethouse après de nombreuses journée de vélo sur les routes Thaïlandaises et Cambodgiennes. Cela fait du bien dans notre vie de nomade. On a également profité du vieux marché non loin de la rivière et proche du quartier touritico-branché, assez horrible tant par l’ambiance, le bruit et l’enchainement de commerces touristiques. Mais le marché, lui est vraiment authentique avec sa partie alimentation, ses poissons, ses fruits et légumes et surtout ses marchands souriants.


Un des meilleurs souvenirs de ce séjour restera notre soirée au cirque Phare Ponleu Selpak, il s’agit d’une ONG scolarisant plus de 1400 élèves à Battambang (notre prochaine escale) dans une école proposant d’abord la scolarité puis des activités culturelles : les arts du cirque (bien sur) mais aussi la musique, les arts graphiques, la danse. En ressort, d'abords des enfants  éduqués puis des artistes, des professeurs, coordinateurs et autres métiers lié à l’art et l’éducation grâce à une dynamique extraordinaire engagée depuis maintenant depuis plus de 25 ans !

Quant au spectacle pêchu, humoristique et doux à la fois, nos visages ont passé une heure à rire, observer, sourire à travers un beau show abordant la question des fantômes, des cauchemars. Sous un petit chapiteau rouge et chaleureux, nous avons donc assisté à une belle représentation, avec Gaspard et Anatole et leurs grands yeux écarquillés tout au long du spectacle. On a vraiment beaucoup apprécié, les enfants en reparlent encore et en redemandaient : « c’est déjà fini ? »


Sous notre oeil de voyageurs, Siem Reap restera une donc ville mitigé à notre goût. L’attrait des temples d’Angkor est incontestable mais cet atout touristique transforme la ville de manière anarchique avec des constructions moches, une mauvaise gestion des différents flux. En même temps, il existe des lieux agréables comme ce vieux marché où nous avons quotidiennement effectué notre ravitaillement sans oublier ce lieu culturel qu’est le fabuleux cirque PHARE et les bords de rivière encore préservés.


Au petit matin 4 janvier, vers 6h00, nous enfourchons nos vélos pour embarquer ensuite sur un bateau et traverser le lac Tonlé Sap et ses villages flottants de pêcheurs pendant 8 heures afin de rejoindre la ville de Battambang.

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mar.

06

janv.

2015

Good Morning Cambodia !

Thaïlande, Cambodge, Vélo, plage, frontière, voyage à vélo, visa, passeport,
Dernière plage thaïlandaise...

Après un avis mitigé sur l’Ile de Ko Samet, nous reprenons nos vélos et notre route vers le Nord-Est de la Thaïlande en direction du Cambodge. La traversée des campagnes via de petites routes est agréable, nous découvrons une vie rurale et agricole dès la sortie des villes. Des vies parfois dures dans des logements spartiates bordants les routes. Les enfants, eux, nous saluent avec un sourire, et souvent avec un air surpris dû à la forme atypique de nos vélos. L’étonnement ne se termine pas là mais quand il découvre la présence d’Anatole assis dans sa remorque, les éclats de rire se font encore plus forts ! 


Depuis, Ban Phe, le port situé en face de Ko Samet, nous pédalerons 5 jours pour rejoindre la frontière. Notre première journée devait s’effectuer rapidement pour rallier une petite plage hors des sentiers touristiques, celle de Kung Wiman. Mais, l’absence de signalétique et le nombre considérable de petites routes, a largement facilité notre égarement… Après plusieurs demi-tours, allers-retours et un pique-nique composé de pain confiture, nous arrivons enfin à la plage déserte, avec 109 kms au compteur et dépassons les 5000 kms depuis notre départ. Cette dure journée sera récompensée par un joli coucher de soleil. Nous stopperons 2 nuits pour permettre aux enfants de profiter de la plage. Ensuite pour rejoindre la ville de Chanthaburi où le père Noël passera (même en Thaïlande dixit les enfants), nous parcourons des routes peu agréables. C’est le cas, aussi pour rejoindre la ville de Pong Nam distant d’une soixantaine de kilomètres à travers des routes étroites et bruyantes dues à des travaux et quelques côtes étouffantes dans une chaleur hors norme !

Dans cette ville nous trouvons rapidement un homestay avec piscine pour la nuit qui procure tout le confort nécessaire pour une somme modique. Nous sommes le 25 décembre, une journée comme les autres en Thaïlande, pour nous aussi, quasi. Le soir, nous partons en vélos au marché pour effectuer notre ravitaillement. Ce lieu vivant, est un lieu agréable pour découvrir la réalité du pays et surtout aller à la rencontre des gens, des marchands pour parler, échanger malgré la barrière de la langue toujours présente. Dans ces villages, peu de personnes parlent l’anglais, seul les signes constituent nos outils de communication. Une fois de plus, notre présence attire les personnes, certains sont timides et restent détachés. D’autres viennent tenter un échange avec quelques mots british. Ils comprennent que nous voyageons à vélo au long court et à la vue de leurs visages en sont vraiment stupéfaits ou témoignent peut-être d’une certaine incompréhension… Nous ne serons jamais…

Notre dernière ville hôte en Thaïlande se découvre après une grosse journée de vélo. Après 80 kilomètres, nous faisons étape à Klong Hat après avoir longés de belles campagnes et des montagnes aux formes surprenantes. Malgré la distance et la chaleur, nous savourons cette partie plus vallonée, plus agréable à nos yeux. Ces paysages sont constitués en premier plan de cultures de riz, de bananiers, de palmes puis au second, d’une barrière rocheuse qui nous rappelle que le Cambodge n’est plus qu’à quelques coups de pédales. Nous stoppons notre avancé pour quelques photos. Les tracteurs et autres machines agricoles, ainsi que les personnes travaillants au champs nous confirment l’importance de l’activité de la terre. Ces thaïlandais, entièrement vêtus, travaillent sous une chaleur lourde et pesante, 10 heures par jour, et dans des conditions difficiles. Les enfants, eux, équipés de leur uniforme scolaire, sortent des écoles à vélo pour rentrer à leur domicile. D’autres enfants, non scolarisés, passent leur journée proche du domicile à jouer et bricoler avec tous types d’objets voire des déchets. Après notre installation dans un homestay, les enfants jouent dans la cour avec un petit garçon et profitent de tours en vélo des employés sur le porte bagage. Nous filons ensuite, sur le marché jouxtant notre hôtel où nous vivons de belles tranches de vies. Nous goûtons des aliments inconnues et même leur dégustation ne facilite pas leur nomination ! Nous photographions des scènes de vie, des enfants et effectuons nos courses quotidiennes.

Notre dernière journée Thaïlandaise se termine par une cinquantaine de kilomètres. Le passage de la frontière est un marathon sous des températures extrêmes. Notre thermomètre indiquant plus de 50 degrés au soleil ! Après une bonne heure d’attente au check point d’Aranyaprathet, nous sortons enfin de la Thaïlande avec quelques regrets notamment celui de n’avoir pas pu échanger avec les populations comme en Amérique du Sud. Dans l’autre sens, nous regretterons la cuisine Thaïlandaise, très appréciée par nous 4 et notamment son Pad Thaï ! 

L’entrée au Cambodge est longue. Elle débute d’abord par l’achat des visas (30 $ par personne ) suivi du passage de l’immigration. Nos 2 heures d’attentes (nous avons refusé de payer pour sauter la file d’attente) sont récompensées par l’obtention des tampons sur nos passeports. Nous sommes à Poïpet, dès la frontière franchie, nous sentons la différence. La pauvreté est omniprésente et nous saute à l’oeil. Rues sales, charrettes et autres remorques bancales et en piteuses états, ainsi qu’une certaine mendicité nous rappellent que le Cambodge est un pays où la vie est très dure, et un des plus pauvres du monde. Le prix de l’hôtel qui nous hébergera témoigne de cette économie brimbalante : un peu plus de 10 euros pour une grande chambre avec tout le confort (eau chaude, serviette, frigo, wifi, parking pour les vélos…)
Nous rejoignons en une matinée la ville suivante de Sisophon distant de 50 kms en compagnie d’un chinois cyclo, Lee. Peu d’intérêt sur la route, à gauche des rizières, à droite des rizières. Seuls les chargements atypiques sur les mobylettes et vélos mettent un peu d’intérêt dans cette matinée de vélo. Le lendemain, nous engageons une longue journée de vélo. La prochaine ville proposant des hôtels est distant de 110 kms. Nous ne sommes pas rassurés pour bivouaquer. Les rizières et  les environnements aquatiques parcourues quotidiennement nous inspirent guère… Les serpents s’échappants des bords de routes herbeux nous confirment bien la présence de reptiles. Rien qui invite à s’arrêter pour passer une nuit surement éveillée… En 7 heures de vélo, nous avalons donc 120 kilomètres finalement, pour arriver dans la ville hyper touristique de Siem Reap, la ville des Temples d’Angkor qui offre plus de 150 hôtels ! L’avenue centrale est gavée d’hôtel 4 étoiles pompeux et moches. Après plusieurs recherches, nous logerons plusieurs jours dans une guesthouse familiale (Green Day) qui veillera à nos vélos durant notre séjour de 5 jours. Nous découvrirons les temples d’Angkor à travers une journée de vélo. Pour découvrir les photos de ces jolis temples, il faudra encore patienter jusqu’au prochain article à paraître dans les jours à venir.

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