NOS RECITS AU CHILI

lun.

05

janv.

2015

Retour en Patagonie... vidéo

Fin octobre, à bord du Ferry Eden, nous découvrions les fjords de la Patagonie. Pendant ce voyage au milieu des montagnes et fjords, des cascades et des glaciers, une équipe de tournage sympathique réalisait un spot documentaire pour vanter ce voyage de 4 jours sur l'eau. On partage avec vous cette vidéo, avec quelques images de la Cyclofamily, petit film qui détaille bien l'ambiance à bord et l'esprit qui se dégage de ce voyage lent sous le 40° paralèlle. Retrouvez le récit de cette "croisière" et les photos à travers l'article : "A la découverte des Fjords Patagoniens"

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mar.

04

nov.

2014

Puerto Natales et Torres del Paines, au Sud de la Patagonie !

De beaux glaçons pour l'apéro !
De beaux glaçons pour l'apéro !

A Puerto Natales, nous voilà sous le 50ème parallèle de notre belle planète. Nous n’irons pas plus bas, ni à Punta Arenas, ni bout du monde à Ushuaia. Nous débuterons notre remontée vers le  nord et El Calafate.


Mais avant, nous découvrons une ville colorée et organisée orthogonalement avec des rues à angles droit. Il fait froid, des averses de neige sont présentes et le vent souffle. Puerto Natales est une petite ville chilienne d’environ 25 000 habitants située dans le Sud de la Patagonie, et non loin de l’Argentine, dont la frontière se situe seulement à une dizaine de kilomètres. Elle vit de l’activité de la pêche mais surtout du tourisme grâce au Parc National Torres del Paines pour ses trekkings et sa fameuse randonnée du W à réaliser en 4 ou 5 jours. Ce parc national est distant de 200 kms de Puerto Natales, de nombreux bus permettent de rallier l’entrée pour aller marcher et le découvrir. Au programme, une faune sauvage présente, des cascades, des lacs au bleu splendide et des glaciers sans oublier une flore. Le Torres del Paines, c’est aussi ces fameuses tour de roc qui culminent à plus de 2500 mètres d’altitude et où de nombreux alpinistes viennent s’y frotter.


De notre côté, nous ne pensions pas visiter ce parc, car nous croyions que les découvertes s’effectuaient seulement autour de randonnées longues et peu aisées avec des enfants en bas âges, (au moins 6 heures) mais à travers une discussion avec un francais, Nicolas, dans un magasin  de vélo, nous apprenons finalement, qu’il existe des tours en mini bus sur une journée. Ces excursions journalières permettent de découvrir les paysages, la faune et les points remarquables. Nous n’hésitons pas. Nous décidons donc de partir le mercredi pour une journée dans ce parc national. 


Départ 7H30, dans le froid, pour rallier l’entrée du parc. Sur la route, l’aigle et le condor seront nos premières observations furtives de la journée dans un ciel chargé et une ambiance froide. Nous poursuivons notre route jusqu’à l’entrée du parc où nous nous acquittons du droit d’entrée à l’administration. On continue nos observation d’animaux par des guanacos, nandus et autres petits oiseaux lors de nos arrêts. Les premiers lacs apparaissent avec un bleu turquoise agréable à l'oeil, puis nous tombons sur la grande cascade (Grandé Cascada) qui relie 2 lacs toujours aussi azur. Une éclaircie nous permettra même de savourer un des 3 arcs en ciel normalement présents au dessus de cette cascade au puissant courant.


Ensuite, nous poursuivons nos découvertes en longeant les montagnes et les tours (Torres) malheureusement cachées dans les nuages. Au déjeuner, nous arrivons au Lac Grey pour aller découvrir « les glaçons » se décrochant le glacier du même nom. Il fait très froid, et quelques flocons sont présents. On arrive sur une plage ventée et des rafales puissantes nous freinent dans notre avancée. Nous découvrons non pas des glaçons mais de gros icebergs provenant du glacier Grey et distant d’une quinzaine de kilomètres. Le vent charrie les morceaux de glace vers l’ouest et la plage de sable.  C’est étonnant et beau. Des sculptures bleues aux formes bizarres flottent paisiblement sur ce lac au milieu des montagnes. Nous savourons rapidement et nous nous attardons pas, car le vent est violent et désagréable. Nous allons nous réfugier dans le véhicule pour terminer notre déjeuner pique nique.


A notre retour sur Puerto Natales, nous terminons nos découvertes par une grotte occupée il y a quelques milliers d’années, par un glacier puis creusée par l’érosion. Gaspard et Anatole font la connaissance du milodon (nous aussi d'ailleurs !), animal préhistorique et ancêtre en format XXL du paresseux ! Nous parcourons le petit circuit à l’intérieur, à l’abris du vent et du froid et expliquons à Gaspard, le fonctionnement de la vie quotidienne des hommes préhistoriques notamment à travers une exposition de silexs. Cette dernière visite de la journée est très intéressante car nous découvrons des animaux préhistoriques méconnus sur notre vieux continent, comme le tigre aux dents de sable, le macrauchenia...


Nous terminerons notre journée au chaud, dans la pièce chauffée du camping pour une dernière journée prévu le lendemain à Puerto Natales et au Chili afin d’organiser notre départ vers El Calafate et l’Argentine en autobus. Le vent, les conditions climatiques difficiles et froides, et la traversée de plus de 300 kms de pampa désertique ne nous ont franchement pas attiré ! Nous prendrons donc un autobus pour rejoindre la ville du glacier Perito Moreno avant ensuite de rejoindre le nord de l’Argentine en avion pour retrouver de la chaleur et nos vélos !

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jeu.

30

oct.

2014

A la découverte des fjords patagoniens !

Le Cotopaxi, bateau abandonné et aujourd'hui repère des marins
Le Cotopaxi, bateau abandonné et aujourd'hui repère des marins

Puerto Varas et Puerto Montt auront été les deux dernières villes, où nous auront fait escales avant notre embarquement sur le ferry Eden, pour rejoindre Puerto Natales et la patagonie Sud. Ces villes nous ont permis de nous reposer tranquillement dans 2 auberges calmes et paisibles. Après quasi 6 mois sur les hauteurs et dans les montagnes, nous voilà revenu au niveau de la mer, au bord du Pacifique comme le 17 mai dernier, lorsque nous étions dans la capitale péruvienne à Lima !

 

Quant à la découverte de ces deux villes, elles se sont limitées à des balades succinctes. Puerto Varas se limitant à une ville touristique et balnéaire au bord du lac Llanquihue, peu intéressante. Nous n’avons découvert que le centre ville. Le mauvais temps et la pluie quotidienne ne nous ont pas permis de voir le volcan Orsono normalement visible. Heureusement, nous avions eu la chance d’en profiter et de l’admirer lors de notre passage à Ensenada, à l'autre extrémité du lac distant de 50 kms, à l’est de Puerto Varas. Après plusieurs jours de farniente et un passage par la case clinique pour Anatole, dû à une belle brulure sur les doigts, bien guérie depuis, nous avons repris la route le lundi sous un ciel chargé mais sans pluie. Les 25 kms bien vallonée mais sans vraie intérêt ont été réalisé dans la matinée. Nos premières recherches d’auberge n’aboutissant pas, nous filons vers le marché artisanal pique-niquer au bord de l’eau en face d’une île. Intrigué, une personne du marché, vient spontanément nous parler et offre deux crayons sculptés aux enfants. Une rencontre courte mais encore forte sympathique. Nous reprenons nos recherches d’hébergement après avoir réservés nos billets pour le bateau, prévu vendredi dans l’après-midi. Direction, les hauteurs de Puerto Mont, ville organisée en plateau avec des côtes bien raide et difficile mais qui reste moins difficile que celle de la Paz ! Nous trouvons finalement une belle maison avec une grande chambre et une cuisine. Tout ce qu’il faut pour notre 4 dernières nuits prévues sur les terres chiliennes de la région des Lacs. 

 

Nous découvrons cette ville à travers une balade au bord du mer, le Pacifique et aussi par une balade en vélo allégée sans nos sacoches (c’est agréable !) vers le port d’embarquement distant de 13 kms du centre. A notre retour, nous passons visiter le marché aux poissons couvert et organisé dans de petites maisons rouges ressemblant à celles des maisons des Iles Lofoten en Norvège. D’ailleurs, les bords de mer extérieurs à la ville, et les différentes cabanes de pêcheurs, ont quelques aires de ressemblance avec les bords de mers norvégiens…

 

Le vendredi matin, après notre enregistrement dans les bureaux de la compagnie, nous apprenons que le bateau partira à 20h au lieu de 16h00 ! Nous décidons tout de même de rallier le lieu d’embarquement pour tenter d’embarquer dans l’après midi. Après notre déjeuner face au bateau Eden et avec l’aide d’un personnel bien sympathique de la compagnie, nous embarquons et profitons de notre chambre dès le début de l’après midi. Nous sommes seuls sur le bateau avec une équipe de tournage réalisant un documentaire, et attendons les autres passagers jusqu’à 18 heures. Les garçons regardent le chargement de dizaine de camions pendant que nous profitons d’un après midi ensoleillé et farniente. Ce bateau est, en effet, avant tout, un ferry qui transporte camions et autres marchandises, coquillages et même une pelleteuse dixit Gaspard. L’équipe de tournage profite de notre présence pour réaliser quelques images aériennes de nous 4, sur le pont !

 

Ensuite, nous profitons de notre premier repas en compagnie de Ben, Magalie, Elsa et Léo, tourdumondiste, français, et voyageurs à pied. La première soirée se terminera tranquillement dans la salle de convivialité. Nous ne profiterons même pas du départ du ferry, puisque finalement, nous apprendrons au petit-déjeuner le lendemain, que le bateau aura levé l’ancre à 23h30… Nous nous réveillons donc dans le Golfe d’Ancud au sud de l’Ile de Chiloe que nous avions hésité à parcourir à vélo les jours derniers. La première journée est agréable, nous alternons sortie sur le pont pour découvrir les paysages malheureusement brumeux et nuageux mais savourons ce mode de transport différent à travers les premiers fjords. Notre première journée nous aura permis de voir quelques otaries effectuants des glissades depuis un rocher. On attendra pour les éventuelles baleines. La  deuxième journée commence tout autrement, nous sommes en plein Pacifique dans le Golfe de Penas. Les vagues et le roulis sont bien présents ! Notre fin de nuit est perturbée à partir de 5h00, nous roulons dans nos lits. Au réveil Gaspard et moi-même ne sommes pas au mieux. Ma première bouchée de pain reviendra très rapidement pendant Gaspard restera allongé. Anatole et Servane, pour eux tout roule… A 9h30, nous quittons (enfin) le golfe pour entrer dans le canal de Messier et profiter des fjords calmes et autres cascades agrémentants un paysage encore très nuageux et venteux. En milieu d’après-midi, le bateau met l’ancre dans une petite baie au bord du village Puerto Eden. Un village de 120 habitants, situé sur une île, sans aucun accès routier et loin de tout ! Nous sommes très surpris de sa situation géographique et assistons stupéfait à l’embarquement de locaux et aux chargements de marchandises depuis ce village. Trois touristes quittent toutefois le bateau pour débuter une expédition de 30 jours en kayak à travers les fjords ! D’autres aventuriers, bien plus extrêmes que nous. La situation de ce village au milieu de nulle part est improbable et restera le village le plus coupé du monde découvert depuis le début de notre aventure !Le bateau reprend sa route ensuite à travers les fjords. En fin de soirée, nous passons dans un fjord grandiose entouré de haute montagne, culminant à plus de 1000 mètres du niveau de la mer avec des parois vertigineuses. Malheureusement nous n’apercevons que rapidement, à travers les nuages, les sommets enneigés si proche et si loin à la fois du niveau de la mer. 

 

Notre dernière soirée a bord est calme et s’organise autour d’échanges de bons plans entre voyageurs. Nous avons également le privilège d’aller visiter la poste de navigation et rencontrer le capitaine, pour échanger et discuter pour le plus grand bonheur de Gaspard et Anatole, et des parents aussi. Le lundi matin, le réveil est plus agréable que la veille et nous profitons d’un bon petit déjeuner comme l'ensemble des repas d'ailleurs. Il nous reste une petite journée de bateau. Le vent souffle fort sur le pont. Nous sortons furtivement pour apprécier les premiers glaciers observables mais toujours cachés dans des nuages bas. Enfin, après notre déjeuner, nous savourons le pilotage du capitaine dans le passage le plus étroit de cette traversée. Le bateau passe en effet, dans un passage de 80 mètres entre deux bouts de terre. Le ferry et ses 35 mètres de largeur font du zigzag dans les fjords avec une facilité déconcertante ! A 16h00, nous apercevons les premières maisons colorées de Puerto Natales et la grande montagne qui la domine. Après une heure de main d’oeuvre difficile face au vent, le bateau accoste au port. Nous sortons difficilement les vélos et sacoches en zigzaguant à notre tour à travers les camions, pelleteuse, et autre cargaisons dans les cales du ferry. Il est 17H30, nous quittons le port sous les caméras de l’équipe de tournage pour rejoindre le camping sous une certaine fraicheur…

 

 

La traversée des Fjords restera pour nous, un moment différent de notre voyage malgré le mauvais temps et le vent qui n’ont pas permis d’apprécier les paysages annoncées. Pendant ce voyage nautique, on a découvert un nouvel environnement méconnu, une vie nomade autre, et avons pu échanger avec de nombreux passagers pendant les nombreux temps de discussions qui existent à bord. La vie a bord est elle, très agréable, agrémentée de petite conférence sur l’environnement et sur le Parc national Torres del Paine,non loin de notre lieu d’arrivée. Nous voilà maintenant au point extrême de notre voyage, sous le 50ème parallèle pour aller découvrir les glaciers et autres paysages si désertiques, si extrêmes et frappés constamment par de fortes rafales de vents.

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mer.

15

oct.

2014

La région des Lac, épisode 3, suite et fin !

La Cyclofamily sous la neige !
La Cyclofamily sous la neige !

Nous avons peu profité de la ville de San Martin de Los Andes qui offre la possibilité de skier en juin et juillet ou d’effectuer de grandes randonnées, du kayak et du rafting ! La farniente a plutôt été d’actualité pendant ce mardi, un choix qui a permis à toute la famille de se reposer pleinement, de se balader tranquillement au bord du lac.


Après une journée de pause nécessaire pour les vélos et les organismes, nous reprenons donc la route depuis San Martin Los Andes en direction de Villa Lo Angostura distant de de 125 kilomètres. Nous estimons à 3 jours pour rallier cette derrière ville Argentine avant de retourner au Chili. Nous attaquons par un col de 12 kilomètres situé à plus de 1200 mètres d’altitude. Notre forme physique permet de le monter dans la matinée. Le froid est présent et le vent aussi, nous obligeant à nous changer régulièrement voire à chaque arrêt. L’après midi nous parcourrons une route tranquille et vallonée avec très peu de circulation. Seul des bus de touristes, s’entassants au belvédère d'une jolie cascade, seront rencontrés en fin de journée. 


Il fait de plus en plus froid et les nuages sont bien présents. Nous stoppons notre avancée après plus de 50 kilomètres en face d’un camping fermé. Le début du printemps encore frisquet ne permet pas encore l’ouverture des accueils de plein air. En pleine nuit, la météo nous rappelle que l’hiver n’est pas loin : nous entendons du grésil puis des flocons lourds tombés sur le tipi. A 5 heures, je sors de la tente pour dégager la neige et retendre notre habitacle qui résiste. A notre réveil, nous découvrons un joli paysage blanc recouvert de neige pour le plus grand bonheur des enfants. La sensation de froid n’est pas trop présente hormis nos doigts de pieds. Quant aux enfants, bien équipés, ils profitent de ce nouveau terrain de jeu de notre voyage ! Du bonheur !

Les routes sont dégagées, et nous partons pour notre deuxième journée. La matinée est glaciale et les traversées de forêt et de pistes sont difficiles pour les organismes. Nous terminons la partie de piste très montantes de plus de 18 kms juste après le déjeuner et profitons d’une belle descente qui remonte le moral des troupes. Nous ne sommes plus qu’a 30 kilomètres de Villa, nous décidons de rejoindre la ville dans la journée pour profiter d’une douche chaude après cette journée plus que froide. Après 65 kilomètres très vallonnés et difficiles mais encore magnifique, nous arrivons au camping fatigués mais heureux. Nous faisons rapidement un feu avec les enfants pour nous réchauffer et retrouvons Benjamin et Amy, les australiens partis à vélo et rencontrés précédemment à Pucon et à San Martin ! Nous discutons un peu et rejoignons rapidement les sacs de couchage bien chaud  pour une bonne nuit, bien froide à l’extérieur…

 

Le lendemain nous prenons notre temps, et décidons de rouler que l’après midi. A notre réveil, Anatole demande s’il y a de la neige ! Non, mais il fait encore plus froid que le réveil enneigé de la vieille…Brrrr. Nous déjeunons puis les enfants savourent une matinée ludique dans l’enceinte du camping en jouant, bricolant et en terminant des land’arts honorant nos 4000 kilomètres pédalés et dépassés dans le col de San-Martin. L’atmosphère se réchauffe progressivement avec un soleil plus franc. Nous saluons une dernière fois les cyclos australiens avant de plier la tente et à notre tour de reprendre la route. Nous déjeunerons devant le supermercado, lieu de notre ravitaillement pour les 3 prochains jours.

 

Nous revenons sur nos pas sur les 10 premiers kilomètres avant de prendre la direction du Chili sur la route 231 cette fois-ci argentine (voire article épisode 2). Après une trentaine de kilomètres nous sommes surpris d’arriver déjà au poste frontière argentin. Les douaniers nous précisent que si nous décidons de passer, il faut rallier le poste chilien dans la journée. Hors l’autre poste est distant de plus de 40 kms avec un col à passer. Nous décidons de faire marche arrière pour aller camper et reporter l’ascension au samedi matin.

 

Le lendemain, nous passons sans encombre le poste frontière à 9h30 pour gravir le col situé à plus de 1320 mètres d’altitude. Après quelques passages difficile, des petites averses de neige, du brouillard nous arrivons pour l’heure du déjeuner au sommet. Il fait froid, après quelques photos et un rééquipement nécessaire pour la descente, nous filons au poste frontière chilien à 400 mètres d’altitude. Fffttttt…. de la descente, à fond les ballons ! Passage sans encombre de la frontière malgré le déballage de toutes les sacoches pour respecter l’interdiction de transporter toutes matières végétales et animales. A 14h30, nous pique-niquons enfin puis reprenons la route en direction du Lac Puyehue. Après 72 kilomètres nous sommes fatigués et n’arrivons pas à trouver un lieu de bivouac, tous les champs sont fermés, barricadés, cadenassés. Nous sollicitons un espace  militaire, mais Norberto militaire et responsable de l’entrée nous informe qu’il n’a pas le droit malgré son envie de nous accueillir. Il nous aide en chargeant les vélos dans sa camionnette pour nous pousser sur les 15 derniers kilomètres très vallonée et jusqu’à un camping en bord du lac. Une aubaine que nous apprécions. Norberto repart en nous saluant comme si de rien… Un service vraiment super, un grand merci à lui !

 

Au camping, nous profitons d’un lieu convivial et chaleureux au bord du lac et effectuons un feu pour profiter d’une veillée avec les enfants où Gaspard affirme ces talents de parolier et chanteur ! Nous rions en famille ! 

 

Après la journée dense de la veille, nous repartons tardivement pour une petite journée dominicale en direction d’Entre-Lagos située au bout du Lac. Nous terminerons notre journée après 30 kilomètres en s’éloignant de la ville et campons au bord lac Rupanco, en face d’un trio de volcans malheureusement cachés par une ambiance bien nuageuse. Puis ce lundi, nous entamons la découverte du dernier lac de la région sud du Chili, le lago Llanquihue, situé en dessous des cent mètres d’altitude. Nous filons tout droit vers le volcan Orsono qui culmine à 2652 mètres et passons la première nuit à Las Cascadas (sans cascade) face au volcan Calbuco, sur les bord du lac. Les enfants profitent de la plage, et de l’eau bien fraîche. A notre arrivée à Ensanada, nous posons les vélos dans un camping au bord du lac, puis nous nous écartons de cette étendue d’eau en bus pour aller découvrir le salto de Rio de Petrohue. Une belle surprise puisque nous découvrons un ensemble de cascades avec une puissance d’eau invraisemblable à la couleur bleue turquoise. Toute la famille est impressionnée et ravie de cette énième découverte chilienne. Nous terminons la journée au camping, autour de chapatis cuits au fuit de bois. 

 

La région des lacs se termine pour nous. Partie de Temuco, il y a 3 semaines, nous avons découvert cette région avec envie et beaucoup de surprises. Nous avons été très surpris par la beauté des espaces, des paysages, le nombre de lacs, rivières, volcans et autres montagnes qui occupent et rendent cet environnement majestueux. Du grand bonheur pour toute la famille ! Ces 3 semaines nous ont aussi permis de reprendre le rythme vélo, les bivouacs toujours aussi agréables et les temps scolaires pour Gaspard, dans une toute ambiance qui permet d’envisager une suite de voyage plus sereine, et toujours remplie de belles découvertes ! 

 

Et maintenant, direction Puerto Montt et le sud, nous sommes à ce jour sous le 40ème parallèle Sud, celui tant redouté par les navigateurs et autres explorateurs marins. Nous sommes au sud du sud et ce n’est pas fini, en attendant d’embarquer dans le bateau pour rallier Puerto Natales, et découvrir le sud de la Patagonie, le 50° parallèle (!), le Parc des Glacieros et l’incontournable glacier Perito Moreno ! 

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mar.

14

oct.

2014

La région des Lacs, épisode 2 !

En attendant le ferry...
En attendant le ferry...

Sous les nuages de Lican-Ray, nous prenons la route de Conaripe distant seulement de 21 kms. La route est agréable, nous longeons le Lac de Calafquen et non pas de Lican-Ray comme précédemment écris dans l’article de l’épisode 1. Après le déjeuner, nous reprenons la route. En fait il s’agit d’une piste sur laquelle nous souhaitons rallier les thermes de Conaripe. 18 kms de piste donc nous attendent donc pour profiter normalement d’un lieu de baignade chaud ! Le paysage composé de forêt et rivières nous rappellent que nous approchons bien de la Patagonie tant attendue. C’est beau, nous savourons même si la piste devient de plus en plus difficile. Nous mangeons de la poussière à chaque passage de 4x4 roulant vite et ne se préoccupant pas de notre présence…


Après quelques kilomètres, nous tombons sur une côte, nous obligeant à pousser les vélos sur quelques mètres puis finalement kilomètres. Epuisant ! Après une douzaine de kilomètres nous arrivons enfin au sommet avant de redescendre. Nous sommes en eau, il fait chaud, les nuages ayant progressivement disparu au fil de la journée. Nous pensons profiter d’une belle descente. Mais cette dernière est vertigineuse, et nous oblige à descendre de nos vélos dans les virages trop prononcés !


Nous arrivons enfin à l’entrée des thermes. Il s’agit d’un lieu privé géré par un hôtel haute gamme. Je pars à la chasse à l’information et revient auprès des enfants pour leur dire que ce n’est pas possible de se baigner. L’hôtel nous demande près de 50 euros pour profiter d’une piscine chaude ! Déception pour tout le monde... Après une discussion sympathique avec un chauffeur de bus attendant une ribambelle de retraités en train de faire trempette, nous découvrons qu’il y a des éco-thermes à 1km. Nous partons sur une nouvelle piste très caillouteuse pour rejoindre ce lieu naturel sympathique. Nous profiterons d’une baignade chaude et d’un camping sommaire au prix abordable bien qu’un peu élevé. Rapidement toute la famille se retrouve dans la piscine à plus de 30° pendant plus d’une heure ! Une fin de journée agréable qui se terminera après le temps scolaire de Gaspard et le repas chaud quotidien du soir !


Le lendemain, nous souhaitons rejoindre Neltume distant de quasi 40 kilomètres. Ce sont donc 40 kilomètres de pistes très vallonnées voire grimpantes que nous affrontons sous un agréable soleil. Nous débutons la journée par pousser les vélos régulièrement, puis après la pause déjeuner au milieu de nulle part, nous retrouvons une piste toujours aussi caillouteuse mais plus plane. En fin de journée, nous retrouvons la piste n° 203 pour rejoindre Neltume. Nous souffrons réellement pendant 6 kms à monter, parfois pousser, parfois stopper pour se reposer (!) afin de rejoindre cette petite bourgade perchée au milieu des sapins, et proche d’une rivière gorgée d’eau. Nous arrivons en fin de journée bien fatigués. Nous avons longé des lacs, observé des cascades, des forêts et quelques animaux. Une journée superbe même si la fin de journée a été très dure physiquement pour les parents ! Au passage, on tire notre chapeau « Aux Bisons dans les Andes », famille avec 2 enfants qui parcoure l’Amérique Sud en empruntant beaucoup de pistes. Après un ravitaillement pour 2 jours, nous allons poster notre bivouac au bord d’une rivière animée par des courants d’eau forts.


Nous voilà à Neltume, seulement à 6 kms de Puerto Fuy, où la piste chilienne se termine au bord du Lac. Nous arrivons rapidement le dimanche matin au bord de l’eau sous un grand soleil pour prendre un ferry et rejoindre de nouveau l’Argentine et sa régions des Lacs. Après le déjeuner nous embarquons à 13h pour 1h 30 de traversée, en direction de Puerto Pirihueico tout proche de la frontière que nous passerons le dimanche en fin d’après midi. Nous profitons de paysages grandioses avec notamment le volcan Choshuenco, culminant à 2415 mètres et dominant le village de Puerto-Fuy. Lors de la traversée, nous découvrons des décors somptueux, mêlant tous les éléments naturels. C’est magnifique. Gaspard et Anatole jouent même les capitaines en tenant la barre du bateau quelques instants ! 


Ensuite, nous sortirons rapidement du bateau, et après un ravitaillement en eau nous décidons de franchir les 2 postes frontières avant leur fermeture nocturne. Toujours de la piste, pas toujours facile à rouler mais réalisable ! En fin d’après midi, nous bivouaquons en pleine forêt, tout proche d’une énième rivière berçant notre sommeil facile à trouver…


Le lendemain, il nous reste seulement une trentaine de kilomètres toujours de pistes à réaliser. Nous nous attendons à un terrain plat, pour rejoindre San Martin de Los Andes en Argentine et la fameuse route 40. Erreur !  Toute la matinée pendant plus de 15 kms nous grimpons plus de 500 mètres de dénivelés positifs dans des bosses difficiles et raides. Je suis obligé de pousser mon vélo dans les virages trop incurvés et difficile à grimper. La remorque avec Anatole me fait reculer. Les journées précédentes nous ont permis de prendre le rythme, et cela nous aide, même si cette matinée restera comme l’une des plus difficile physiquement. Nous nous arrêtons pour notre pique-nique avant de reprendre la route et une dernière côte puis commencer une descente franche sur San Martin de Los Andes ! Nous découvrons une belle vue sur le lac que nous avons suivi depuis la frontière, le lac Lacar, comme le nom du département.


Nous voilà de retour en Argentine pour quelques jours. Nous profitons d’une journée de repos à San Martin pour nous reposer, pour utiliser le mot LAVER au présent, plus que nécessaire après ces jours d’aventure intenses, et réparer les vélos qui ont souffert sur les pistes. La veille, une suspension de la remorque d’Anatole a même cédé, il faudra maintenant attendre les pièces à Buenos Aires dans 2 mois. En attendant, nous avons effectuer une réparation qui tient, nous espérons ! Nous reprendrons la route pour quelques jours dans la Patagonie Argentine avant de basculer de nouveau au Chili pour poursuivre la découverte des Lacs du Sud Chili.


Cette partie de notre voyage, malgré la difficulté des routes et chemins parcourus, restera vraiment un bon souvenir. Nous avons parcours des chemins de traverses qui nous ont permis de découvrir des paysages somptueux et de montrer aux enfants des endroits reculés et fabuleux pour notre plus grand bonheur aussi. Nous sommes très satisfaits de ce choix d’itinéraire, non prévu à l’origine mais tellement beau, que nous souhaitons toujours garder cette liberté de voyager comme nous l’entendons ! A suivre...


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mar.

07

oct.

2014

La région des lacs (épisode 1)

Lac Caburga...
Lac Caburga...



C’est non sans mal que nous avons quitté la capitale chilienne vendredi dernier. Notre premier souhait était de sortir de Santiago en train pour rejoindre Chillian à 400 kms au Sud mais la compagnie ferroviaire a en décidé autrement de manière stricte. Aucune complaisance avec nos bicyclettes. Non c’est non. Pire que notre bonne vielle SNCF française… Nous avons donc opté vers la solution des autocars… Après plusieurs recherches, nous trouvons finalement une compagnie pouvant nous mener jusqu’à Temuco, plus au sud, et au nord de la région des Lacs chilienne. Jusqu’à l’embarquement prévu à 21H40, nous stressons pour caser tous nos vélos… et nous avions bien raison, car le chargement aura été difficile et couteux tant dans les efforts, les négociations que pour notre porte-monnaie…


Après un vendredi mouvementé, un trajet de plus de 10 heures dans l’autocar et donc une nuit courte en sommeil, nous nous sommes tranquillement reposés le samedi dans un hôtel à Temuco sous un temps plus qu’automnal (vent, pluie et froid) alors que venons de débuter le printemps ici au Chili. 


C’est le dimanche, sous un soleil et encore quelques nuages s’échappant, que nous reprenons la route pour rejoindre Villarica et Pucon (se dit one à la fin !) à plus de 120 kms. Nous sortons difficilement de la ville puis parcourons une route tranquille au paysage ressemblant à ceux que nous aimons, ceux du Haut-Doubs où nous domicilions avant notre départ : forêt, sapins, collines, couleur verte à foison, rivières ! Un régal pour les yeux, moins pour les jambes qui reprennent l’effort après plus de 15 jours d’arrêt sur des routes très vallonnées. L’après midi, nous bifurquons vers une piste de « ripio » comprenez caillouteuse et légèrement difficile. Après 13 kms d’effort, de poussées de vélos, nous arrivons dans le petit village de Radal bien fatigués où nous sollicitons un jardin pour bivouaquer sans trop de difficultés.


Le lendemain, même schéma, nous débutons par une route quasi désertique puis rejoignons une piste, plus longue et plus difficile. Tout au long des 18 kms de piste, nous souffrons physiquement à pousser nos vélos dans les montées. En milieu d’après-midi, la pluie se mêle à la partie et rend difficile les grimpettes et les descentes dans lesquelles nous n’avançons seulement à 12km à l’heure. Nous profitons néanmoins de magnifiques paysages, de grandes collines où forêts, rivières et cabanes occupent les espaces naturels plus qu’agréables ! Nous récupérons ensuite une route asphaltée et une dernière bosse pour rejoindre Villarica au bord du lac du même nom. Nous arrivons dans un camping fermé mais profitons quand même du lieu et des installations sans eau chaude...


Après une nuit humide, nous rejoignons rapidement la ville de Pucon distant de 25 kms sous un grand soleil. Pucon est dominée par le grand volcan fumant, le volcan Villarica tout enneigé de sa saison d’hiver encore toute proche. Nous longeons le lac et profitons de beaux paysages. Dans la matinée nous rallions la ville et le camping qui nous accueille chaleureusement. Nous sommes les premiers de la saison ! La ville est agréable et offre de belles possibilités de balades aux alentours, nous décidons de séjourner 2 nuits pour découvrir le lac Caburga et ses plages blanches et noires, pour permettre aux enfants de jouer et même de se baigner dans des eaux encore très fraîches, du Lac Villarica. Nous nous arrêtons découvrir également une cascade à los Ojas de Caburga qui invitent à la baignade mais malheureusement ce n’est pas possible ! Pucon est une ville très touristique, mais la période de hors saison actuelle permet de profiter tranquillement du lieu. Nous ne passerons pas le cap d’aller skier à la station de ski situer sur le volcan à plus de 2500 mètres et faisons également l’impasse sur toutes les thermes proposées et couteuses de la région.


Le temps est de la partie et notre dernière soirée se déroule autour d’un barbecue sympathique et convivial en compagnie de Aimy et Benjamin, cyclotouristes Australiens en devenir. Il débute en effet leur voyage à vélo depuis Pucon après 6 mois de vadrouille en Amérique du Sud à pied et en transports en commun. Direction la patagonie pour 2 mois, comme nous mais pas par les même chemins ! 


Nous reprenons la route le lendemain pour rejoindre le lac Calafquen et la ville de Lican Ray en repassant par Villarica. Nous profitons encore de paysages somptueux, de rivières et cascades en contournant le volcan Villarica pour le plus grand bonheur de Gaspard ! Après une belle bosse de 4 kms, nous redescendons sur Lican Ray où nous campons sur la plage du Lac. Nous sommes seuls, les enfants se baignent, Servane aussi, je ne passe pas le cap et profite seulement mais pleinement du paysage… A suivre.



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dim.

28

sept.

2014

Réflexion et pause à Santiago !

Comme à la maison !
Comme à la maison !

Voilà plus de 15 jours que nous sommes arrivés à Santiago du Chili avec Carlos et Diego et leur 4X4 pour passer la frontière, le col enneigé et très emprunté par les camions. Pendant ces 2 semaines, beaucoup de rencontres mais peu de découverte pour prendre du recul sur notre voyage, sur notre aventure en famille, sur la scolarité de notre fils Gaspard, et sur notre vie quotidienne. 


Au retour de Valparaiso, nous récupérons donc les clés de la maison de Christophe, pour profiter d’un espace, d’une maison sur le plus long terme que nos habitudes de vie de nomades qui enchainent les bivouacs, les campings et autres lieux de sommeils… Cette première journée est consacrée à l’aménagement de notre petite demeure bien agréable agrémentée d’un jardin plaisant et de quelques jeux pour les enfants. Florencia nous prête table, chaises, et un plat à gâteau… pour faciliter notre vie dans cette cabane bien améliorée, offrant une cuisine aménagé, une salle de bain et une chambre accueillant toute la cyclofamily.


Cette maison est aussi un moyen de réfléchir à la suite de notre voyage. On s’essouffle, la vie quotidienne à 4 dans des espaces restreints est parfois pesante, la scolarité de Gaspard ne se passe pas toujours dans une ambiance saine. On s’interroge sur la suite de notre voyage… Faut-il poursuivre, faut-il aménager notre voyage où la scolarité de Gaspard ?

Toutes les rencontres faites dans la communauté écologique sont unanimes : « continuez, cela va passer, c’est une mauvaise passe.. » L’échange avec quelques membres de notre famille nous conforte également dans notre future décision, à poursuivre cette aventure si riche. On prend donc le temps de parler, le recul nécessaire à la bonne décision.

 

Le samedi, nous retournons chez Jose-Luis et Diana, qui eux aussi nous invitent à poursuivre. Les garçons retrouvent Damian et Luciano, et tente de manier le cerf volant à la manière des petits chiliens. C’est loin d’être une réussite ! Jose-Luis, lui, nous offre une démonstration et fait monter son cerf volant dans le ciel en deux coups de poignets. Le mois de septembre, est le mois des fêtes nationales au Chili mais aussi celui du cerf volant. Des centaines d’enfants jouent dans tous les quartiers dès la bise levée, une activité qui embellit les ciels grisonnants de Santiago, maintenant depuis une semaine.


Nous poursuivons nos journées dans la maison fraîche, en rendant visite quotidiennement à notre voisine Florencia si proche des enfants et de nous. Nous reprenons la scolarité de Gaspard dans de meilleures conditions. Le dimanche, Marie et Martin, «expats» français, dans un autre quartier de Santiago, nous accueille chaleureusement pour partager un repas, un poulpe grillé au barbecue, surprenant mais très bon à déguster. Nous rentrons sans Gaspard qui restera jouer 2 jours avec Nicolas Aurélien et Léopold, les enfants de nos hôtes dominicaux. Je retrouve ensuite Gaspard, le mardi avec Marie et Nicolas, dans le centre de Santiago pour visiter une des trois maisons de Pablo Neruda, le fameux poète chilien et ancien ambassadeur à Paris. Nous découvrons une jolie maison portant une histoire importante notamment en lien avec la malheureuse dictature chilienne et son coup d’état du 11 septembre (l’autre..., celui de 1973). Avant la visite du musée, je profite de Santiago et de la fin de la relève de garde devant le palais de la Moneda.


Tous ces échanges et discussion vécus ces derniers jours nous confortent dans le fait de continuer, de poursuivre une aventure comportant plus de points positifs que négatifs. La vie collective est parfois difficile, en effet, elle offre que peu de temps seuls, pourtant nécessaires à chaque membre de la famille. Nous aménagerons ces temps par la suite, comme cette journée à Santiago avec Gaspard. Du côté de la scolarité, moins d’inquiétude aussi, puisque il s’agit uniquement d'un problème de motivation (compréhensible, non ?) et non une question de compréhension. Ces échanges nous font relativiser sur de nombreux points et notamment sur nos méthodes d’éducation, sur notre tolérance qui n'est pas la même quand on vit tout le temps avec ses enfants.


Avant de reprendre la route le mercredi, nous partageons un dernier diner chez une dernière rencontre : Simon et Gabriella, jeunes étudiants et futurs cyclovoyageurs qui projettent de partir voyager sur les routes du monde dans quelques années. Nous passons une agréable soirée autour d’un repas familial et quelques empanadas chiliens. Le lendemain, nous quittons la communauté écologique en remerciant Enzo pour l’adresse et surtout Florencia. Le départ est rempli d’émotion pour elle et nous 4, nous immortalisons cet au revoir par quelques photos.


Avant de reprendre la route du Sud, nous repassons chez Martin et Marie profiter d’un certain confort, d’une maison chauffée et très agréable pendant 2 nuits. Les garçons sont ravies de retrouver 3 petits français au chambres garnies de jouets leur rappelant la leur. Nous passerons 2 jours forts sympathiques en leur compagnie. 


Notre liberté de voyager, propre à notre philosophie de voyage, nous aura permis d’effectuer une pause nullement prévue à notre programme. Cette pause, pauvre en vélo mais riche en rencontres, d’abord dans la communauté écologique, chez Florencia, Jose Luis, Christophe puis chez Marie et Martin, nous aura permis de prendre du recul sur notre voyage, sur la chance que nous avons de voyager, sur l’éducation et la scolarité de nos enfants. Nous avons savouré de nombreux temps d’échanges qui nous ont permis de nous ressourcer, d’oxygéner notre moral pour repartir pleins d’envies pour découvrir d’abord les régions des lacs à vélos puis pour parcourir les fjords de la Patagonie en bateau, dans bientôt un moins. Que de découvertes en perspective !

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sam.

20

sept.

2014

Bas et hauts à Valparaiso

Baignade courageuse pour les garçons !
Baignade courageuse pour les garçons !

Juste après la confirmation de Christophe, que nous bénéficieront bien de sa maison à partir de mercredi au sein de la communauté, nous décidons de partir 2 jours pour aller visiter la ville de Valparaiso, au bord du Pacifique et à seulement à 1H30 de bus de la capitale.  Sacs et sacoches réorganisés, déjeuner vite mangé et vélos stationnés, dans le jardin de Florencia, nous rejoignons le centre via le métro et embarquons dans un bus vers 15h00 au départ du grand terminal terrestre de la capitale.


La chaleur est étouffante et à notre arrivée à Valparaiso, il fait encore très chaud. Pour rejoindre les bords du Pacifique, nous chutons en autocar vers l’océan à travers une circulation importante. Nous découvrons un gros centre ville étouffant par son nombre de voitures et de micros (bus locaux) mais aussi de nombreuses personnes présentes dû au préparatif de la fête nationale. Vaparaiso est organisée en escalier, les collines sont envahies par de nombreuses maisons et cabanes colorées dont la maison de Pablo Neruda, la Bellavista… La ville basse, tout proche du port où se concentre le centre ville ne nous est pas très agréable et est seulement constituée de magasins et autres bouibouis peu intéressants. Seul la place Victoria avec ses grands palmiers égaie ce tableau mitigé…


Pour avancer sur le Cerro Alegre (un des nombreux quartiers sur les hauteurs), nous nous dirigeons d’abord vers le centre avec un bus pour ensuite rejoindre notre hôtel via une rue à 15% ! Ouf, nous sommes à pied et atteignons La Bicyclette, petit hôtel tenu par un toulousain depuis maintenant une douzaine d’années. L’accueil y est chaleureux et convivial. Nous terminons cette première journée ensoleillé par une balade et quelques courses dans le centre moins agréable.


Notre visite de Valparaiso avait pour but de passer du temps sur la plage, pour permettre aux enfants de jouer et de se dépenser ! A notre réveil, nous découvrons un ciel gris voire brumeux. Nous sommes déçus mais décidons quand même de partir profiter d’une des plages dans la ville de Vina del Mar. On embarque dans un train/métro et rejoignons la station Miramar en 10 minutes. Vingt minutes plus tard, les enfants profitent d’une grande plage malgré des températures très fraîches. Peur de rien, Gaspard et Anatole trempent même leur pied dans une eau bien froide encore en ce début de printemps. Le vent et l’humidité ont raison de la volonté des enfants, et après seulement une heure de jeux, de château de sable, nous décidons de quitter cette plage vide. Dommage que le beau temps ne soit pas de la partie ! 


Nous revenons à Valparaiso et déjeunons des empanadas géants au poulet, typique chilien, sur une des places de la ville basse. Ensuite, nous décidons de revenir nous réchauffer à l’hôtel. Anatole et Servane restent au chaud, pendant qu'avec Gaspard nous partons à l’assaut des quartiers hauts, du Cerro Concepcion et Alegre et de la place Sotomayor ( un lien avec l’athlète ?) pendant plus d’une heure trente. Les hauts quartiers sont colorés et composés de nombreux dessins et peintures murales dans les rues qui égaient l’environnement. C’est très jolie et facile à parcourir. Ils offrent également beaucoup de miradors qui permettent une vue différente de la ville. Nous apprécions, et terminons la balade par une découverte du port étonnante mélangeant tourisme, commerce et base militaire. Gaspard pose, une nouvelle fois, avec les gardes de l’Armada Chilienne devant un bâtiment imposant à la couleur azul.


Pour remonter sur les hauteurs de la ville, nous prenons un des 17 ascenseurs de ville qui permet d’effacer rapidement les forts dénivelés dans les rues plus que raides. Nous retrouvons l’hôtel en fin d’après-midi et partons manger une glace onctueuse sur le port afin que Gaspard explique ses découvertes à sa maman. Nous terminons notre après-midi en retrouvant les tourmondistes, Octave et Charlotte, rencontrés à plusieurs reprises depuis les bords du lac Titicaca en Bolivie. Nous les retrouverons peut-être en Patagonie ou en Asie. On reprend le chemin de l’hôtel par un nouvel ascenseur citadin afin que Anatole et Servane découvre ce nouveau moyen de transport pour la famille.


Notre visite de Valparaiso sera rapide, puisque le lendemain nous décidons de reprendre la route rapidement en direction de Santiago. La météo reste maussade, et nous ne sommes pas emballés par cette ville portuaire et touristique, à l’ambiance très citadine et bruyante. Nous préférons revenir dans notre petit cocon vert que nous offre la communauté écologique au porte de Santiago Une perspective plus saine et nécessaire pour toute la famille afin de se poser tranquillement dans la maison une dizaine jours avant de reprendre les bicyclettes pour le sud et la Patagonie.

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ven.

19

sept.

2014

Par hasard...

Chez Jose Luis et Diana
Chez Jose Luis et Diana

Après 1 nuit dans une auberge dans le centre de Santiago, nous avions rendez-vous sur les hauteurs de la capitale dans une communauté écologique, dans le quartier de Pénalolen, au pied de la cordillère toute enneigée. Un cyclo, Enzo, rencontré à Mendoza, nous avait en effet informé de la possibilité de camper dans une des résidences écologiques qui composent ce quartier si différent, si loin et si proche à la fois de cette ville étouffante qu’est Santiago du Chili. Nous voilà arrivés dans ce petit paradis, par hasard… Mais comme le hasard fait bien les choses, nous envisageons d’y rester plusieurs jours, semaines…


Pour rejoindre cette communauté seuls 13 kilomètres nous séparaient avec le centre, et l’auberge Attacama, mais 13 kms avec 400 mètres de dénivelés et une pente à 10% sur les 2 derniers kilomètres à gravir pour enfin pénétrer dans ce grand quartier tout vert, boisée. Un vrai paradis en soit ! Enzo, le cyclo Belge, qui a déjà 3 traversée à vélo de l’Amérique du Sud à son compteur, nous avait donné rendez-vous dans la maison d’Alejandro, où il domicile depuis maintenant 2 mois. 


Il y a maintenant 33 ans, Alejandro Garros (non, pas le frère de Roland) a initié  la création de cette communauté avec des maisons écologiques fabriqués à base de terre et d’éléments de récupération (bois, fenêtres, pierres)… L’eau vient depuis toujours de la montagne et dessert à ce jour l’ensemble des maisons qui existent. Parfois, l’eau manque en été, dû à la sécheresse estivale qui sévit de décembre à avril (les saisons sont inversées sous l’équateur !). Ce lieu nous plait tout de suite et en arrivant dans le maison du doyen, nous sommes sous le charme des jardins arborés et des maisons à l’architecture étonnante : en terre, en paille, en récup’, en bien-être ! Alejandro nous accueille, nous échangeons mais il nous informe qu’il est difficile pour lui de nous accueillir notamment dû au sanitaire exigu et au manque d’eau. Néanmoins d’autres solutions d’hébergements semble exister…


En fin d’après-midi, rentré tout juste de Mendoza, Enzo, nous présente Florencia, argentine de naissance, Chilienne de domicile et française de coeur ! Le courant passe tout de suite, l’accueil y est formidable et très chaleureux. Nous plantons la tente 2 jours dans son jardin et échangeons beaucoup sur nos vies respectives. Florencia connait l’Europe et la France pour y avoir vécu 11 ans à Paris ! Des points d’attache et points communs nous rapprochent, nous échangeons et Florancia est très proche de Gaspard et Anatole, une 3ème mamie !!! C’est superbe. 


Le vendredi, nous partons la journée pour découvrir la ville de Santiago. en fin de matinée. Nous découvrons la Monéda, le palais présidentiel qui héberge à ce jour Michelle Bachelet. Le palais est barricadé pour le sécuriser suite aux 2 attentats dans le métro ces derniers jours et en préparation de la fête nationale, le 18 septembre. Nous l’observons de loin et contournons le bâtiment pour s’approcher des gardes et permettre à Gaspard de poursuivre sa collection de photo avec des gardes présidentiels (La Paz et Lima). Nous terminons notre visite par la place des Armes et le marché sous sa structure métallique à la parisienne. Nous reprenons le métro pour rejoindre la communauté et passer une seconde nuit chez Florencia avant de libérer l’espace pour qu’elle puisse préparer son anniversaire organisé le dimanche.


Les deux autres nuits suivantes, nous les passeront chez Jose Luis et Diana et leurs deux enfants, toujours dans la communauté. Par hasard, le matin de notre visite de la capitale, nous rencontrons Jose Luis, en panne de voiture, qui part au travail, devant l’arrêt de bus puis dans le métro. Nous échangeons et avant de se quitter, Jose Luis nous propose de venir camper dans son jardin. Le samedi dans l’après midi, sous une pluie battante, nous sommes accueillis par toute la famille et une chambre nous est même réservée ! L’accueil y est très chaleureux et les enfants partagent des temps de jeux avec Luciano et Damien. Nous passons un week-end sympathique, dégustons un plat typique chilien et échangeons longuement sur les différences entre nos 2 pays, sur nos problèmes, les leurs et sur leur fonctionnement quotidien. Nous apprendrons notamment que les chiliens ne partagent que 3 repas par jours : le petit déjeuner, le déjeuner et le « Once », un gouter/petit déjeuner du soir mélangeant sucré et salée avec le thé… Surprenant mais très convivial à partager, ce que nous avons effectué avec plaisir au retour de l’anniversaire de Florencia qui nous avait conviée à prendre un verre et à partager quelques grignotages bien agréables pour nos papilles ! 


Pendant ce week-end déjà riche en rencontres, lors d’une sortie pour effectuer des achats avec Jose-Luis, en revenant dans la communauté, nous prenons en stop Christophe pour le remonter sur les hauteurs (la communauté est installé sur un fort dénivelé et l’autostop fonctionne très bien !). Dans la discussion en espagnol, je découvre qu’il est français et qu’il vit depuis 1 mois dans ce joli lieu vert et paisible. Avant de sortir de la voiture, il me propose la maison qu’il loue, voisine de celle de Florencia pour une dizaine de jour à titre gracieux… jusqu’à fin de septembre. 


En voilà une belle opportunité et quelle solidarité !!! Avant de profiter de ce petit lieu à partir du mercredi, nous décidons de laisser les vélos chez Florencia, et de partir pour 2 nuits à Valparaiso au bord du pacifique découvrir une des villes de Pablo Neruda et peut-être profiter des bords de mer… Un ensemble de circonstances, qui permet d’enchaîner les rencontres, d’échanger au fil des jours et de profiter d’humanité et de solidarité issues d’un certain hasard vraiment heureux !!!


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lun.

15

sept.

2014

Bienvenue au Chili

La Cyclofamily au pied de l'Aconcagua
La Cyclofamily au pied de l'Aconcagua

Arrivés à Mendoza en bus pour éviter une route dangereuse, nous avons profité tranquillement d’une ville agréable avant de partir à l’assaut du col séparant l’Argentine et le Chili, col perché à 3200 mètres d’altitude encore enneigé. La jolie route numéro 7, le danger, et une météo peu favorable ne nous ont pas épargnés pendant ces quelques jours et ont malheureusement eu raison de notre détermination et motivation. Nous avons en effet été obligés de faire appel à quelques transports pour passer la frontière et rejoindre notre 4ème pays de l’Amérique du Sud à découvrir: le Chili et sa capitale Santiago posée au pied de la Cordillère des Andes.


Notre première journée de vélo a été consacrée à sortir de la ville de Mendoza via l’avenue Saint Martin de Mendoza. Une avenue interminable qui permet de rejoindre les premières vignes d'altitude et la fameuse route 7 pour ensuite atteindre le col. Après 44 kilomètres et une petite erreur de direction (détour de 8 kms), nous demandons l’hospitalité pour camper sur le terrain d’une ferme au bord de la route. Nous sommes accueillis simplement sans trop d'échange, mais accueillis ! Une fois de plus, les enfants trouvent leur bonheur en jouant avec d’autres enfants. La grande soeur offre même un yaourt pour le goûter aux garçons.


Le lendemain nous reprenons la route pour rejoindre la ville de Portilleros à environ 30 kms de notre lieu de bivouac. Nous partons avec quelques pains maison délicieux et débutons la journée par une ligne droite puis par une ascension longue et parfois difficile. Nous sommes à 1000 mètres d’altitudes. Les camions sont très présents et nous doublent en s’écartant pour le moment. La Cordillère toute enneigée nous domine et nous avançons lentement… Nous approchons du lac à  la couleur rappelant une certaine lagune verte du Sud Lipez. Après quasi 20 kms de montée et plus de 400 mètres de dénivelés positifs nous profitons d’une belle descente pour arrivée à notre destination. Nous décidons d’aller camper dans un camping municipal où, en ce dimanche, de nombreuses familles mangent le barbecue et profitent du soleil malgré quelques rafales de vent assez impressionnante. 


De notre côté, nous nous installons en plantant le tipi. Gaspard fait le temps d’école toujours avec un déficit de motivation et d’implication. Nous nous posons des questions sur la suite de sa scolarité nomade. Au delà de l'école, c'est son comportement perturbé qui nous pose question, notamment pour la suite du voyage. Nous terminons notre journée au bord du lac entouré de montagnes, certaines bien blanches dues aux dernières chutes de neige récentes. Notre diner sera agrémenté d’une viande argentine cuite au barbecue offerte par une famille. Un délice une nouvelle fois. Pachamama bis !!!


Nous reprenons la route 7 le lendemain, toujours avec une circulation importante mais respectueuse. Nous suivons le rio Mendoza, c'est très beau. La route est vallonée mais l’alternance de belles bosses et de descentes nous fait gagner de l’altitude sans trop de difficulté, c’est assez plaisant. Malheureusement, après 1 heure 30 de vélo, le vent se lève et souffle de plus en plus fort… Puis dans un virage, nous sommes confrontés à une vrai tempête soulevant des petits cailloux et nous faisant chuter nos bicyclettes. Il impossible d'avancer et c'est dangereux. Nous nous protégeons difficilement de ces rafales brutales en nous protégeant derrière la remorque d’Anatole. Nous décidons de redescendre légèrement pour éviter les cailloux soulevés dans l’espoir d’une accalmie. Le vent est toujours aussi violent, nous ne nous voyons pas camper au milieu de cette tempête sèche et nous tendons le pouce pour stopper les véhicules. Plusieurs véhicules aux conducteurs attentionnés s’arrêtent pour demander si tout va bien. Nous leur expliquons que oui, puis après 1h00 d’attente, nous sommes embarqués dans le véhicule de mécano de Roberto jusqu’à la ville d’Uspallata, seulement à 25 kilomètres.


Le vent soulève toute le sable, voir de petits cailloux et les déchets. C’est impressionnant mais un peu inquiétant pour camper au à côté de grand arbres. Nous décidons de louer une petite cabane pour nous protéger pour les 2 nuits à venir et attendre le changement de temps annoncé… Le lendemain, le vent souffle toujours aussi fort. On nous expliquera qu’il s’agit d’un vent chaud et sec très puissant qui sévit que quelques jours par an. Nous sommes là pour le constater ! Nous profitons de ce confort nouveau pour effectuer l’école dans de meilleures conditions mais la motivation de Gaspard continue à décliner en même temps que son comportement et sa concentration. Difficile à vivre pour tous le monde. Nous commençons à nous poser des questions sur le déroulement du voyage et à chercher des solutions pour améliorer l’ambiance qui se tend franchement.


Après cette journée de repos, nous partons à la fraîche avec une température de 2° à 9h00. Nous sommes à 1900 mètres d’altitude et seulement à 80 kms de la frontière chilienne. On approche. Les premiers kilomètres sont froids mais agréables et surtout nous profitons d’une belle carte postale composée d’une rivière et de montagnes au jolies couleurs ! C’est beau et nous savourons, mais pas longtemps, puisque le trafic s’intensifie et la largeur de la route se réduit. A plusieurs reprises, nous sommes frôlés par des poids lourds et camions. Nous nous arrêtons puis reprenons. Après moins de 20 kilomètres, nous stoppons notre avancée. C’est dangereux et tentons d'arrêter un véhicule. Peu d’attente, puisque Carlos et son collègue Diego charge tous le matériel dans son 4X4. Une ambiance sympathique s’installe rapidement dans le véhicule notamment avec Diego qui prend notre appareil photo et qui amuse avec les enfants. Carlos est vigilant au matériel attaché à l’arrière. Tout se passe bien. Le trafic est très important et composé essentiellement de camions toujours aussi dangereux… Nous ne sommes pas mécontents de bénéficier d’un transport chaleureux.


Nous montons en altitude et arrivons au pied de l’Aconcagua, point culminant de l’Amérique avec ses quasi 7000 mètres ! Carlos se stationne et immortalise se passage par une photo souvenir dans une ambiance bien hivernale et neigeuse. Nous poursuivons notre avancée, en passant par des tunnels très dangereux noirs et sans aération, jusqu’au poste frontière située à 3200 mètres d’altitude. La frontière est bondée de voitures dû à la fermeture du col ses deux derniers jours pour cause de tempête. Il s’agit d’un poste frontière très stricte qui interdit les produits frais dans les véhicules et valises. Après 2 heures d’attente, notre voiture est fouillée rapidement, et je donne honnêtement une poire au douanier qui me "fiche" pour détention de fruits ! Les autres fruits seront discrètement cachés au fond des sacoches et passeront le contrôle sans problème...


Il y a beaucoup de neige et il fait froid, nous décidons finalement de rallier la capitale toujours dans la voiture de Carlos qui nous mènera jusqu’au centre de Santiago sous un grand soleil et des températures plus qu’agréables. Notre première nuit s’effectuera dans une auberge au prix un peu élevé par rapport à nos habitudes non loin d'une belle caserne de pompier… Pour les autres nuits, nous sommes normalement accueilli dans une communauté écologique sur les hauteurs de Santiago, dans un environnement vert qui permettra de nous ressourcer et de nous poser les bonnes questions sur la suite ou non de notre voyage.

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