mar.

07

avril

2015

La Turquie au ralenti

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Retour au bivouac et à la nature !

Après 5 jours de repos bien appréciables, nous quittons définitivement la ville des chats qu’est Istanbul. Retour à Salizbosna pour retrouver nos vélos aimablement gardés par Fikri. Le dos de Servane va mieux, et nous pouvons envisager de rouler normalement sur les routes turcs. 


Nous savourons un dernier thé en compagnie de Fikri sur la place du village devant la mosquée, avant de monter sur nos vélos. Nous attaquons par une côte raide jusqu’à la ville de Hadimkoy. La reprise est difficile physiquement, et nous terminons par pousser les 2 vélos pour atteindre le sommet. Le dénivelé est important, les côtes, courtes mais raides, sont nombreuses. Nous souffrons… En fin d’après midi, dans le village d’Incegiz, après le ravitaillement, l’épicier nous indique un coin fabuleux pour passer la nuit. Nous suivons ces conseils. A notre arrivée, après 36 kms, nous profitons d’un bel espace en pleine nature bercé par le son d’une rivière et tout proche d’une grotte ressemblant à une tête de monstre dixit les enfants. Le soleil et la fraîcheur accompagnent notre diner, mais pas le réveil du lendemain. La pluie tombe en effet finement mais surement. Nous avançons difficilement en effectuant les montagnes russes. Nous traversons quelques villages que nous apercevons au loin grâce aux minarets des mosquées. Les éoliennes, elles, occupent les sommets des collines et nous rappellent que le vent est bien contre nous.


Nous stoppons notre avancée sur un parc de jeux à Kuçuksinekli après 35 kms et une côte terrible pour les jambes et la tête. Nous sommes épuisés par notre itinéraire. Nous entamons le montage du tipi quand l’Imam du village arrive avec sa voiture. Il nous indique qu’il va nous trouver une pièce chauffée dans le village. Après plusieurs appels, nous terminons dans l’école. Le maitre  de l’école nous accueille, et nous ouvre un grand dortoir pour toute la famille et les vélos : le grand confort ! Ce confort se poursuit quand Taner, un habitant du village, décide de nous inviter dans le restaurant du village suivant. Nous montons dans son véhicule et terminerons même la soirée à Silibri au bord de la mer de Marmara, à manger des baklavas, spécialités sucrés turques… Nous rentrons à 21h00 fatigués mais enchantés de cette soirée surprenante !


Après une visite de la classe unique, nous reprenons la route le lendemain, à travers des routes moins vallonnées mais toujours avec quelques côtes pour entretenir les cuisses et mollets. Nous avons perdu un peu le rythme vélo depuis le Vietnam qui lui était tout plat… Après le passage de la grande ville Cerkerzkoy nous filons vers le petit village de Bahçeagil pour nous y arrêter après presque 50 kilomètres de vélo. Nous échangeons avec un ancien routier parlant quelques mots de français autour d’un thé offert.  L’appel à la prière retentit dans le village du haut du minaret, il nous quitte pour aller prier. A son retour, il revient avec le maire du village qui veut nous offrir une nuit en hôtel. Nous refusons mais acceptons le toit de la salle des fêtes immense pour nous 4. 


Après une nuit ventée et pluvieuse mais au sec nous repartons vers le nord-ouest. Nous reprenons nos vélos dans des campagnes calmes où nous apercevons quelques cigognes au bord de la route. Nous varions notre pique-nique rituel par un arrêt dans la ville de Saray en dégustant un kebab et des pâtisseries en terrasse, au soleil, entourés de collégiens curieux… Nous reprenons notre route sur une route plus passagère et extrêmement ventée. Les 20 kms effectués dans l’après midi sont épuisants. Arrivés à Vizé après 46 kms,  nous souhaitons rejoindre un petit village pour camper mais notre moral et la projection d’un col nous freinent. Nous demandons l’hospitalité pour camper dans le jardin d’un restaurant. En 2 minutes, nous nous retrouvons à prendre le thé au restaurant avant de monter le tipi. Les enfants, ensuite, participent à jardiner avec la soeur de la gérante. Nous passerons une belle fin d’après midi au milieu de la campagne face au coucher du soleil annonciateur d’un beau temps pour le lendemain matin.


Nous reprenons la route le lendemain sans vent, mais débutons par un petit col aux pentes dépassant les 10%. C’est très dur, on a vraiment mal aux jambes. Après une descente reposante, et dans une énième côte, ma chaine casse nette. Nous effectuons la réparation difficilement. Notre route reprend mais le moral n’est plus là. Le moral déteint comme le ciel se couvrant de nuage. Il commence à faire froid. L’avancée est nettement freinée soit par le terrain accidenté soit par les conditions météo. Nous poursuivons. Nous sortons du village et visons le suivant : Sergen. Il est 13h, nous arrivons après 19 kilomètres seulement, sous les yeux étonnée des habitants dans un village accolé à la montagne. A peine installé sur des tables, Necati, habitant du village insiste pour venir chez lui. On le suit avec les vélos. Il nous indique rapidement que nous sommes comme chez nous, et nous invite à nous servir dans le frigo et à nous doucher (notre odeur de cyclos devait être forte…) puis nous laisse en partant prier à la mosquée. Nous profitons de cette pièce chauffée sans attendre. Une nouvelle fois la générosité turque témoigne d’elle même. A son retour, nous échangeons difficilement mais apprenons néanmoins quelques mots de turques. Nous resterons finalement jusqu’au lendemain, en profitant d’une chambre. A 7h00, Necati frappe à la porte pour nous dire que le thé est prêt, signe que nous devons nous lever rapidement. Pour le petit déjeuner, Necati a tout organisé : pain, miel, yaourt sans oublier le thé chauffant sur le poêle à bois servant à chauffer la seule pièce de vie. Nous quittons Segen avant 9h00 en direction des montagnes turques sous un grand soleil. Necati, retraité, prend la direction des champs pour jardiner. Mais notre forme physique n’est pas là et le moral non plus. A l’abord d’une piste de terres très raide et après seulement 10 kms, nous décidons de reprendre les grands axes pour rallier en 2 jours Kirklareli afin de passer la frontière vers la Bulgarie en bus.


Nous sommes samedi, et passons par Pinarhisar, où nous organisons la suite de notre voyage via un spot internet. Pendant ce temps, nous nous voyons offrir thé, gateaux, pains de manière aussi spontanée que généreuse !  Quel accueil, quel état d’esprit chaleureux ! Nous reprenons nos vélos pour 15 kms et bivouaquons à côté d’une ferme à Uskupdere et rejoignons le lendemain Kirklareli pour monter dans un bus le lundi midi. Nous quittons la Turquie après 6 heures de bus avec beaucoup de rencontres et d’innombrables souvenirs d’échanges autour des thés chaleureusement offert. La Turquie est simple, conviviale, honnête, chaleureuse mais surtout accueillante ! L’état d’esprit de la population est sympathique et unique. Le transport en bus restera déconcertant de facilité, un espace dans une soute entière ayant été réservé pour nos vélos et sacoches. La Turquie : du bonheur jusqu’au bout ! 


Notre arrivée en Bulgarie, à Varna au bord de la mer noire, est moins heureuse puisqu’en remontant les vélos et les sacoches à la gare de bus, un homme, profitant de notre occupation, nous chipe une sacoche de guidon avec tous les bonnets, gants, lunettes de soleil et protections de pluie. Nous ne connaissions pas la notion de vol dans notre voyage, c’est chose faite et c’est vraiment embarrassant. Nous relativisons, il ne s’agit que de matériel, aucun document ou matériel important.


Reste à s’organiser avant de repartir sur les routes Bulgares, pour rejoindre normalement l’Eurovélo 6 et la Roumanie sur les bords du Danube à 150 kms au nord ouest…

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dim.

29

mars

2015

Faux départ à Istanbul !

Servane, Gaspard et Anatole à notre arrivée chez Mustapha,
Servane, Gaspard et Anatole à notre arrivée chez Mustapha,

Après une nuit dans la bergerie de Mustapha, nous reprenons la direction du nord sous un ciel menaçant et un air bien frais. La nuit a été agréable, seul Servane se plein légèrement du dos, ce qui n’empêche pas notre poursuite à vélo. Nous souhaitons éviter les grands axes, très roulants et peu agréables pour toute la famille. La circulation et le bruit constant ne nous permettent plus de parler sur nos vélos…


Nous pédalerons que quelques kilomètres sur une rocade avant de bifurquer sur une petite route surplombant un lac, le lac de Sazlidere Baraji. Nous entamons une descente très raide pour rejoindre un village plus loin et longer cette étendue d’eau calme et si agréable.


Après le passage d’une digue, nous quittons l’asphalte pour retrouver une piste qui nous accompagnera jusqu’au village de Salizbosna. Nous avançons en évitant nids de poule et grosses flaques d’eau. Mais plus nous nous enfonçons sur cette piste, plus l’état du chemin se dégrade. La boue fait sont apparition, nous obligeant à effectuer des arrêts pour « décrotter » nos vélos avec  les dérailleurs embourbés, qui ne peuvent plus fonctionner. Notre avancée est très lente. Le passage d’une immense marre de boue, sera le point d’orgue de la journée. Un manque de vitesse, puis du surplace de ma part et splash ! Je me retrouve les deux pieds dans plus de 30 centimètres de boue en équilibre avec mon vélo à deux doigts de goûter aussi à ce mélange terreux. Anatole, lui , installé confortablement dans la remorque, voie la boue remonter par le dessous… La galère ! Avec l’aide de Servane, j’arrive à sortir d’abord mes pieds, puis le vélo de ce piège peu agréable. Nous reprenons notre avancé dans des conditions difficiles. Les bosses, les trous, la boue, le vent, et l’eau accompagnent nos derniers coups de pédales jusqu’au village de Salizbosna. Enfin, après seulement 24 kilomètres réalisés, nous arrivons épuisés. Nous profitons d’une source d’eau clair et d’un ancien lavoir pour effectuer un grand lavage de nos machines recouvertes de terre. Le vélo couché finira même dans le bassin pour une baignade prolongée et un grand rinçage.


La journée s’achèvera au parc de jeu de ce petit village de 1600 âmes, pour notre premier bivouac depuis l’Argentine. Nous savourons ce retour à la nature, au calme. Les enfants sont heureux et profite du grand air et des espaces de jeux.. Fatigués, nous installons le bivouac puis je file sur la place du village pour un petit ravitaillement avant le diner et un coucher bien appréciés. Au réveil, nous reprenons nos habitudes avec un petit déjeuner face au soleil et un ciel bien bleu. Hussein, camionneur et tout surpris de nous voir installés ici, vient à notre rencontre et discuter chaleureusement avec nous. Il revient quelques minutes plus tard avec gâteaux et boissons pour tout la famille. La générosité turque se poursuit… Seule ombre au tableau, Servane se plein du dos, la douleur est forte et ne permet pas de remonter sur son vélo. Nous avançons donc jusqu’à la plage du village à pied pour tenter de trouver un médecin. Nous sommes dimanche et rien n’est moins sur…

 

Par chance, un groupe de marcheurs composé de quelques français expatriés sont installés à prendre le thé. L’entraide s’active rapidement et Fikri, un habitant du village et anglophone emmène Servane à l’hôpital le plus proche pour des examens. Claire, Mathilde et Jean Francois, habitent Istanbul et nous laissent leurs coordonnées au cas où… Au retour de la consultation sommaire dans un petit hôpital, et après une aventure pour trouver une pharmacie ouverte, Fikri, nous invite chez lui à déjeuner puis nous propose le gîte pour la nuit. Nous acceptons volontiers et profitons d’une belle journée dans un foyer turque bien chaleureux. Toute la famille est gâtée de bons plats. Fikri et sa femme accordent beaucoup d'attention aux enfants. Du bonheur. 


Après une bonne nuit, Servane n’est pas au mieux, et préfère attendre pour la reprise vélo. Afin de ne pas abuser de l’hospitalité de Friki, nous redescendons au bas du village pour planter de nouveau le tipi. Les enfants apprécient le lieu et profitent des jeux. Juste avant le déjeuner, nous retrouvons Hussein qui a terminé sa journée de travail, et qui nous convie chez lui pour le repas. Nous sommes accueillis par sa femme et une de ces filles à l’anglais balbutiant. Nous savourons un repas typique avec fromage frais, soupe à la tomate et au pois, sans oublier les loukoums au dessert, tout cela arrosé de thé ! Les échanges sont limités mais nous arrivons à communiquer avec l’imagier et leurs quelques mots d’anglais. Encore une nouvelle rencontre à Salizbosna, que du bonheur pour nous 4 !

 

Le mardi, le mal de dos de Servane est toujours d’actualité, nous décidons de revenir à Istanbul pour consulter dans un meilleur hôpital. Nous abusons de la gentillesse de Friki en laissant nos vélos dans son petit garage avant de rejoindre Istanbul, en transport en commun. Entre temps, nous avons repris contact avec Mathilde et Claire pour nous aider dans la recherche d’un hôpital sérieux. En arrivant sur Istanbul, Claire nous informe qu’elle peut nous accueillir chez elle pour plusieurs jours. Nous profitons d’un logement spacieux et chaleureux. Cerise sur le gâteau : Gaspard et Anatole sont heureux comme tout puisqu’il découvre que Claire et Jean François ont 2 enfants : Zélie (5ans) et Nil (7 ans). Ces 2 nénettes seront vites les compagnons de jeux pour plusieurs jours. Le courant a tout de suite pris, un quatuor du tonner en action !


De notre côté, nous profitons d’une superbe vue sur le Bosphore, d’une maison au confort auquel nous n’avons plus l’habitude et d’échange francophone bien agréable. Servane a consulté rapidement et un lumbago a été diagnostiqué. Repos, repos et repos seront donc le maitre mot de ces prochains jours. Nous espérons reprendre notre route lundi pour poursuivre notre avancé, et continuer nos si belles rencontres turques avant de rallier la Bulgarie. Il va falloir quand même penser à rentrer en France… 

 

En attendant, on continue de redécouvrir Istanbul et ces quartiers pour mon plus grand bonheur et celui de Gaspard qui m’accompagne pendant que Servane et Anatole effectue une cure de sieste et de repos bien nécessaires. Nous redécouvrons le quartier historique, et profitons d’un bon plan de Claire pour monter sur les toits de la ville pour redécouvrir la ville aux chats de ses hauteurs. Gaspard profite d’une après midi ludique avec Darin, le fils de Mathilde. Sans oublier, les petits plaisirs gustatifs et quelques kébabs. L’Institut Francais et sa médiathèque ont aussi été les bienvenues pour des temps de lecture d’albums jeunesse en français ! 

 

Aujourd’hui, on profite d’une dernier journée cocooning comme à la maison avant notre départ, ce lundi en direction de Salizbosna, pour retrouver Fikri, nos montures et reprendre notre route vers la Bulgarie, et entreprendre notre remontée des grands fleuves européens jusqu’à La France.


On termine cet article pour dire UN GRAND merci à Claire et Jean François, pour leur aide et accueil bien chaleureux dans leur appartement. Sans oublier Mathilde pour les contacts, les échanges et la journée de mercredi avec Gaspard. Merci beaucoup à vous tous les Français d'Istanbul !!!


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jeu.

26

mars

2015

Contraste saisissant entre Hanoï et Istanbul

Pendant 7 jours nous avons pu découvrir et apprécier la vie citadine Hanoïenne. Ses rues étroites, ses trottoirs quasi-inaccessibles, son ambiance sonore unique, ses marchands de rues, ces quelques pagodes. Hanoï c’est unique et épuisant à la fois. La déambulation paisible n’existe pas, entre les vendeurs ambulants de beignets, les réparateurs de chaussures harcelants, sans oublier les pousse-pousse sans soucis qui t’accostent pour 1 heure de balade. La vie dans cette capitale ne s’arrête jamais. Hanoi, est un condensé de la vie vietnamienne : du bruit, et toujours du bruit, du monde et toujours du monde, des cantines et autres restaurants de rue empiétants largement sur les trottoirs, sans oublier les arnaques auxquelles il faut être vigilant…


Alors pendant cette dernière semaine asiatique, nous avons découvert peu de choses. L’envie n’était pas toujours là et la météo brumeuse voire pluvieuse a freiné notre entrain à sortir. Notre hôtel cocooning nous invitait à rester dans un espace chaleureux pour récupérer, flâner mais aussi permettre aux enfants de jouer longuement, de se reposer, d’être comme à la maison. Toutefois le lac central, le lac Hoan Kiem a été le théâtre de quelques balades, ce lac appelé aussi le Lac de l’épée accueille parait-il une tortue géante, une autre que celle exposée et momifiée dans la pagode du temple situé sur la rive du lac…


Nous retiendrons aussi la découverte des marionnettes sur l’eau et son spectacle retraçant les scènes de la vie quotidienne vietnamienne : danse du dragon, culture de rizières, pêche à la grenouille. Un spectacle vivant au décor et à la musique traditionnelle que Anatole et Gaspard ont beaucoup apprécié. Nous avons également découvert brièvement le palais présidentiel, le mémorial d’Ho Chi Minh, sans oublier le marché et le quartier historique et ses rues débordantes d’activité. Ce quartier historique, caractérisé par une surpopulation, jusqu’au peuplement des bords de rails est impressionnant à découvrir, une vie de dingue !  


Cette longue pause a permis aussi de belles rencontres franco-française, d’abord des cyclos avec Estelle et Thomas sur les routes depuis 6 mois et en route pour le Chine et la Mongolie (Intotheweel) puis Pascale et Marc, aussi sur leurs vélos et sur les routes asiatiques pour un périple de 6 mois, et enfin Anne avec ses 2 enfants, Mathieu et Benjamin, (Des routes et des mots) qui voyage avec les sacs à dos en direction de la Chine. Ces rencontres ont permis de reparler français, d’échanger et de passer des moments forts sympathiques !


Notre périple asiatique de près de 4 mois s’est donc achevé le dimanche 15 mars en direction d’Istanbul, sur la rive Européenne, tout proche du Bosphore. Malgré un départ stressant, notamment dû au transport des vélos dans des taxis peu pratiques…. Istanbul s’ouvre à nous après 2 avions, une escale dans l’aéroport surréaliste de la ville de Doha au Qatar et quelques heures d’attentes…


Ici à Istanbul, le contraste est saisissant ! Tout de suite, nous sentons un certain retour aux habitudes européennes. Après plus de 10 mois d’aventure des contrées nouvelles, nous redécouvrons des habitudes de vies connues…Visuellement la circulation des voitures est de retour mais en contrepartie nous récupérons les trottoirs pour naviguer dans la ville. Cette ville d’Istanbul est surprenante, les minarets des différentes mosquées occupent le ciel. L’aspect vallonné voire pentu de la citée nous rappelle La Paz et ses habitations installées en étage. Nous profitons de la Tour Galata pour une vue 360° unique de la ville avec au loin la rive asiatique. Les enfants s’amusent à compter les minarets des mosquées, choses nouvelles pour nous tous, ce qui permet à toute la famille de continuer la découverte des religions sur notre planète. La visite de la grande mosquée bleue et les appels à la prière qui sonorisent la ville, permettent d’approfondir nos quelques connaissances sur le sujet.


Nos balades permettent de poursuivre nos pérégrinations d’abord vers le grand bazar, ce grand marché en partie couvert qui vend tapis, vaisselles, vêtements et autres tissus, sans oublier les souvenirs et autres lokoums que nous ne cesserons de déguster… Nous terminerons cette découverte par le marché aux épices et par un kebab made in Turkish ! Les enfants découvrent ce sandwich,  les parents connaissaient déjà... (clin d’oeil à un certain J.P, grand amateur de Kebabs…)


Après quelques réparations des vélos et quelques achats d’équipements, nous reprenons la route le vendredi en direction du nord de La Turquie pour rejoindre la Bulgarie. La sortie d’Istanbul est dense au niveau de la circulation mais se réalise sans problème. Seul des pentes de plus de 12 % freinent notre avancée et nous obligent à pousser. La pluie et le vent font leur apparition et rafraîchissent considérablement l’atmosphère. Après un pique-nique frigorifique, nous reprenons difficilement la route en diretction de Anarvuktoy, puis après quelques kilomètres, 2 personnes sortants d'un véhicule, nous invitent à entrer dans un élevage de mouton pour nous réchauffer autour d’un thé. Nous acceptons volontiers. Mustapha, Halouk les patrons, Selma et son compagnon de passage, et 2 employés Pakistanais qui égorgent les moutons, nous accueillent tout étonnés avec un grand sourire. Nous terminerons la journée à échanger et sommes accueillis chaleureusement et même nourrit. Nous passons finalement la nuit dans une chambre spartiate, à l’odeur animale, et bien proche des moutons au chaud… Au cours de la soirée, un des 2 pakistanais, insiste pour récupérer nos coordonnées téléphoniques et adresse en France, dans la perspective de préparer leur deuxième tentative de immigration vers l’Angleterre via la France. (la première ayant échouée au porte de Calais). 

 

Le lendemain, après avoir attendus le passage de la pluie, nous quittons en début d’après midi l’élevage Adak Istanbul, sous une pluie de photos souvenirs et des salutations chaleureuses ! A peine Istanbul quittée, nous goûtons à la chaleur humaine des Turcs, tant réputée, pour notre plus grand bonheur ! On savoure pleinement.


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