NOS RECITS AU PEROU

lun.

30

juin

2014

De Puno à Copacabana !

Non, nous n’avons pas pris la direction du Brésil pour aller se faire dorer sur la plage brésilienne. Après 3 jours de vélo et un passage de frontière problématique, nous sommes arrivés à Copacabana en Bolivie.

 

Les 3 jours de vélo ont été agréables, toujours sous un grand soleil et des températures fraîches le matin au réveil. Vendredi, nous avons vécu une journée forte en rencontres. Tout d’abord, lors de notre pause déjeuner, où nous  nous sommes arrêtés proche d’une école. Notre déjeuner s’est déroulé en compagnie d’une vingtaine d’enfants avec lesquels nous avons échangés. Puis après 45 kilomètres de vélo, dont 30 à longer le Lac, nous nous sommes arrêtés dans une petite bourgade. Alors que nous cherchions un lieu de bivouac pour planter notre tipi, Sandro et sa fille sortent de leur maison et nous interpellent pour nous prendre une photo. Nous acceptons et profitons de l’occasion pour lui demander si nous pouvons camper à côté de leur maison. Il nous répond : « Normal, normal» nous signifiant qu’il n’y a aucun problème. Il nous propose aussi d’utiliser ses sanitaires et sa cuisine pour préparer notre repas. Nous le remercions. Nous partons nous installer.

 

Une fois l’installation effectuée, Sandro et son fils Eric, 7 ans, viennent à notre rencontre pour échanger. Eric arrive les mains pleines de jouets : voitures, motos, animaux, et intègre rapidement les histoires imaginaires d’Anatole et Gaspard installés au soleil, sur le parterre, à jouer. Avec Sandro, nous commençons à échanger face au soleil. Il me demande nos professions respectives et nous informe qu’il travaille pour le ministère de l’Agriculture qui gère la culture de la Quinoa. Il nous explique qu’en été (notre hiver) tous les champs sont verts ! Ce qui ne manque pas de nous interpeller, nous qui roulons dans une pampa jaune et sèche depuis bientôt 15 jours. Sa femme travaille dans un service financier. Nous profitons de cette rencontre riche et différente des autres, car nous observons bien que Sandro et sa famille appartiennent à un niveau social plus élevé que nos autres rencontres.

 

L’échange est cordiale et nous parlons de notre voyage et notre matériel qui l’interpelle, ainsi que de sa vie familiale et ses choix éducatifs plus qu’honorables. En effet, avec sa femme, il se démène pour payer la scolarité à ses 2 enfants dans des écoles à Puno. Le soleil passe derrière la montagne, et la fraîcheur s’installe, nous lui expliquons que nous allons rentrer dans notre tente. Il nous propose de l’eau chaude pour effectuer notre toilette, ce que nous acceptons volontier. S’en suivent toilette, jeux, repas puis coucher assez tôt pour toute la famille.

 

Nous sommes sur un plateau, et le soleil matinal nous réchauffent dès 6H30. Il fait rapidement chaud dans la tente. Après notre petit déjeuner, nous commençons le rangement et Gaspard sont travail scolaire; Sandro et ses enfants nous observent et nous accompagnent jusqu’à notre départ. Avant de monter sur nos vélos, nous échangeons adresse mail et effectuons une photo collective  ! Un chouette un moment, merci à toi Sandro pour ce bel accueil.

 

Après une soixantaine de kilomètres et une côte terrible pour les jambes à la sortie de Juli (et du repas !), nous posons notre tente en bord du lac profitant d’une vue splendide sur la cordillère bolivienne enneigée ! Nous profitons d’un point d’eau destiné aux pêcheurs du lac qui sont actuellement en pause car il fait trop froid, ce que nous expliquera un pêcheur de passage prêt de notre bivouac. A 18h00, alors que nous sommes installés dans la tente à regarder l’atlas de poche, une mama nous lance « un buenos tardes » et nous invite à dormir dans une cabane de pêcheur car il fait très froid… Nous lui expliquons que nous avons l’équipement nécessaire. La population est d’ailleurs souvent inquiète pour nous à la tombée de la nuit… Nous vous rassurons, nous avons bien chaud malgré les températures matinales négatives !

 

Dimanche matin, nous engeagons donc notre dernière journée au Pérou. Nous commençons la journée par une belle bosse puis longeons le lac et arrivons avant midi à la frontière. Tout se passe normalement, jusqu’au moment au le douanier nous informe que nous avons dépassé le délai de présence au Pérou, à notre grande surprise (nous pensions que c’était 60 jours) nous devions prolonger de 30 jours au cours de notre séjour. Après de longues négociations car nous sommes dimanche et cela pose problème, nous nous acquittons de quelques dollars…. et recevons notre droit de sortie. Aucun reçu ni facture ne nous est adressé, ce qui me fait pester fortement… Grrr.

Bref nous sortons du Pérou, après plus de 1 heures de tracasseries administratives et dépensons nos derniers soles dans quelques chocolats et friandises.

 

Après notre pique nique, notre autorisation d’entrée en Bolivie est rapide et efficace avec un garde au poste frontière sympathique qui nous propose directement 60 jours de présence en Bolivie. Même si nous envisageons pas de rester 2 mois en Bolivie, nous apprécions le geste. Nous rejoignons ensuite Copacabana après 8 kilomètres en montagne russe, bien fatigués et heureux de trouver une auberge conviviale et peu couteuse (1,50 euros par personne) avec une cour bien ensoleillée et chaleureuse ! 

 
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lun.

30

juin

2014

Puno, et la visite des Iles Uros…


Après 8 jours de vélo, nous sommes arrêtés dans une auberge/hôtel sympathique et situé entre le port du Lac et le centre ville. Nous avons profité de cette première journée pour découvrir et visiter la ville ainsi que le port du fameux Lac ! Puno est une capitale régionale de 100 000 habitants, qui est connu pour sa proximité avec le Lac Titicaca. 

 

Puno a comme toute les villes péruviennes, sa place de l’Arma et quelques rues commerçantes et touristiques. Rien de particulier à noter hormis quelques églises et places. Nous avons flâné une fin de matinée. L’après-midi, après un long temps de repos pour Anatole et un temps de travail plus conséquent pour Gaspard, nous avons déambulé dans le marché artisanal pour acheter des chaussette en laines d’alpagas pour les garçons nécessaires lors des nuits fraîches, puis nous nous sommes dirigés vers le port pour nous renseigner des modalités pour visiter les Iles flottantes d’Uros. 

 

Le lendemain, pour environ 35 soles, toute la famille embarque dans un bateau dès 9h00 pour partir découvrir cette particularité que sont les iles flottantes d’Uros. Il s’agit en effet, d’Iles (environ une soixantaine) où vivent de nombreuses familles. Ces îles sont entièrement fabriquées à partir de roseaux. Tout d’abord le sol, composé de plusieurs couches de roseaux, environ 3 mètres. Puis le mobilier, les maisons et certains bateaux.

 

Après 25 minutes de navigation, nous débarquons sur une île. La sensation de marcher sur une épaisseur de plus de 3 mètres de roseaux, est surprenante et agréable en même temps. Nous avons l’impression de marcher sur du sable pour muscler nos mollets…(!) Le président de l’ile nous accueille pour nous effectuer une brève présentation, il passera vite la parole à la secrétaire de l’ile qui nous expliquera l’histoire, la fabrication des îles, des bateaux et  même la possibilité de couper une îles en 30 minutes ! Après 20 minutes d’écoute, chaque groupe de touriste est réparti dans une maison traditionnelle avec une femme de l’île qui nous présente son habitat, les habits traditionnels.

 

Nous sentons tout de suite qu’il s’agit d’une opération touristique bien ficelée. Dès la visite de la maison terminée nous sommes d’ailleurs invités à nous diriger vers un stand de souvenir, puis à monter dans un bateau traditionnel en roseaux pour 2 soles supplémentaires, ce que nous refuserons gentiment après avoir demandé des explications sur notre retour sur la terre ferme. 

 

« Le capitaine » du bateau, de combine avec les habitants des îles, nous explique que le retour est prévu pour 12h00, ce qui se transformera en un bon 12H30 après de longues minutes d’attente autour d’une autre ile composée de restaurants, bars, pour bien entendu inciter à la consommation.

 

Nous regrettons donc que cette excursion matinale se transforme en parc d’attraction, où malheureusement les habitants des îles flottantes d’Uros ne vivent plus vraiment de manière traditionnelle mais grâce à la venue de touristes dont nous sommes conscients de faire partie. Les hommes des îles travaillent d’ailleurs sur Puno en tant que chauffeur de taxi ou de bateau, et les femmes accueillent quotidiennement les touristes sans aucun autre échange qu’a but lucratif… Nous sommes déçus de cette matinée, même si pour les enfants et notamment Gaspard, cette nouvelle découverte aura surpris par particularité. En effet, nous retiendrons les surprenantes architectures de ces iles et maisons composées de roseaux, ainsi que ces vies humaines organisées sur des îles ne dépassant pas 50 mètres carrés ! 

 

Notre séjour à Puno se terminera par une balade et visite nocturne de la ville avant notre départ le lendemain matin, pour prendre la direction de la Bolivie et de la ville de Copacabana située en bord du Lac Titicaca.

 
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mer.

25

juin

2014

Un voyage synonyme de rencontres et d'échanges

Merci Berlyn !
Merci Berlyn !

Déjà deux mois, que nous sommes sur les routes, et depuis ces 60 jours d’aventures, nous avons pu apprécier de nombreuses rencontres à travers notre vie nomade, et aussi grâce aux différentes demandes que nous formulons et qui vont souvent plus loin que la seule réponse attendue… Le fait de voyager avec Gaspard et Anatole, a également permis d’entrer en contact plus facilement avec la population et de créer de réels échanges.

 

En France, c’est à travers le mode de déplacement que les personnes intriguées et curieuses sont entrées en contact avec nous. Je pense notamment à l’Eclusière de Château-Gonthier qui intriguée, est venue nous questionner sur notre voyage et nous aider dans le choix de notre futur itinéraire future pour rejoindre la Normandie.

 

Il y a également ce voyageur rencontré à Saint Malo et son site connu :  Nomado, qui partage sa connaissance du voyage. On a vite créer un lien sympathique et un échange s’est tout de suite construit en partageant des infos pratiques notamment sur la Thailande que nous découvrirons en fin d’année. En France, la dernière rencontre que nous avons effectué est celle d’un marin sur le bateau Bretagne que nous avons empruntés pour traverser la Manche, et, qui, passionné de voyage, nous a tout de suite demander si nous avions un blog pour nous suivre. Quelques jours plus tard nous pouvions découvrir un commentaire sur notre site.

 

Ensuite, en Angleterre, peu d’échange avec la population hormis avec notre hôte d’un soir qui nous a accueilli dans son jardin pour planter notre tipi mais malheureusement pas d’échange avec cette fleuriste sympathique et très cordiale qui nous a laissé sa clé un soir malgré son absence !

 

Peu d’échanges donc en profondeur hormis avec Berlyn à Ica (réseau warmshowers ) et Roberto, le chauffeur d’un camion. Berlyn nous accueilli après une longue journée de travail en prenant son véhicule pour nous retrouver sur la place centrale de la ville à 7 kms de chez lui. Une fois arrivée chez lui, il nous a mis à disposition une pièce avec tout le confort nécessaire. C’est en deuxième partie de soirée, que nous avons échangé sur notre voyage puis sur des sujets plus profonds tels que le régime politique, l’éducation et la scolarité au Pérou et en France, le niveau des salaires, la représentation réciproque que nous avions de notre pays. Une soirée avec un réel échange, riche et sincère qui invite à poursuivre une communication par mail…

 

Avec Roberto, le chauffeur qui nous a transporté gracieusement jusqu’à Puquio, l’échange s’est déroulé progressivement puis nous avons pu aborder différents sujets sur le tourisme, le système scolaire, le système de travail et les congés dans les 2 pays. Cette échange a été agréable et sincère une fois de plus. A notre arrivée à Puquio, je demande s’il possède une adresse mail pour poursuivre cette échange, il me réponds que non. Je lui propose de faire une photo, il me l’accorde. Notre au revoir est chaleureux puisqu’il me tape à l’épaule en nous souhaitant un bon viajé, un bon voyage…

 

D’autres rencontres participent à construire des souvenirs de notre voyage, je pense également à cette famille qui nous a accueillie dans une de ses maisons, et qui nous a présenté son potager et son verger avec une certaine fierté ! Un échange plus bref mais sincère et chaleureux et malheureusement trop court. Les enfants également partagent de nombreux moments  de jeux avec des petits péruviens, Gaspard essaye de communiquer avec eux, mais nous observons que le language ludique est universel !

 

Et puis, il y a les rencontres entre voyageurs qui ne manquent pas, dans les villes, dans les auberges et sur les routes…. Tout d’abord à Paracas, où les enfants ont pu jouer avec 2 enfants Finlandais qui effectuent un tour du monde avec leur parents et qui s’apprêtent à parcourir l’Asie. Il y a aussi ce duo de cyclistes Argentins qui parcoure l’Amérique du Sud à Pédal rencontré en plein désert non loin de Ica.

 

 

Je pense également à cette famille du nord de la France qui parcoure l’Amérique du Sud en camping car depuis plusieurs mois, avec qui nous avons échangé, à la nuit tombée dans la ville de Nazca (. Je pense ensuite à ce motard australien rencontré dans la col menant à Abancay, puis au couple de cyclistes néo zélandais qui occupait le même hôtel que nous et qui nous a partagé une adresse d’auberge à Cuzco et encore ce cyclo Japonnais rencontrée plusieurs fois sur la route et à Abancay. Les cyclos ne sont pas en reste, nous pensons à James, cycliste anglais, et d’autres cyclos polonais et allemand rencontrés sur les routes. Les rencontres de voyageurs sont souvent axés autour des combines et bons plans à ne pas louper sur les futures destinations et sur les itinéraires futurs.

 

Plus récemment, dans la superbe auberge Estrillita à Cuzco, nous avons rencontré Laure et Guillaume (lginvadrouille), voyageurs pédestres au long court en Amérique du Sud, à la recherche des bons plans et autres combines, avec lesquels nous avons échangés longuement. De bons moments avec eux. Il y avait aussi Eglantine et Boris, (leur carnet de voyage ici) voyageurs à vélo sur un tandem Pino, qui terminent la remontée du continent américain. Enfin, hier, en pleine ligne droite sur l’Altiplano, nous avons rencontrées Aurélie et Jean partis en tandem (Goût du monde) depuis l’automne dernier et qui terminent tranquillement un tour du monde quasi identique au notre mais dans le sens inverse.

 

Enfin, il y a les voyageurs prêts à partir et ceux qui sont justes derrières nous comme les 4 bisons dans les Andes ou la famille de bretons qui s’apprêtent à partir du mois de juillet depuis Lima ( La terre dans le guidon).

 

Une multitude de voyageurs au long court dont nous sommes heureux de faire partie ! Il y aussi tous ceux qui sont déja revenus, ou encore sur les routes dont vous trouverez une sélection de blogs à découvrir sur notre page : nos inspirateurs. Ces histoires et aventures humaines donnent parfois des idées...

 

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mer.

25

juin

2014

Altiplano, bonjour !

8 jours de vélo, 7 Bivouacs, 7 toilettes sommaires, un col à 4338 mètres et l’altiplano qui s’ouvre à nous. Des journées ensoleillées avec quelques températures froides… Récit de 8 jours d’aventure riche en rencontres et en paysages...

 

Après avoir profité de 9 jours de découvertes Incas et de jolies rencontres à Cuzco, nous avons pris la route mardi 17 juin, pour environ 400 kms de vélos. Parti de 2800 mètres, nous avons dans un premier temps descendu, avant de longer régulièrement des rivières. La première journée, comme toute les autres, s’est déroulée sous un grand soleil. La recherche du premier bivouac n’a pas été simple et s’est terminée sur un terrain de sport dans un petit village. Intriguée, la population n’a pas manqué de venir à notre rencontre pour avoir quelques explications sur notre aventure. C’est avec plaisir que nous avons échangé avec eux. Les enfants ne sont pas en reste en terme d’échange, cette première soirée s’est d’ailleurs clôturée par une partie de football bien sympathique ! A notre réveil, les enfants étaient déjà à nous attendre avec le ballon de foot ! Nous avons pris notre déjeuner sur les gradins du terrain de sport accompagné d’un petit péruvien bien gourmand, avec lequel nous avons partagé quelques-unes de nos tartines à la confiture !

 

Après notre passage à Urcos, nous filons sur une route sinueuse et vallonnée, nous oscillons entre 3000 et 3500 mètres d’altitude, et notre second bivouac, nous voit planter le tipi en retrait de la route non loin d’une montagne, bien à l’abris, pensons-nous… Au petit matin, le réveil sera froid, on attendait le soleil paisiblement dans la tente mais notre installation n’était pas si bien pensée… Au réveil, la tente est gélée et la température est de moins 8° degré. L’attente est longue pour prendre le petite déjeuner enfin sous la chaleur des premiers rayons du soleil. Nous nous satisfaisont néanmoins dans le choix de notre matériel et de sa qualité. En effet, personne n’a eu froid pendant la nuit, et nous nous réveillons bien réchauffés.

 

Le choix de notre 3ème bivouac sera plus judicieux et effectué à l’aide de la boussole (Nord-Est pour recevoir rapidement le soleil matinal !), en plein champs au bord d’une rivière, après une quarantaine de kilomètres quotidien depuis 3 jours… Nous apprécions ces temps de vélo depuis quelques jours et savourons les bivouacs quotidiens en famille. Nous poursuivons la découverte du Pérou, avec son milieu rural et agricole. Nous observons beaucoup de bétails dans les champs et les bords de routes. Les femmes sont dans les champs à ramasser les cultures où à faire sécher leur pommes de terres et les homme se consacrent à des travaux de transports ou de batiments.

 

Nos journées, assez sportives, débutent vers 10 heures pour se terminer vers 15h30, entrecoupés du pique-nique et de plusieurs pauses. Les bivouacs sont l’occasion de profiter de long temps de jeux pour les enfants et d’effectuer l’école pour Gaspard. A 17 heures, toute la famille est déjà dans la tente, car il fait rapidement nuit et surtout froid (5 à 8 degrés). Les repas, sont pris dès 18h 30 et le coucher collectif ne dépasse guère 19h00, du jamais vu même à la colo de Charquemont !

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lun.

16

juin

2014

Machu Picchu : le retour

Les salinas de Maras
Les salinas de Maras

Voilà, nous avons visité le Machu Picchu ! Nous sommes samedi matin, et décidons de rentrer à Cuzco ce jour. Mais, il y a encore de nombreux sites sur la route que nous n’avons pas visité, nous allions donc transport en commun et visite pour retourner à notre camp base ! Pour retourner sur Ollaymtambo, nous ouvrons encore notre porte monnaie pour nous permettre un retour rapide. Nous choisissons en effet le transport en train sur une courte portion. Nous déboursons donc quelques dollars pour arriver avant midi à Ollaymtambo où nous déjeunons au dessus du marché de bon sandwichs maison.

 

A la sortie du marché et de notre repas, nous sautons dans un collectivos pour rallier la ville d’Urumbamba, comme au trajet aller. Anatole profite du trajet pour jouer avec un enfant de son âge. A notre arrivée, les chauffeurs de taxi nous sautent dessus puisque nous souhaitons visiter 2 sites dans l’après-midi. Un site naturel atypique est en effet tout proche, il s’agit de salines où une production importante de sel existe grâce à une source d’eau chaude salée sortant de la montagne; le deuxième site est une particularité Incas, il s’agit de terrasse en cercle. Après une rude négociation du trajet aller et retour, passant le tarif de 120 à 70 soles, nous démarrons avec un jeune chauffeur pour les Salinas.

 

Quand nous arrivons sur les hauteurs du site, nous sommes stupéfaits du nombre de salines, le chauffeur nous confirme qu’il y plus de 5000 salinas. Nous descendons pour profiter d’une courte balade et pour goûter cette eau salée qui sort de la montagne. La production de sel fonctionne pendant 7 mois de l’année, en dehors de la saison des pluie assez intense entre novembre et mars. Entre 6 et 7 tonnes de sel sont produits pendant la période de production, une partie est vendue sur la région et l’autre est exporté dans le pays et en Amérique du Sud. Au cours de cette balade, le chauffeur nous fait déguster des rondelles de bananes, genre chips salés ; un délice que nous achèterons pour grignoter en attendant de rallier les terrasses circulaires de Moray.

 

La deuxième partie du transport est assez courte et nous arrivons rapidement à Moray où nous descendons pour découvrir ce site particulier. Il s’agit d’un ensemble de terrasses pour cultivés organisé en cercle. Les historiens pensent qu’il s’agissait d’un site expérimental pour connaître le besoin en chaleur des semences. Astucieux ! En effet, plus les plantations étaient effectuées en hauteur plus elles étaient exposées au froid et inversement si les plantations étaient faites dans le cercle du bas. Ingénieux ! Le cercle du bas mesure environ 35 mètres de diamètres et la hauteur des cercles varie de 2 mètres permettant de faire varier les températures. Un ingénieux système d’agriculture qui a donc permis d’expérimenter des cultures de maïs, pomme de terre et autres céréales.

 

Après ces visites, nous reprenons la route en direction de Cuzco avec un nouveau collectivos via la ville de Chinchero. Nous arrivons vers 16h30 par la route d’Abancay qui domine la ville de Cuzco ! Nous allons profiter encore quelques jours de cette ville historique, de quelques festivités et de dernières visites avant de reprendre la route à vélo, vers le sud, la ville de Puno et le fameux lac Titicaca , tant attendu par Gaspard et Anatole !

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