NOS RECITS EN THAILANDE

mar.

06

janv.

2015

Good Morning Cambodia !

Thaïlande, Cambodge, Vélo, plage, frontière, voyage à vélo, visa, passeport,
Dernière plage thaïlandaise...

Après un avis mitigé sur l’Ile de Ko Samet, nous reprenons nos vélos et notre route vers le Nord-Est de la Thaïlande en direction du Cambodge. La traversée des campagnes via de petites routes est agréable, nous découvrons une vie rurale et agricole dès la sortie des villes. Des vies parfois dures dans des logements spartiates bordants les routes. Les enfants, eux, nous saluent avec un sourire, et souvent avec un air surpris dû à la forme atypique de nos vélos. L’étonnement ne se termine pas là mais quand il découvre la présence d’Anatole assis dans sa remorque, les éclats de rire se font encore plus forts ! 


Depuis, Ban Phe, le port situé en face de Ko Samet, nous pédalerons 5 jours pour rejoindre la frontière. Notre première journée devait s’effectuer rapidement pour rallier une petite plage hors des sentiers touristiques, celle de Kung Wiman. Mais, l’absence de signalétique et le nombre considérable de petites routes, a largement facilité notre égarement… Après plusieurs demi-tours, allers-retours et un pique-nique composé de pain confiture, nous arrivons enfin à la plage déserte, avec 109 kms au compteur et dépassons les 5000 kms depuis notre départ. Cette dure journée sera récompensée par un joli coucher de soleil. Nous stopperons 2 nuits pour permettre aux enfants de profiter de la plage. Ensuite pour rejoindre la ville de Chanthaburi où le père Noël passera (même en Thaïlande dixit les enfants), nous parcourons des routes peu agréables. C’est le cas, aussi pour rejoindre la ville de Pong Nam distant d’une soixantaine de kilomètres à travers des routes étroites et bruyantes dues à des travaux et quelques côtes étouffantes dans une chaleur hors norme !

Dans cette ville nous trouvons rapidement un homestay avec piscine pour la nuit qui procure tout le confort nécessaire pour une somme modique. Nous sommes le 25 décembre, une journée comme les autres en Thaïlande, pour nous aussi, quasi. Le soir, nous partons en vélos au marché pour effectuer notre ravitaillement. Ce lieu vivant, est un lieu agréable pour découvrir la réalité du pays et surtout aller à la rencontre des gens, des marchands pour parler, échanger malgré la barrière de la langue toujours présente. Dans ces villages, peu de personnes parlent l’anglais, seul les signes constituent nos outils de communication. Une fois de plus, notre présence attire les personnes, certains sont timides et restent détachés. D’autres viennent tenter un échange avec quelques mots british. Ils comprennent que nous voyageons à vélo au long court et à la vue de leurs visages en sont vraiment stupéfaits ou témoignent peut-être d’une certaine incompréhension… Nous ne serons jamais…

Notre dernière ville hôte en Thaïlande se découvre après une grosse journée de vélo. Après 80 kilomètres, nous faisons étape à Klong Hat après avoir longés de belles campagnes et des montagnes aux formes surprenantes. Malgré la distance et la chaleur, nous savourons cette partie plus vallonée, plus agréable à nos yeux. Ces paysages sont constitués en premier plan de cultures de riz, de bananiers, de palmes puis au second, d’une barrière rocheuse qui nous rappelle que le Cambodge n’est plus qu’à quelques coups de pédales. Nous stoppons notre avancé pour quelques photos. Les tracteurs et autres machines agricoles, ainsi que les personnes travaillants au champs nous confirment l’importance de l’activité de la terre. Ces thaïlandais, entièrement vêtus, travaillent sous une chaleur lourde et pesante, 10 heures par jour, et dans des conditions difficiles. Les enfants, eux, équipés de leur uniforme scolaire, sortent des écoles à vélo pour rentrer à leur domicile. D’autres enfants, non scolarisés, passent leur journée proche du domicile à jouer et bricoler avec tous types d’objets voire des déchets. Après notre installation dans un homestay, les enfants jouent dans la cour avec un petit garçon et profitent de tours en vélo des employés sur le porte bagage. Nous filons ensuite, sur le marché jouxtant notre hôtel où nous vivons de belles tranches de vies. Nous goûtons des aliments inconnues et même leur dégustation ne facilite pas leur nomination ! Nous photographions des scènes de vie, des enfants et effectuons nos courses quotidiennes.

Notre dernière journée Thaïlandaise se termine par une cinquantaine de kilomètres. Le passage de la frontière est un marathon sous des températures extrêmes. Notre thermomètre indiquant plus de 50 degrés au soleil ! Après une bonne heure d’attente au check point d’Aranyaprathet, nous sortons enfin de la Thaïlande avec quelques regrets notamment celui de n’avoir pas pu échanger avec les populations comme en Amérique du Sud. Dans l’autre sens, nous regretterons la cuisine Thaïlandaise, très appréciée par nous 4 et notamment son Pad Thaï ! 

L’entrée au Cambodge est longue. Elle débute d’abord par l’achat des visas (30 $ par personne ) suivi du passage de l’immigration. Nos 2 heures d’attentes (nous avons refusé de payer pour sauter la file d’attente) sont récompensées par l’obtention des tampons sur nos passeports. Nous sommes à Poïpet, dès la frontière franchie, nous sentons la différence. La pauvreté est omniprésente et nous saute à l’oeil. Rues sales, charrettes et autres remorques bancales et en piteuses états, ainsi qu’une certaine mendicité nous rappellent que le Cambodge est un pays où la vie est très dure, et un des plus pauvres du monde. Le prix de l’hôtel qui nous hébergera témoigne de cette économie brimbalante : un peu plus de 10 euros pour une grande chambre avec tout le confort (eau chaude, serviette, frigo, wifi, parking pour les vélos…)
Nous rejoignons en une matinée la ville suivante de Sisophon distant de 50 kms en compagnie d’un chinois cyclo, Lee. Peu d’intérêt sur la route, à gauche des rizières, à droite des rizières. Seuls les chargements atypiques sur les mobylettes et vélos mettent un peu d’intérêt dans cette matinée de vélo. Le lendemain, nous engageons une longue journée de vélo. La prochaine ville proposant des hôtels est distant de 110 kms. Nous ne sommes pas rassurés pour bivouaquer. Les rizières et  les environnements aquatiques parcourues quotidiennement nous inspirent guère… Les serpents s’échappants des bords de routes herbeux nous confirment bien la présence de reptiles. Rien qui invite à s’arrêter pour passer une nuit surement éveillée… En 7 heures de vélo, nous avalons donc 120 kilomètres finalement, pour arriver dans la ville hyper touristique de Siem Reap, la ville des Temples d’Angkor qui offre plus de 150 hôtels ! L’avenue centrale est gavée d’hôtel 4 étoiles pompeux et moches. Après plusieurs recherches, nous logerons plusieurs jours dans une guesthouse familiale (Green Day) qui veillera à nos vélos durant notre séjour de 5 jours. Nous découvrirons les temples d’Angkor à travers une journée de vélo. Pour découvrir les photos de ces jolis temples, il faudra encore patienter jusqu’au prochain article à paraître dans les jours à venir.

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mer.

24

déc.

2014

Reprise du vélo, de Ayathuya à Ko Samet

Vélo thailande, famille, par 4 chemins, Parc Kao Yai, Ko Samet, Train Bangkok
Des bandes cyclables partout !

Après 1h30 de train, après Bangkok, nous voilà à Ayathuya, nous filons dans un petit hôtel offrant une piscine. Sous cette chaleur nous ne tardons pas à enfiler les maillots de bain et à profiter d’une baignade plus qu’appréciée. Nous terminons ensuite cette journée, sur nos vélos, déchargés de nos sacoches pour découvrir la ville, et ses temples différents. Nous découvrons les premiers éléphants (touristiques) avec des yeux bien ouverts. Anatole et Gaspard, eux, sont agréablement surpris surtout quand une trompe vient les chatouiller !


Le lendemain, nous attaquons enfin notre première journée vélo depuis le 11 novembre, date de notre accident sur les routes d’Argentine. Nous sortons aisément de la ville et roulons sur des grandes routes offrant de grands espaces pour les 2 roues, très présents ici en Thaïlande. Les routes sont bonnes et agréables malgré des montagnes de déchets jonchants les bords de routes.  (Les varans profitent d’ailleurs de ces restent en bord de route). En début d’après-midi, après une soixantaine de kilomètres, nous arrivons dans la ville de Tanya-Buri. Nos recherches d’hôtel sont compliqués car la population n’est apparemment pas habituée à ce genre de demande. Après plusieurs demi-tour, nous trouvons finalement un homestay offrant un bon confort, pour seulement 12 euros. Notre soirée se terminera autour d’un délicieux Pad Thai mélangeant noddle (Pâtes), soja, poulet, poudre de cacahuète, crevettes, herbes et autres jus, cuisinés dans le fameux wok asiatique !


Dès 8 heures, nous reprenons la route en direction du Parc Kao Yai, que nous souhaitons visiter dans 2 jours. Notre première étape nous mènera à Nakhon Nayok après avoir parcouru de grandes routes mais aussi de petites routes de campagnes où rizières et élevages de poissons occupent l’espace entre les cabanes et les maisons. Sur les bords de routes, quelques marécages et beaucoup de bananiers. Anatole, dans sa remorque scrute les fruits présents dans les arbres : « J’ai vu des bananes » 

La chaleur est très présente, mais supportable nous nous hydratons beaucoup. Nous terminons notre journée de vélo au supermarché de la ville pour varier nos repas et acheter des légumes. Après une discussion avec des jeunes qui nous ont indiqué la direction d’un homestay, nous sortons du  parking et rencontrons une thaïlandaise parlant le français. Elle nous interpelle : « où allez vous ? » Nous lui indiquons l’adresse. Elle décide de nous accompagner vers un autre hôtel, nous la suivons. Entre temps, Jaye nous offre des boissons rafraîchissantes dans un petit bar de quartier. Nous profitons de cette pause pour échanger en français avec elle. Jaye travaille par intermittence pour le gouvernement afin de promouvoir le territoire thaïlandais à de futur investisseur étranger. Elle a vécu 1 an à Paris et à conserver toute sa capacité à parler notre langue. C’est très agréable, car le thaï est simplement incompréhensible, pour nous, occidentaux. Après cette pause, nous filons à l’hôtel initial où nous trouvons le même confort pour le même prix modeste. Avant son départ, elle nous donne rendez-vous le lendemain pour nous accompagner jusqu’à l’entrée du Parc national. A 8 heures le dimanche, alors que nous déjeunons sur la petite terrasse de notre Homestay, Jaye débarque avec son vélo jaune à assistance électrique. Nous partons à 8h30 en sa compagnie. Elle nous fait éviter les grands axes et nous parcourons ensemble la campagne thaïlandaise où cabanes, cantines et autres petits échoppes agrémentent les bords de routes. Nous apercevons au loin la petite montagne Kao Yai culminant à environ 1000 mètres. Après 2 heures de vélo, à nous accompagner, Jaye reprend le chemin inverse et nous salue. Nous la remercions chaleureusement avec néanmoins une certaine distance : la bise n’est pas une pratique courante en Asie. 

Nous arrivons ensuite rapidement à l’entrée du Parc et apprenons que le camping est situé à plus de 35 kms après un col de 30 kms. Nous sollicitons une aide des autorités du parc qui arrêtent rapidement un pick up pour nous monter au sommet du parc. En 5 minutes, tout est chargé et nous voilà sur la route du parc et de ses animaux sauvages que nous découvrirons instantanément. En effet, des macaques bordent la route comme les panneaux routiers annonçant la présence d’éléphants sauvages ! Nous sommes déposés au camping envahi de singes et de sambars, cervidés peu farouche. Nous nous installons pour 2 jours afin de découvrir ce parc national, le premier créé par la Thaïlande en 1962. Le lendemain matin, nous filons en stop au centre du parc pour effectuer une balade, et apercevons des gibbons perchés dans les arbres. En arrivant au centre du parc, nous tombons sur un guide nous annonçant la présence d’un éléphant sauvage. Gaspard et Servane suivent le groupe au pas de course, avec le guide pendant une bonne demi-heure, et apercevrons finalement un éléphant dans la jungle ! Anatole et moi-même se contenteront d’observer quelques poissons du haut d’un ponton.


Nous prenons le repas autour du « Visitor Center » avant de rentrer au camping toujours en stop et en compagnie de Nadia, Suisse, et en voyage de 3 mois sur les terres asiatiques. L’après-midi, toujours accompagné de Nadia, nous filons voir une cascade puis rentrons. Gaspard lui continuera la balade avec Nadia et découvrira des toucans en forêt ! Notre séjour au Parc est court car la restauration est limitée et l’organisation des repas se complique au fil des jours. Après 2 nuit, nous reprenons donc la route en direction Chachoengsao via Prachin Buri. Nous descendons le col en espérant croiser un éléphant, nous nous contenterons finalement de nombreux crottins géants et d’une famille de singes. Nous effectuerons plus de 140 kilomètres en 2 jours. Le rythme est pris, l’absence de relief aidant largement ! Quant aux paysages, rien de passionnant. Les rencontres, elles sont peu nombreuses malgré tous les sourires et les mains levées sur la route. Surement la barrière de la langue. Nous restons sur notre faim quant à la découverte des populations. Le fait de ne pas camper dans les villages ôte le côté aventure à notre voyage, et retire le côté rencontre.

Nous décidons de prendre à nouveau le train depuis Chachoengsao pour se rapprocher de l’océan  indien et du golfe de Thaïlande. De bon matin, aidés de 6 personnes, nous chargeons les vélos par les fenêtres dans le train et descendons au terminus, à Sattahip. Nous découvrons l’océan et effectuons notre premier baignade non loin de la ville de Rayong sur la plage de Namrin. Nous savourons dans une eau à plus de 26° ! 


Le lendemain nous prenons la direction de l’île de Ko Samet pour plusieurs jours normalement. On nous annonce un petit paradis, une pépite naturelle. Après une cinquantaine de kilomètres, nous arrivons au port de Ban Phe, où nous embarquons dans un bateau tout rose. A notre arrivée sur l’île, nous découvrons l’envers du décor, l’arrière des chalets et des hôtel est jonché de déchets, et dégage fortes odeurs très désagréables (Bonjour la gestion des eaux usées…) Après plusieurs visites de cabanes aux prix exorbitants nous décidons de bivouaquer au petit camping sur une jolie plage sans un touriste. Nous sommes quasi seuls, nous profitons d’une eau transparente à plus de 26° pendant 3 jours. Nous gardons un goût amer de cette île certes jolie, mais sommes déçus par son ambiance ultra-touristique et surtout par la saleté des rues et des lieux, par ce désastre écologique annoncé et imminent…


Nous garderons néanmoins un bon souvenir de cette plage avec son ponton et surtout de nos baignades familiales très ludiques ! Nous reprenons la route sur la terre ferme en direction du Sud-Est pour profiter de plages moins paradisiaques mais plus authentiques avant de rejoindre dans une semaine notre deuxième pays asiatique, le Cambodge avec nous espérons de nouvelles rencontres authentiques qui commencent aujourd’hui à nous manquer.

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mar.

16

déc.

2014

Bienvenue en Thaïlande = ยินดีต้อนรับสู่ประเทศไทย

Temples, Thailande, Asie, vélo, Bangkok, tour du monde à vélo,
Découverte des temples et du Wat Arun

Après 24 heures d’avion et quelques heures d’attentes, nous atterrissons à Bangkok, capitale de la Thaïlande. Avant de sortir de l’avion, les enfants prennent la place du commandant dans le cockpit. Le sourire jusqu’aux oreilles, bien installés, les enfants sont prêts pour décoller pour 7 mois d’aventures supplémentaires ! 

 

Nous arrivons toutefois avec 2 heures de retard suite à un petit problème de fermeture de porte du deuxième avion à Londres. (Quand on apprend cela au décollage, on sert encore plus les fesses…) Arrivés à l’aéroport, 2ème mauvaise nouvelle : la seule remorque qui nous reste, celle d’Anatole, ne nous a pas suivie et est restée à Londres… Les démarches en langue thaï se prolongent et notre attente aussi, nous arriverons finalement à 15 heures à notre hôtel dans le centre historique de Bangkok.


Nous sommes le jeudi 4 décembre. La chaleur est pesante, nous dégoulinons de partout. Le changement de climat accompagne le changement culturel, surtout après plus de 6 mois passés sur les terres de l’Amérique du Sud. Premier changement, en Thaïlande, tout le monde roule à  gauche, puis la langue et les écritures nous font vite prendre conscience de notre entrée en Asie ! En fin de journée, nous retrouvons Philippe, dixit Nomado rencontré à Saint Malo seulement après 15 jours d’aventure. Il nous présente la ville, les bon plans et les bons plats thaïlandais. Cuisine que nous découvrons progressivement mais que nous apprécions très vite.


Le lendemain, nous découvrons le centre historique dans une ambiance festive. Il s’agit de l’anniversaire du Roi qui fête ses 87 ans. Pour l’occasion, toute la population est habillée en jaune, les rues, les bâtiments officiels, les écoles, eux sont ornés de tissus festifs, de drapeaux. Nous ne resterons pas jusqu’aux festivités nocturnes. Le décalage horaire et la masse de personnes sur la place centrale, nous incitent à revenir à l’hôtel sagement pour nous reposer. A 16h30, bonne surprise, une voiture vient nous livrer la remorque manquante. Tout rentre dans l’ordre.


Le samedi, nous décidons d’entamer les premières visites et débutons par le grand marché de Chatuchak Park au nord de la capitale. Nous rejoignons ce marché géant par un bus et restons quelques heures à vadrouiller dans les différents quartiers du marché couvert : déco, vêtements, alimentations, souvenirs… Les enfants apprécient ces petites allées (nous aussi d’ailleurs) où s’entassent des monticules de produits. Gaspard et Anatole sont souvent touchés à la tête par des thaïlandais si chaleureux, si souriants et très accueillants. Tout est différent ici, la langue bien entendu mais aussi les coutumes et habitudes, l’alimentation. Nous sommes aussi différents à leurs yeux et leurs observations ardues nous le confirment. Nous occidentaux, nous sommes bien en Orient ! Nous reprenons la route de l’hôtel en milieu d’après midi pour commencer à organiser notre départ de la capitale, avant de retrouver en fin de journée Anne-Marie et Patrick, dit les Zwoofff(s) cyclovoyageurs bordelais qui nous suivent depuis l’Amérique du Sud, et avec qui on échange par blogs et mails interposés. On passe une soirée bien sympathique dans la cantine du coin, où nous prendrons d’ailleurs la majorité de nos repas lors de ce séjour. On échange sur nos aventures respectives dans la bonne humeur jusqu’à plus de minuit. Avec ces heures tardives de coucher, nous n’arrivons pas à nous caler et nous nous réveillons le lendemain à 11h30 ! 


Nous filons, via un bateau taxi, au Grand Palais qui est ouvert seulement au thaïlandais pour la poursuite des festivités du roi, c’est aussi la fête nationale. Changement de programme : direction le Wat Pho voisin et son grand Bouddha allongé de plus de 45 mètres de long et 15 mètres de hauteur qui nous émerveille pas sa taille mais surtout par l’ensemble des temples qui l’entourent. C’est beau et différent, nous apprécions. Notre journée, se termine face au coucher de soleil sur la rivière Chao Phraya accompagné d’un concert de musique classique dans un parc non loin de Samsen Road où nous logeons.


Le lundi, avec l’aide d’un réveil, nous sautons du lit pour enfin aller découvrir les dorures du grand palais et autres espaces du gouvernement. Anatole et Gaspard, poursuivent leur collection de photos souvenirs avec un garde du grand palais. Nous découvrons ce palais et ses différents espaces ainsi que les collections d’armes (sabre, épées, et canon) de la Thaïlande. L’après midi, pour s’équiper made in Asia, nous filons dans un grand centre commercial apeurant par sa grandeur et les produits vendus…


Le mardi, nous consacrons notre journée à remonter nos vélos, à nous reposer et à chercher quelques pièces manquantes. J’achète de nouvelles sacoches en remplacement de notre remorque Bob définitivement abandonnée en Argentine, elle qui nous a accompagné depuis le début de nos aventures cyclos ! (Sniff). La remontée du vélo couché est difficile puisque il manque une pédale (perdu dans l’avion…) et que des problèmes de chaines perdurent depuis l’Argentine… Le mardi soir, il reste encore beaucoup de problème à régler, avec notamment le changement de suspension de la remorque d’Anatole. Satanée technique !


Le mercredi, nous débutons la journée par la visite de Wat Arun, situé sur l’autre rive de la rivière. Un temple différent, agrémenté et décoré non pas avec de la dorure mais avec des milliers de pièces de porcelaines de couleurs. Ce temple est plus proche de la culture Kmer que nous découvrirons plus précisément au Cambodge. L’ascension du temple est raide, et nous rappelle les Echelles de la Mort à Charquemont. La descente s’effectue en arrière comme « nos » échelles situées à la frontière Suisse. De bon souvenirs pas si lointains… Nous revenons en bateau vers l’hôtel pour terminer de remonter les vélos, pendant que Anatole effectue une sieste et Gaspard effectue son temps scolaire. Après 4 heures de labeur mécanique, les vélos sont enfin prêts. Nous terminons notre séjour « Bangkokien » dans notre cantine de quartier préférée autour de nems, Thai Pai et d’un chiken curry indian ! Un délice savouré en famille comme ces premiers jours Thaïlandais !


Le lendemain, on remonte enfin sur nos vélos après un mois d’arrêt forcé. On débute par un passage à la poste thaïlandaise pour déposer un colis afin de s’alléger de matériels et de l’alourdir de quelques souvenirs. L’efficacité du service (moins d’un quart d’heure) pourrait donner des idées à notre service français… On poursuit ensuite par la traversée de Bangkok à vélo dans une circulation dense, serrée mais respectueuse. Avant d’arriver à la gare, on traverse différents quartiers toujours bordés par des restaurants ambulants.(Les Thaïs ne font que manger). Nous sortirons tranquillement de la capitale en train pour rejoindre la ville d’Ayuthaya pour découvrir de nouveaux temples et rejoindre ensuite l’est et le parc national Khao Yai et sa faune. De nouvelles belles aventures en perspectives. A suivre.



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