Nos récits au Vietnam

jeu.

26

mars

2015

Contraste saisissant entre Hanoï et Istanbul

Pendant 7 jours nous avons pu découvrir et apprécier la vie citadine Hanoïenne. Ses rues étroites, ses trottoirs quasi-inaccessibles, son ambiance sonore unique, ses marchands de rues, ces quelques pagodes. Hanoï c’est unique et épuisant à la fois. La déambulation paisible n’existe pas, entre les vendeurs ambulants de beignets, les réparateurs de chaussures harcelants, sans oublier les pousse-pousse sans soucis qui t’accostent pour 1 heure de balade. La vie dans cette capitale ne s’arrête jamais. Hanoi, est un condensé de la vie vietnamienne : du bruit, et toujours du bruit, du monde et toujours du monde, des cantines et autres restaurants de rue empiétants largement sur les trottoirs, sans oublier les arnaques auxquelles il faut être vigilant…


Alors pendant cette dernière semaine asiatique, nous avons découvert peu de choses. L’envie n’était pas toujours là et la météo brumeuse voire pluvieuse a freiné notre entrain à sortir. Notre hôtel cocooning nous invitait à rester dans un espace chaleureux pour récupérer, flâner mais aussi permettre aux enfants de jouer longuement, de se reposer, d’être comme à la maison. Toutefois le lac central, le lac Hoan Kiem a été le théâtre de quelques balades, ce lac appelé aussi le Lac de l’épée accueille parait-il une tortue géante, une autre que celle exposée et momifiée dans la pagode du temple situé sur la rive du lac…


Nous retiendrons aussi la découverte des marionnettes sur l’eau et son spectacle retraçant les scènes de la vie quotidienne vietnamienne : danse du dragon, culture de rizières, pêche à la grenouille. Un spectacle vivant au décor et à la musique traditionnelle que Anatole et Gaspard ont beaucoup apprécié. Nous avons également découvert brièvement le palais présidentiel, le mémorial d’Ho Chi Minh, sans oublier le marché et le quartier historique et ses rues débordantes d’activité. Ce quartier historique, caractérisé par une surpopulation, jusqu’au peuplement des bords de rails est impressionnant à découvrir, une vie de dingue !  


Cette longue pause a permis aussi de belles rencontres franco-française, d’abord des cyclos avec Estelle et Thomas sur les routes depuis 6 mois et en route pour le Chine et la Mongolie (Intotheweel) puis Pascale et Marc, aussi sur leurs vélos et sur les routes asiatiques pour un périple de 6 mois, et enfin Anne avec ses 2 enfants, Mathieu et Benjamin, (Des routes et des mots) qui voyage avec les sacs à dos en direction de la Chine. Ces rencontres ont permis de reparler français, d’échanger et de passer des moments forts sympathiques !


Notre périple asiatique de près de 4 mois s’est donc achevé le dimanche 15 mars en direction d’Istanbul, sur la rive Européenne, tout proche du Bosphore. Malgré un départ stressant, notamment dû au transport des vélos dans des taxis peu pratiques…. Istanbul s’ouvre à nous après 2 avions, une escale dans l’aéroport surréaliste de la ville de Doha au Qatar et quelques heures d’attentes…


Ici à Istanbul, le contraste est saisissant ! Tout de suite, nous sentons un certain retour aux habitudes européennes. Après plus de 10 mois d’aventure des contrées nouvelles, nous redécouvrons des habitudes de vies connues…Visuellement la circulation des voitures est de retour mais en contrepartie nous récupérons les trottoirs pour naviguer dans la ville. Cette ville d’Istanbul est surprenante, les minarets des différentes mosquées occupent le ciel. L’aspect vallonné voire pentu de la citée nous rappelle La Paz et ses habitations installées en étage. Nous profitons de la Tour Galata pour une vue 360° unique de la ville avec au loin la rive asiatique. Les enfants s’amusent à compter les minarets des mosquées, choses nouvelles pour nous tous, ce qui permet à toute la famille de continuer la découverte des religions sur notre planète. La visite de la grande mosquée bleue et les appels à la prière qui sonorisent la ville, permettent d’approfondir nos quelques connaissances sur le sujet.


Nos balades permettent de poursuivre nos pérégrinations d’abord vers le grand bazar, ce grand marché en partie couvert qui vend tapis, vaisselles, vêtements et autres tissus, sans oublier les souvenirs et autres lokoums que nous ne cesserons de déguster… Nous terminerons cette découverte par le marché aux épices et par un kebab made in Turkish ! Les enfants découvrent ce sandwich,  les parents connaissaient déjà... (clin d’oeil à un certain J.P, grand amateur de Kebabs…)


Après quelques réparations des vélos et quelques achats d’équipements, nous reprenons la route le vendredi en direction du nord de La Turquie pour rejoindre la Bulgarie. La sortie d’Istanbul est dense au niveau de la circulation mais se réalise sans problème. Seul des pentes de plus de 12 % freinent notre avancée et nous obligent à pousser. La pluie et le vent font leur apparition et rafraîchissent considérablement l’atmosphère. Après un pique-nique frigorifique, nous reprenons difficilement la route en diretction de Anarvuktoy, puis après quelques kilomètres, 2 personnes sortants d'un véhicule, nous invitent à entrer dans un élevage de mouton pour nous réchauffer autour d’un thé. Nous acceptons volontiers. Mustapha, Halouk les patrons, Selma et son compagnon de passage, et 2 employés Pakistanais qui égorgent les moutons, nous accueillent tout étonnés avec un grand sourire. Nous terminerons la journée à échanger et sommes accueillis chaleureusement et même nourrit. Nous passons finalement la nuit dans une chambre spartiate, à l’odeur animale, et bien proche des moutons au chaud… Au cours de la soirée, un des 2 pakistanais, insiste pour récupérer nos coordonnées téléphoniques et adresse en France, dans la perspective de préparer leur deuxième tentative de immigration vers l’Angleterre via la France. (la première ayant échouée au porte de Calais). 

 

Le lendemain, après avoir attendus le passage de la pluie, nous quittons en début d’après midi l’élevage Adak Istanbul, sous une pluie de photos souvenirs et des salutations chaleureuses ! A peine Istanbul quittée, nous goûtons à la chaleur humaine des Turcs, tant réputée, pour notre plus grand bonheur ! On savoure pleinement.


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ven.

13

mars

2015

Les Baies d'Halong...

La baie d'Halong depuis la grotte des surprises...
La baie d'Halong depuis la grotte des surprises...

Avant de découvrir les 2 baies d’Halong, la farniente a largement occupé notre famille dans la ville de Hué ! Piscine, écriture, lecture, jeux, repos, école pour Gaspard, sieste pour Anatole ont composé une grande partie de nos journées dans cette ville du centre du Vietnam. Mais avant notre départ, nous sommes allés à la découverte de la citadelle de Hué, cité impériale datant du 19 siècle. Une citadelle entourée de douves, mais à l’architecture bien différente des citadelles de Vauban que nous pouvons connaître comme celle de Besançon. Des pagodes, des trônes dorés, des grandes salles boisées, un grand théâtre, de beaux jardins composent cette imposante construction asiatique. Nous évoluons donc dans de beaux bâtiments sous une chaleur lourde, plus de 35° avant midi... On croyait retrouver des températures plus ordinaires en passant la frontière climatique qu’est le col des nuages, finalement ce sont des chaleurs plus fortes qui nous accompagnent lors de notre séjour dans cette région centrale.


Le lendemain, c’est en train que nous quittons Hué en direction de Ninh-Binh pour aller à la découverte de la Baie d’Halong terrestre. Une dizaine d’heure de train couchette, durant laquelle nous suivons la route 1 et traversons les campagnes vietnamiennes, largement composées de rizières et de scooters… Nous débarquons en pleine nuit sans les vélos, transférés via un autre train et non sans complication, puis rejoignons le premier hôtel trouvé au bout de la rue. Il est 3h00, le silence est presque présent dans les rues, nous repartons dans nos rêves pour la deuxième partie de la nuit. Le lendemain, nous récupérons nos machines (en refusant une arnaque supplémentaire) puis pédalons quelques kilomètres en direction de Tam Coc sous un ciel gris et menaçant.


Là, nous arrivons dans un petit village calme et agréable pour profiter de la découverte de cette baie d’Halong Terrestre. Elle porte le même nom que la Baie d’Halong maritime, car le paysage offre de nombreux pics rocheux dans un fabuleux décor digne de films. En fin d’après-midi nous embarquons dans une petite barque pour aller au coeur de cette baie, à travers une petite rivière et quelques rizières au vert balbutiant. La première surprise est le silence qui nous interpelle. Le Vietnam est un pays bruyant, où les klaxons et moteurs animent une bande sonore quotidiennement élevée. Nous savourons donc cet instant de calme à travers un paysage magnifique. Nous évoluons dans une barque, avec au commande une dame au chapeau conique, ramant avec ses jambes et pieds ! Ce maniement constitue une deuxième surprise qui nous surprend tant par la facilité que la force que déploie notre navigatrice pour avancer. D’une durée de 1h30, nous profitons d’une balade nature au centre d’un joli décor pour le plus grand bonheur de toute la famille. Enfin, la balade nous offrira une troisième et dernière surprise : le passage de 3 tunnels/grottes lors de notre avancée en barque. Nous passerons sous de grosses montagnes, sculptées par la montée des eaux lors de la saison des pluies et les années passées. Une belle découverte qui ne manquera pas d’alimenter des souvenirs supplémentaires.


Dès le lendemain, nous reprenons la route. Après un ravitaillement à Ninh Binh, nous entamons 3 jours de vélo en direction de Halong. Nous passerons au Sud-Est de Hanoi et notre première étape nous amènera à Thai Binh, puis le second soir nous nous arrêterons à Haiphong avant enfin de découvrir la ville ultra touristique de Halong ! Ces 3 jours de vélos et quelques 200 kms restent agréables et permettent de découvrir une alternance de villes, de rizières en devenir, et de cultures maraîchères.  L’activité bat son plein dans les champs et rizières; les beaux jours ne sont plus très loin dans le nord du Vietnam, actuellement sous un ciel gris et quelques bruines. Seules la circulation et l’entrée des villes restent peu agréables, mais habituelles après 1 mois et demi sur ces terres vietnamiennes.


A Halong, nous patientons 2 jours avant d’embarquer sur une jonque pour une croisière d’une nuit et 2 jours en direction de la magistrale Baie d’Halong. Le ciel est gris et le crachin quasi breton accompagne cette découverte. Nous le savions, le début d’année est souvent maussade dans cette région. Les températures tempérées, restent agréables et permettent de profiter du décor sur le pont du bateau. Nous découvrons des bouts de montagnes, aux formes variés et surprenantes, posées sur la mer de Chine, dans cette partie appelée la Baie d’Halong ! Bien entendu, nous ne sommes pas seuls. Les bateaux inondent la baie pour permettre à chaque touriste de découvrir cette merveille du monde. Le bateau slalome entre les différents pics rocheux, avant de jeter l’encre pour découvrir un village de pêcheur. En fait, après la balade en barque et une discussion avec notre guide francophone, nous apprenons qu’il s’agit d’élevage d’huitres pour récupérer les perles ! Ces dernières nous les retrouverons exposées, à la vente dans le salon luxueux de notre jonque… tout cela à plusieurs millions Dôngs vietnamiens… Après un repas à dix plats (!), nous terminons notre soirée en tentant vainement de pêcher des calamars à l’arrière du bateau. Sans réussite, alors que notre voisin danois enchaîne les prises...


A notre réveil, après le petit déj, nous sautons dans les petits bateaux pour rejoindre la grotte de la Surprise. En ce début de matinée, il s’agit du lieu de rassemblement de toutes les jonques, nous ne sommes donc pas seuls… Néanmoins, l’immensité de la grotte nous permet de circuler paisiblement à travers 3 salles successives. Nous découvrons stalagmites et stalactites de toutes les formes et de tailles importantes. La balade est ludique et offre même la possibilité de traversé un tunnel comme des spéléologues, celui emprunté par les explorateurs français qui ont découvert ce lieu niché au milieu de la baie d’Halong. Cette grotte a en effet été découverte par des français en 1901. Les plafonds sont sculptés comme des vagues, et les murs permettent d’imaginer de nombreuses formes et autres animaux. (dragons, torture, lion, têtes…) à découvrir dans les photos ci dessous.

Notre croisière se termine autour d’un brunch sans fin pour notre plus grand plaisir et celui des papilles des enfants qui savourent ce repas si différent, si agréable après plusieurs mois de gastronomies asiatiques… Nous quittons ces gros rochers si caractéristiques de cette Baie d’Halong qui mérite vraiment une découverte. 


Pour nous, la découverte du Vietnam s’achève bientôt. Dès le jeudi, nous entamons notre remontée vers Hanoi en vélo, toujours sous un crachin devenu habituel. En 3 jours de vélo peu agréable, avec un pneu éclaté et une altercation avec un gérant d’hôtel, nous rallions la capitale Hanoi et dépassons le cap des 7000 kms. Nous profitons actuellement d’une semaine de repos et de découvertes citadines avant notre envol ce dimanche vers la Turquie et Istanbul.


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lun.

23

févr.

2015

Changement de CAP

Changement de cap...
Changement de cap...

Notre découverte de l’Amérique du Sud, du Pérou au Chili en passant par la Bolivie et l’Argentine, a été extraordinaire, fabuleuse. Des paysages grandioses, variées, montagneux, mais surtout des rencontres riches de locaux, de voyageurs au long court. Ces 6 mois passés au milieu des Andes, de la Patagonie et ses grands espaces resteront une expérience unique. Nous l’avons tant appréciée, savourée, dégustée quotidiennement en famille, pour notre plus grand plaisir, que notre arrivée en Asie, devait simplement être le prolongement de notre aventure à vélo débutée il y a maintenant 10 mois. Un changement de continent, simplement.


Tout d’abord la Thaïlande, ses plages, sa gastronomie, la découverte d’un parc national charmant, puis le Cambodge et ses temples d'Angkor, mais des routes difficiles, peu agréables et sans rencontre, comme depuis Bangkok, d’ailleurs. L’Asie est surprenante, parfois trop pour nous occidentaux issus d’un pays latin. La barrière de la langue, malgré nos gestes et mimes, nous frustre énormément et ne nous permet pas d’échanger comme bon vouloir. Le bivouac, qui en Amérique, concluait nos journées, est absent et nous manque terriblement. La multiplication des hôtels, des guesthouses nous pèse; les enfants nous le font savoir par leur comportement. Gaspard, lui, exprime souvent le souhait d’être plus en extérieur. Anatole suit le rythme, mais qu’en pense-t-il vraiment ? Les soirées dans les hôtels, où les échanges n’existent pas, sont parfois pesantes. Les 20 m2 des chambres paraissent grands par rapport à notre tipi mais tellement petits face aux immensités des bivouacs si agréables, si naturels.


Au Vietnam, nous retrouvons le plaisir de découvrir de beaux lieux naturels comme le Mékong et son Delta, si grand si surprenant par son activité débordante, sa culture de fruits, ses marchés. La population est souriante et accueillante. Mais la reprise du vélo, après un arrêt forcé de longue durée à Ho Chi Minh, nous oblige à reprendre le rythme peu enthousiasmant du vélo/hôtel dans les villes malgré la présence de quelques plages ludiques. La mauvaise routine du voyageur s’installe péniblement dans nos esprits, on commence à se poser des questions sur la poursuite notre aventure en terres asiatiques. Il y a maintenant quelques semaines, sans vous le dire, nous avions déjà acté que nous ne pédalerions pas en Mongolie, et que nous ne retrouverions pas les terres occidentales via le Transsibérien. Le climat encore froid et la difficulté d’embarquer les vélos dans les trains, ont reporté la découverte de cette région si atypique, rude mais surement magnifique. Ce n’est qu’un report…


Quand n’est-il de la Chine, de ce pays continent ! Ce pays à vélo, nous fait peur, il nous impressionne par de nombreuses inconnues et pas sa grandeur, sa langue. Est-ce-que le vélo se prête à la découverte de ce pays ? Nous en sommes persuadés mais la dynamique n’est plus là, l’envie non plus. Les hôtels écumés, froids, sans âmes nous lassent. La vie urbaine nous use. Actuellement au Vietnam, la circulation est épuisante et la fameuse route 1 si dangereuse, longeant le pays du Sud au Nord, nous oblige à utiliser des transports peu heureux avec nos vélos. Ces derniers jours nous avons pédalé sur cette fameuse route : le néant. Un triste tableau peu joyeux : être sur ces gardes, absorber les klaxons, manger de la poussière, aucun plaisir à rouler sur cette route en travaux sur des milliers de kilomètres. Le Vietnam c’est aussi l’arnaque quotidienne, la négociation permanente qui usent encore, fatiguent en plus des journées de vélos pas toujours agréable… 


Découvrir la Chine, à vélo en un mois nous semble prétentieux. Et puis La Chine, c’est d’abord les galères administratives en prévision, avec les obtentions aléatoires des visas, sésames obligatoires à notre entrée. Puis forcément l’organisation redondants de transports en communs laborieux avec nos vélos. La vie citadine sera forcément présente. Nous n’avons pas envie de cela. Une chose est sure, nous aspirons à d’autres lieux plus proche de Dame nature. La Chine, nous l'a découvrirons une autre fois. Ce n'est qu'un report...


Nos attentes aspirent à reprendre notre vie de cyclonomade au long cours, dans la nature, dans de grands espaces, pour respirer le grand air. Le grand air au quotidien, celui qui respire les bivouacs chaleureux planqués derrière un buisson, ou sur la place du village, et qui sent l’esprit routard animé par des rencontres impromptues et souvent géniales. Tout cela nous manque et nous souhaitons conclure notre aventure par une note naturelle, positive et plus chaleureuse. Nous éprouvons aucun regret d’avoir pris le temps de découvrir cette Asie Sud Est, bien au contraire ! Il faut la vivre pour se rendre compte de cette culture si différente, si folle. Ces cantines de rues et autres vendeurs ambulants qui inondent les trottoirs, ces vélos taxis qui harcèlent pour espérer LA course, ces enfants seuls dans la saleté omniprésente des rues composent en partie les facettes de ces pays… On ne peut oublier cette circulation si folle et ces milliers de scooters et leur concert de klaxons permanent. Nous regrettons donc rien mais nous aspirons à d’autres contrées où les notions d'échanges sont plus présentes et surtout où le bivouac sera facilité pour appeler de nouvelles rencontres et surement des surprises… 


Aussi, l’alimentation peu variée fatigue nos papilles, surtout celle des enfants qui se lasse après 3 mois de repas asiatiques. Anatole ne mange plus très bien, heureusement que la variété des fruits permet de garder l’appétit. Et puis, les enfants parlent de plus en plus du retour, du passage à Charquemont, de notre futur maison inconnue à ce jour, des activités qu’ils feront à notre retour. Ces signaux nous voulons les prendre en compte. Voilà maintenant 10 mois que nous sommes sur les routes, ce n’est pas anodin pour les enfants, pour nous parents aussi. Les repères connus, leurs jouets, les histoires de leurs bibliothèques, les grands-parents se font de plus en plus présents dans les discussions familiales… Nous ne souhaitons pas anticiper notre retour en France car nous souhaitons profiter du temps que nous possédons. Entrer dans la dynamique du retour, par contre, semble nous convenir. Un retour à vélo, toujours à vélo, vers l’Europe, nos amis, nos familles prend donc tout son sens. 


Se rapprocher tranquillement de chez nous fait donc partie de notre réflexion engagée maintenant depuis quelques semaines. Nous ressentons que nos terres natales ou d’adoption nous font signe, comme un appel. Nous le ressentons personnellement, chacun de manière différente mais avec la même envie. Alors nous avons décidé de nous rapprocher, nous quitterons le Vietnam et l’Asie dans 3 semaines. Nous serons au carrefour de l’Europe, au pied du détroit de Bosphore : direction Istanbul pour rejoindre ensuite le sud-est de l’Europe, la Bulgarie, la Roumanie et rouler sur l’Eurovélo 6… 


Une décision que nous prenons sans aucun regret mais avec le sentiment de préparer paisiblement notre retour vers nos habitudes de vies sur des terres, cette fois-ci, moins inconnues. En attendant, après avoir fêtés le nouvel an chinois dans la ville de Danang, nous avons pris la direction de Hué. Le passage du col des nuages, a été difficile pour moi, alors que Servane a monté tranquillement les 10 kilomètres d'ascension sous une chaleur pesante. A présent, nous profitons de Hué, avant de remonter vers le Nord en train dès mercredi. Nous rejoindrons la ville de Ninh Binh et sa baie d’Halong terrestre avant de découvrir la mythique baie d'Halong maritime puis filerons vers la capitale Hanoi d’où nous décollerons en direction de la Turquie. 

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mer.

18

févr.

2015

Plages, transports et arnaques en l'an 4713

Après avoir quittés Ho Chi Minh avec des vélos réparés et une extension de visa coûteuse, nous suivons pendant quelques jours de petites routes le long de la mer de Chine. Les enfants profitent de baignades régulières en fin de journée. La route AH1, et sa circulation torride, est heureusement évitée en parcourants des routes peu fréquentées. Seul, le vent, nous est très défavorable. Les fins de matinée sont diffiiciles, le vent commence à devenir violent avec des rafales à plus de 40 kilomètres à l’heure. Nous souffrons. Plus que la difficulté physique, c’est le moral qui souffre.


Après 4 jours de vélo et le passage de la ville de Phan Thiet, nous découvrons Mui Né, station balnéaire russe, vietnamienne réputée pour ses plages et son vent, qui en font un paradis du kite surf ! Mais ici, c’est le Russe le roi de la place plage. Tout est écris en cyrillique. Les touristes russes envahissent les hôtels en famille pour éviter l’hiver glacial de Sibérie. Après quelques brefs échanges, certains nous informent qu’ils viennent de Vladivostok ; à l’échelle de la terre, c’est tout proche. On apprend également que des vols directs existent entre la capitale russe et les stations balnéaires. De la folie, le littoral appartient aux russes, via de moches et imposants complexes hôteliers surveillés et entretenues par des vietnamiens exploités…


A Mui-Né, station sans charme, au bord de la mer de Chine, les hôtels sont chers. Nous trouverons finalement un petit hôtel familial avec un accueil souriant, pour 2 nuits, afin de profiter de la plage, de la mer et de ses grosses vagues ! Les baignades très ludiques occupent largement nos matinées car l’après midi, le vent soulevant le sable, rend impossible notre venue sur la plage. Au pied de notre chambre, les garçons profitent, heureusement, d’une grande dune de sable pour la dévaler et rires aux éclats pendant ces après-midis ventés. Nous, nous nous reposons et réfléchissons à la suite de notre itinéraire pour éviter le vent et une côte monotone. 


Nous souhaitons rejoindre le centre du pays en train. Mais la proximité de la fête du Têt (nouvel an chinois) complique notre avancée. Nous retournons à Phan Thiet, mais tous les trains sont complets et les bus aussi. Seul l’ouverture du porte monnaie permet d’obtenir un transport avec les vélos. Nous découvrons une facette connue du Vietnam, mais peu appréciée : celle de l’arnaque ! Nous voyant bloqués pour rallier le centre du pays, "les drivers" font monter les enchères. Nous rejoindrons dans un premier temps Nah Trang, ville balnéaire pro-russe, et très moche avec ses barres d’immeubles. Après 3 jours de pause, de plage et la visite d’un temple Cham, nous réussissons à trouver un transport pour Da-Nang. Dans un bus bondé, nous subirons les magouilles du chauffeur nous obligeant à changer de mini bus au milieu du trajet. Afin, qu’il nous trouve une solution, je lui pique rapidement ses clés et le menace d’appeler la police. Ces arguments lui feront trouver un transport en moins d’une heure, et il retrouvera bien entendu ses clés pour rentrer chez lui…

La route AH1, qui relie le sud au nord, est un enfer. Des travaux constants, une circulation terrible, des klaxons, de la poussière, quelques accidents… tout cela nous confirme que l’utilisation de transports en commun est bien plus sage pour toute la famille.  Le trajet est long, l’arrêt dans un restaurant de bord de route est le bienvenue pour toute la famille, sauf au moment où il faut régler. Par rapport aux locaux qui voyagent avec nous, on nous demande le double pour 3 bouts de viandes de gras et quelques galettes de riz... Nous lâcherons rien et payerons la moitié dans une tension palpable. Da Nang approche, heureusement car le porte monnaie commence à tirer la langue, comme nous d’ailleurs. Levés à 5H00, partis à 8H00, nous arrivons à 22h30 bien fatigués après seulement 500 kms de trajet… A notre arrivée, nous remontons les vélos en un temps record, (nous commençons à prendre le coup !) et filons vers un petit hôtel de la périphérie.


Le lendemain, nous roulons une quarantaine de kilomètre au Sud vers Hôi An, petite perle vietnamienne, classée au patrimoine de l’Unesco. La fête du Têt approche, les rideaux des commerces tombent un à un, il faut s’organiser pour se ravitailler et ne pas se faire attraper par les congés annuels des Vietnamiens. Les rues sont fleuries de jaunes et décorer d'imposantes lumières. Ici, nous découvrons une ville charmante illuminée de lampions traditionnels, bordée d’une rivière dans une ambiance touristique mais chaleureuse et humaine. Ce soir, le Vietnam réveillonne et célèbre la nouvelle année, nous entrons, d'après le calendrier traditionnel chinois, en 4713 ! Après ce réveillon, nous reprenons la route en direction de Hué via le col des nuages avant de remonter cette fois ci en train vers le Nord du pays et la capitale Hanoi.


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sam.

14

févr.

2015

Libres mais dépendants...

Image : "Ho happy word.com"
Image : "Ho happy word.com"

Quand nous avons imaginé ce voyage, nous le voulions libre sans contraintes liées à des tiers, je n’ai pas dit sans contraintes car elles demeurent forcément dans un voyage au long cour. La question de l’aide matérielle est apparue : faut-il solliciter des personnes, des entreprises pour bénéficier d’aides, de soutiens ? Nous avons très vite effectué ce choix, le choix de dire non pour ne pas à avoir à subir les contreparties nécessaires, obligatoires et contraignantes qui annexent la liberté que procure le voyage à vélo.

Nos sacoches, nos tee-shirts, nous les voulions vierges de tous supports mercantiles pour être libres. Nous souhaitions les porter sans logo, sans marque. L’absence de partenaire nous permet aujourd’hui de vivre au présent et simplement notre aventure sans objectif autre que profiter et découvrir. Une philosophie en accord avec nos principes de cette aventure si particulière. 

 

A travers notre aventure, nous avons été confrontés à des mésaventures techniques, liées à l’usage intensif de nos vélos et remorques sur les routes, mais surtout sur des chemins et pistes. Le matériel, pendant qu’il nous (sup)porte, souffre, se détériore et parfois casse. Les casses, qui restent à la marge, nous rendent très vite dépendants de personnes et d’entreprises, détenant les clés des réparations. Sans aucune contrepartie et de manière libre, et parce qu’elles nous ont facilitées l’acheminent de pièces, nous souhaitions remercier deux entreprises. 


Ces entreprises, d’abord humaines, connaissent le voyage à vélo, ses joies et ses difficultés. On pense en priorité à Cyclorandonnée, la boite à qui faire confiance dans le matériel pour le voyage à vélo mais aussi, dans sa livraison, et dans son suivi. Nous nous sommes largement équipés sur ce site de vente. A plusieurs reprises, Julien, le responsable, nous a été en aide pour commander des pièces spécifiques notamment les suspensions de la remorque lorsque nous étions en Amérique du Sud. Il se démène toujours pour rechercher le sésame dans des temps records. Nous remercions chaleureusement Julien, responsable de Cyclorandonnée et vous invitons à faire vivre cette référence cyclos en préparation de vos futures aventures vélos !

 

Récemment, non loin de Ho Chi Minh, un axe de roue de la remorque a cédé et nous bloquait dans la capitale économique du Vietnam. Après une rapide prise de contact, la maison Thule, gérant des remorques vélo Corsaire Chariot, s’est démenée pour nous faire livrer du Canada les pièces sésames à la poursuite de notre voyage à vélo. Librement et chaleureusement, nous remercions ces deux entreprises qui ont facilitées ces réparations et permises la poursuite notre aventure sur les routes vietnamiennes.


Cette liberté, nous essayons de la faire perdurer pour profiter pleinement de cette aventure familiale. Aussi, nous nous accordons des pauses, des transports en commun via des trains et des bus pour avancer, puis pédaler dans des lieux agréables et ainsi permettre un équilibre. Car, le plus important est bien de trouver et garder un équilibre entre cette volonté de pédaler, de visiter, de voir mais aussi de jouer, d’écrire, d’étudier, et de se retrouver à rien à faire. Cet équilibre est parfois difficile à mesurer et à trouver sur le long terme. Mais cette liberté nous souhaitons la garder jusqu’au bout de notre aventure, d’abord, pour déterminer la fin de notre itinéraire qui est en train d’être modifié mais aussi pour réfléchir à notre retour qui approche, et au partage de cette histoire si riche, si belle, parfois difficile mais tellement unique. 


Tout autre chose, je termine cet article par la partage de quelques photos de notre séjour prolongé à Ho Chi Minh ville et de notre sortie de cette ville, dans une circulation dense, dingue mais réalisable en direction des bords de la Mer de Chine avec surement quelques baignades en perspective...


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